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Côte d'Ivoire : trop débitaire auprès de la France, Ouattara contracte un prêt auprès du dictateur Sassou Nguesso qui use de l'argent d'un peuple dans la plus grande misère (Le Temps)

par Bamba Mafoumgbé 26 Octobre 2013, 07:59 Côte d'Ivoire Congo-Brazzaville Ouattara Sassou Nguesso

Côte d'Ivoire : trop débitaire auprès de la France, Ouattara contracte un prêt auprès du dictateur Sassou Nguesso qui use de l'argent d'un peuple dans la plus grande misère (Le Temps)

LE TEMPS
Incroyable mais vrai: ne pouvant plus emprunter auprès de la France,Dramane se tourne vers le congo de Sassou Nguesso! (Ivoire News)
par Bamba Mafoumgbé nominé Ebony, Prix Nady Rayess du meilleur journaliste Economie

Quand cueillir devient facile ramasser devient problème… “, dit l’adage. Là où durant dix ans de crise militaropolitique (2000 et 2010), la Côte d’Ivoire a eu recours à ses ressources internes, pour faire face à ses dépenses incompressibles, tels que les salaires et les dépenses de fonctionnement de ses services, la donne a bien changé depuis avril 2011 sous le Régime de Ouattara. Les choses ont commencé dès les premiers jours de l’avènement de la coalition Rhdp aux affaires. Avec cette affaire de paiement de deux mois de salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat de Mars et avril 2011. Dès le départ, il avait été dit aux Ivoiriens, qu’il s’agissait d’un don de la France via l’Agence Française de Développement (Afd). Puis les termes ont changé et on a parlé de «prêts à la Côte d’Ivoire», s’était empressée de rectifier France 24. Le montant, était dit-on de 200 millions d’Euros, soit plus de 131 milliards de Fcfa. Qui devrait être suivi d’un autre décaissement de 150 millions d’Euros soit 98,250 milliards de Fcfa. Plus de deux ans après, les langues se délient pour dire qu’il s’agit d’un prêt à rembourser à partir de 2014, et non d’un don.

Pouvait-il en être autrement quand on sait qu’il s’agit bien là de l’argent du contribuable français ? «Ce soutien important, s’est élevé à 240 milliards de Fcfa. Négocié à un taux de 3,8% et remboursable sur 9 ans avec un différé de 3 ans. Le prêt arrive à maturité en avril 2014; date à laquelle il faut payer une première d’environ 38 milliards de Fcfa. Douloureuse, à laquelle il faudra ajouter les intérêts échus des trois ans de différés, soit environ 38 milliards de Fcfa. Au total, en 2014, nos amis français attendent de nous le paiement de 64 milliards de Fcfa», rapporte un hebdomadaire ivoirien spécialisé dans l’investigation dans sa publication du vendredi 18 au lundi 21 octobre 2013. Même si ce prêt à servi à payer les salaires et relancer la machine administrative après la crise post-électorale, la Côte d’Ivoire retrouve un semblant de normalité et l’administration des impôts et les douanes ont repris du service. Même si dans certains secteurs d’activité, l’on constate certaines déperditions avec des systèmes parallèles d’escorte de certains convois de marchandises dans lesquels sont cités des chefs de guerre.

«Prêt du Congo à la Côte d’Ivoire»
Le Fmi demande des comptes au Régime Ouattara Faut-il pour autant continuer à contracter des prêts aux contours flous ? Citons ici le fameux «prêt du Congo à la Côte d’Ivoire» contracté dit-on par le gouvernement ivoirien dans la mouvance de la visite de travail du Chef de l’Etat ivoirien au Congo-Brazzaville. L’affaire qui fait en ce moment grand bruit dans certaines chancelleries et représentations des Institutions de Bretton Woods de la place, a été mis sur la place publique lors de la dernière mission conjointe d’évaluation du Fonds monétaire international (Fmi) et de la Banque mondiale (Bm) ayant séjourné en Côte d’Ivoire,17 Septembre au 1er octobre 2013. La mission a exigé en termes de diligence du Régime d’Abidjan, des informations très précises sur «le prêt du Congo à l’Etat ivoirien. Il a été demandé à la partie ivoirienne, de donner des précisions sur la date de déblocage des fonds liés à ce prêt d’une part, et s’informer sur les points d’affectation de ce financement d’autre part. Sans oublier de s’informer sur le mode de traitement dans le Tableau des Opérations Financières et Extérieures (Tofe)». Mais quel est ce prêt qui fait grand bruit ? La Côte d’Ivoire serait aussi tombée que ça pour aller contracter un prêt dans des conditions peut transparentes auprès d’un pays africain fut-il producteur de pétrole ? Toutes nos tentatives pour en savoir davantage auprès du cabinet du ministre auprès du Premier ministre Chargé de l’Economie et des Finances, Kaba Nialé, sont restées infructueuses.

Bamba Mafoumgbé

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