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Affaire Evra : l'épilogue

par Sam La Touch 25 Octobre 2013, 07:14 Evra FFF Football

Evra vendrait sa mère pour revenir en équipe de France » dixit Pierre Ménès.(La mère d’Evra, les 8 jongles, Malouda alcoolisé… Ménès balance ses vérités ! ).

On sait que le climat en France autour de l'équipe de France de footbal confine souvent au racisme et que les commentaires vont bon train autour de la couleur de peau de certains joueurs jugés trop "black" par des ministres ou bien certains intellectuels bien en côte. A un point tel que la Fédération Française de Football a envisagé de réduire le quota de noirs dans cette équipe "black black black" jugée pas assez "white" (La Fédération française taxée de discrimination par une enquête journalistique) tandis que son ancien entraîneur Laurent Blanc voulait régler le cas des binationaux à sa manière (Discrimination raciale à la FFF: "Nous sommes au coeur d'un vrai scandale"). Un climat qui n'est sans doute pas des plus sains et fort propice au pétage de plomb.

L'affaire Evra est paradigmatique du climat médiatique malsain qui entoure cette équipe. Evra a été la cible de propos à la limite du racisme par certains commentateurs. Poussé à bout lors d'une interview sur TF1 dans l'émission "Téléfoot", le dimanche 20 octobre, Evra a vertement tancé des consultants (Pierre Menès, Rolland Courbis, Luis Fernandez et Bixente Lizarazu), les taxant, entre autres, de "clochards" et de "parasites". Un pétage de plomb en règle sous la pression diront certains.

Mais quelles sont les critiques qui ont échaudé Evra sur le plan footballistique au point de se lâcher de manière complètement éruptive sur TF1? Pour en connaître le contenu se reporter à la vidéo en bas de l'article.

Il a alors subi une hallali médiatique contre lui s'étalant dans toute la presse, sur le web et même dans les journaux télévisés de 20 heures qui mettaient en cause son retour éventuel en sélection dans l'équipe de France. Le syndicat des joueurs professionnels (UNFP) a réagi en prenant fait et cause pour lui deux jours plus tard : "Au nom de la liberté de la presse et de la surenchère générée par les nouveaux médias, certains pensent pouvoir tout dire, sans jamais en assumer les conséquences, sans jamais mesurer le mal qu'ils peuvent faire souvent. Surtout sans jamais être critiqués en retour". (Affaire Evra : l'UNFP prend sa défense).

Finalement la Fédération Française de Football à qui on ne donnerait pas le bon dieu sans confessions a fini par blanchir le troublion Evra. Et c'est le journal l'Equipe qui pour faire bonne mesure reprend l'information (voir plus bas). Il faut dire que la FFF, compte tenu des accusations de discriminations raciales à son encontre ne pouvait sans doute pas juger cette affaire de manière aussi sereine et a fait en sorte de ne pas jeter de l'huile sur le feu. Pour faire bonne mesure, les réponses des personnes ciblées par Evra ont été mises aussi en vidéo (voir ci-dessous). On ne cautionnera pas les propos outrageants de part et d'autres.

L'Equipe Evra pas sanctionné
Convoqué au siège de la Fédération française de football ce jeudi après ses déclarations dans Telefoot, dimanche dernier, Patrice Evra s'est entretenu avec Noël Le Graët et Didier Deschamps et «reste à la disposition du sélectionneur national» pour les barrages à la Coupe du monde face à l'Ukraine (15 et 19 novembre), a indiqué la FFF dans un communiqué. Le latéral gauche des Bleus ne sera donc pas sanctionné pour ses propos.

«Noël le Graët et Didier Deschamps, ont, de nouveau, signifié devant le joueur leur désaccord formel quant à certains termes employés et à l’opportunité de ce règlement de comptes personnel à l’approche d’une échéance capitale», précise le communiqué.
Evra aurait «fini par craquer au terme d'une longue interview habilement menée pour le pousser à bout» De son côté, Patrice Evra «a fait valoir que, si le moment était effectivement mal choisi, et l’emploi de certains mots déplacé, l’acharnement dont il estimait être la victime de la part des personnes visées était une réalité dont avait eu à souffrir sa famille. Ce qui pouvait expliquer, à défaut de le justifier, qu’il ait fini par craquer au terme d’une longue interview habilement menée pour le pousser à bout et le faire sortir de ses gonds.» Mardi, le joueur avait reçu le soutien de l'UNFP, ainsi que de Sir
Alex Ferguson et David Moyes.

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