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Le jihad, instrument de lutte pour les ressources naturelles de l’Afrique (VOR)

par Vlad Grinkevitch 26 Octobre 2013, 06:54 Islamistes Afrique Al-Quaïda

Le jihad, instrument de lutte pour les ressources naturelles de l’Afrique (VOR)

Le jihad, instrument de lutte pour les ressources naturelles de l’Afrique

Par Vlad Grinkevitch

Par La Voix de la Russie | Le nombre d’adeptes de l’islam radical grandit en Afrique. Les groupes extrémistes constituent déjà un grand problème dans l’Ouest du continent. Leur influence s’étend progressivement à l’est et au sud.

Le directeur adjoint de l’Institut de l’Afrique auprès de l’Académie russe des sciences, Léonide Fitouni pronostique une prolifération ultérieure du radicalisme sur le continent.

« A ce jour toute l’Afrique est un continent d’instabilité possible. Pour ce qui concerne les régions, déjà marquées par cette lutte ou qui risquent de la voir s’aggraver, c’est avant tout l’Afrique sub-saharienne. Là on constate la progression de l’islam politiquement agressif. La Corne de l’Afrique – la Somalie, l’Ethiopie – est une autre zone d’instabilité. La troisième se trouve en Afrique centrale, dans l’Est et le Sud-est de la République Démocratique du Congo. En puissance un foyer de guerre peut à nouveau s’embraser en Angola, si le pouvoir change

Les experts indiquent plusieurs causes possibles de la propagation de l’islam radical. La première serait l’écho des récentes révolutions arabes, où sous le drapeau de démocratisation vont apparaître sur le devant de la scène des représentants des mouvements radicaux, voire des partisans d’Al-Qaïda. Ainsi les événements tragiques au Mali sont rattachés directement par des experts au renversement du régime de Mouammar Kadhafi en Libye. La deuxième cause est l’exportation de l’islam radical. C’est ce que considère Pavel Sviatenkov, expert en chef du Fonds de la perspective historique :

« A mon avis, c’est le résultat moins des révolutions que de l’exportation de l’islam radical, pratiquée par les Etats du Golfe Persique. L’objectif de l’islam radical est de saper toute tentative d’instauration d’Etats islamiques démocratiques contemporains. Pour l’Arabie Saoudite et des monarchies analogues une démocratisation est comme du sel sur les plaies, et elles exportent l’islam radical dans l’espoir d’étouffer les tendances démocratiques dans les communautés islamiques. »

Certains experts voient la troisième cause de la déstabilisation et de la propagation des courants radicaux dans l’exacerbation de la lutte pour les ressources du Continent africain. L’extraction des richesses naturelles était longtemps considérée dans nombre de pays du continent, par exemple, au Mozambique, comme une activité onéreuse et, donc, désavantageuse. Or les technologies progressent, et maintenant dans les Etats considérés avant comme privés de minerais, des travaux actifs de prospection géologiques sont menés. Les Etats-Unis, l’UE, le Japon, la Chine, le Brésil, l’Inde – tous ces pays convoitent une certaine part du gâteau africain. Dans leur lutte pour les ressources naturelles les acteurs étrangers gagent sur telles ou telles autres forces politiques et groupes d’influence, capables de promouvoir leurs intérêts. Au regard de certains spécialistes, le soutien de l’islam radical peut parfaitement devenir un facteur de pression sur les Etats africains de la part des acteurs extérieurs.

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