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Dans l'enfer libyen, deux ans après l'assassinat de Kadhafi

par Sam La Touch 20 Octobre 2013, 09:56 Articles de Sam La Touch Libye guerre civile

Dans l'enfer libyen, deux ans après l'assassinat de Kadhafi

Voici la traduction libre d'un article par Chris Stephen publié dans
The Observer " Assassination pushes Libya towards civil war two years after Gaddafi death. Fighting rages in Benghazi as Tripoli braces for fallout from the kidnapping of prime minister Ali Zaidan"


Résumé :
Depuis l'assassinat de Kadhafi, la Libye est plongée dans une violence endémique qui menace d'évoluer vers une guerre civile. L'arrestation par les forces spéciales US d'un suspect appartenant à Al-Quaïda, Anas al-Libi (ancien correspondant de la CIA, ndlr) a plongé le pays dans une spirale de violence et de chaos qui s'étend à Benghazi avec l'enlèvement du Premier ministre, Ali Zaïdan, et l'assassinat hier du chef de la police militaire, le colonel Abdallah al-Zaidi. Ces violences interviennent dans un contexte où les fédéralistes de la Cyrénaïque ont prévu d'ouvrir leur propre Parlement la semaine prochaine. Processus qui pourrait précipiter l'éclatement du pays (et qui pourrait être attisé en sous-main par les forces atlantistes, ndlr)

Kadhafi a été assassiné il y a deux ans. Depuis le pays est au bord de la guerre civile et des combats font rage dans la ville de Benghazi, lieu de naissance de la "révolution" du "printemps arabe". Des violences entre milices extrémistes et forces régulières ont éclaté dans la nuit de vendredi à samedi et ont continué hier tandis que Tripoli la capitale est encore secouée par l'enlèvement du Premier ministre Al-Zaïdan. Cette semaine, les fédéralistes de la Cyrénaïque, région contenant l'essentiel du pétrole libyen, ouvre leur propre parlement à Benghazi. Cette action pourrait précipiter la dissolution du pays.

Pendant des mois, les miliciens radicaux et les forces régulières se sont battus à Benghazi dans une guerre de vengeance qui n'en finit plus. La semaine dernière, deux soldats pendant leur sommeil ont eu leur gorge tranchée dans une base militaire. Mais l'assassinat vendredi dernier du chef de la police militaire, Ahmed Al-Barghathi, tué alors qu'il quittait la mosquée, a contribué à l'escalade de la violence.
Quelques heures après un assassinat présenté comme "un acte atroce" par l'ambassadrice états-uniennes Deborah Jones, des unités armées ont pris d'assaut la maison d'un chef de milice à Benghazi, Wissam Ben Hamid, à coup d'armes à feu et de roquettes.

Les combats ont continué toute la nuit, avec des unités militaires qui se sont dirigées vers la maison d'un deuxième chef de milice, Ahmed Abu Khattala, présenté par les Etats-Unis comme le meurtrier de l'ambassadeur US Chris Stevens l'année dernière. Là-bas, elles ont été mis en échec par la force de feu des milices.

"Il y a des combats partout, des points de contrôle partout, j'ai déplacé ma femme et mes enfants dans un endroit plus sûr" a déclaré un homme d'affaires de Benghazi, Mohammed, qui a refusé de donner son nom.

Wissam Ben Hamid, est intervenu en direct à la télévision pour déclarer qu'il n'avait aucun rôle dans le meurtre d'Al-Barghati, et a juré qu'il y aurait des représailles contre ceux qui ont détruit sa maison.

Les milices sont sous le feu des projecteurs comme jamais auparavant,dans un pays marqué par la violence et la stagnation économique.

Zaidan a mis en cause des "révolutionnaires..." de l'une des plus grandes milices du pays - les brigades du bouclier libyen - dans son enlèvement dix jours auparavant et a promis des mesures de représailles.

Ces Brigades déployées dans la capitale ont démenti avoir participé à l'enlèvement mais leurs unités ont renforcé leurs positions dans la crainte d'une attaque.
Le déclenchement de ce déferlement de violence en Libye est à relier à l'arrestation par les forces US delta du suspect d'Al-Quaïda, Anas al Liby, à Tripoli.

Par Chris Stephen in Tripoli.

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