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France : la libération d'otages de pirates somaliens en 2009 "un échec" (ex-ministre défense)

par AFP 17 Octobre 2013, 11:59 Somalie France

 France : la libération d'otages de pirates somaliens en 2009 "un échec" (ex-ministre défense)

AFP France : la libération d'otages de pirates somaliens en 2009 "un échec" (ex-ministre défense)

RENNES, 16 octobre 2013 (AFP) - L'ex-ministre de la Défense, Hervé Morin, a reconnu mercredi que l'opération militaire visant à libérer les otages du voilier la Tanit, qui s'était soldée par la mort du skipper français en 2009 au large des côtes somaliennes, avait été "un échec". L'objectif était de "tout faire pour que la sécurité des otages soit préservée", et "de ce point de vue-là c'est un échec", a déclaré M. Morin lors du procès devant la cour d'assises de Rennes (nord-ouest) de trois pirates somaliens. La Tanit, avec à bord cinq personnes dont un enfant de trois ans et demi, a été abordée par cinq pirates le 4 avril 2009. Une opération des commandos français pour les libérer a eu lieu le 10 avril, alors que le voilier détourné approchait de la côte somalienne, se soldant par la mort du skipper Florent Lemaçon et de deux pirates. L'ex-ministre a précisé qu'auparavant des négociations avaient été menées en vain. Une rançon avait été proposée aux ravisseurs, mais aussi un échange entre Chloé Lemaçon, la femme du skipper, et son fils Colin, contre un militaire. Chloé Lemaçon a expliqué mardi à la barre qu'elle avait refusé de quitter le voilier. L'objectif des militaires a alors été d'empêcher le voilier d'atteindre la côte. La décision a été prise par le président Nicolas Sarkozy, après accord du conseil restreint composé notamment des ministres concernés, de lancer l'assaut, a expliqué M. Morin. Après l'opération, "on m'a appelé pour me faire part de l'échec" en raison de la mort d'un des otages, a relaté M. Morin. Et il précise que dès ce jour-là, au regard des éléments qu'il avait en sa possession concernant le décès de Florent Lemaçon, "je me suis dit que la probabilité que le tir soit français existait". Une enquête judiciaire a ensuite permis d'établir que le skipper était bien décédé d'un tir français...

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