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Lampedusa. Les fruits empoisonnés de la destruction de la Libye

par Sam La Touch 9 Octobre 2013, 18:30 Libye Lampedusa Italie

Lampedusa. Les fruits empoisonnés de la destruction de la Libye

Lampedusa : l’UE et l’Afrique payent la trahison de Kadhafi - allié de l’UE, soutien de l’Euro, initiateur de l’Union africaine ce grand partisan des unités africaine et européenne - et la destruction de la Jamahirya libyenne par l’OTAN et ses alliés djihadistes en Février-octobre 2011.

La prophétie de Kadhafi au début du coup d’état insurrectionnel de février 2011 en Libye se concrétise. Hélas ! Une Libye fantoche recolonisée, la puissance publique aux mains des milices djhihadistes libyennes au racisme anti-noir affirmé, des vagues d’immigrants affolés et désespérés … Et le drame de Lampedusa en annonce bien d’autres. Car aux vagues d’africains désespérés, issues des guerres civiles et étatiques que l’Occident entretient en Afrique, s’ajoutent les milliers de Libyens qui fuient la violence et la répression des alliés et fantoches des USA installés au pouvoir par l’OTAN à Tripoli.

Que sait-on des victimes de Lampedusa ?

La plupart venaient d’Ethiopie et d’Erythrée - les USA ayant provoqué jadis l’éclatement de l’Ethiopie et la sécession de sa province d’Erythée. RFI - un de ces médias de l’OTAN qui ont applaudi à la chute de la Jamahiriya - explique leur long chemin « Des bidonvilles de Khartoum vers la Libye ». « Les plus chanceux parviennent jusqu'aux bidonvilles de Khartoum, où ils ont la possibilité de gagner un peu d'argent dans des emplois subalternes. Avec leurs économies, ils payent leur place dans des convois de 4x4 trafiqués qui foncent à travers le Sahara vers la Libye, passant de mains en mains selon les milices qui tiennent les régions traversées (…) victimes de la traque par les rebelles des prétendus « mercenaires noirs » (…) Ceux qui échappent aux rafles s'entassent au hasard de la côte, sous le contrôle de mafias locales, en attendant de pouvoir s'offrir une place sur l'un de ces bateaux destinés à être perdus, en route vers les côtes italiennes ou maltaises. Ils sont alors entassés à bord, les uns sur les autres, enroulés dans des parkas ou des couvertures. Ils remettent leur vie entre les mains d'un pilote désigné par les trafiquants, lequel est la plupart du temps un quidam qui cherche aussi à demander l'asile en Europe. Les rafiots prennent la mer de nuit, avec pour seuls guides une boussole et un téléphone portable. »

Derrière leur drame, un désespoir sans limite. « Si je rentre en Erythrée, c'est la mort, lui a répondu ce dernier. Si je reste en Libye, c'est la mort. Alors, la seule chance qui me reste, c'est de prendre la mer, quoi qu'il arrive » affirme un réfugié à RFI ...

La destruction de la Jamahiriya - qui accueillait des millions d’Africains, brisait les mafias et surveillait les côtes – a été un crime. Un crime de masse qui n’a pas fini de faire des victimes ! Et ses complices, les politiciens de l’UE et de l’OTAN, sont les mêmes qui aujourd’hui donnent encore et toujours des leçons de morale humanitaire. A commencer par les Vert-kakis, premier fourriers de l’agression de 2011

Luc MICHEL

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