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Benjamin Toungamani appelle les Congolais à dire NON au dictateur Sassou Nguesso (Congo Liberty)

par Benjamin Toungamani 26 Novembre 2013, 07:11 Congo-Brazzaville Sassou Nguesso Dictature

Benjamin Toungamani appelle les Congolais à dire NON au dictateur Sassou Nguesso (Congo Liberty)
Benjamin Toungamani appelle les Congolais à dire NON au dictateur Sassou Nguesso
Congo-Liberty
Par Benjamin Toungamani

L’apparence d’un pouvoir fort, hérité du CMP de 1977, a longtemps été entretenue.

A bout de souffle, de ressources et d’intrigues, Il était à la fin des années « 80 » complètement dans l’impasse et n’avait d’autre issue que s’effondrer sur lui-même.

Il avait fallu pourtant attendre la « Chute du Mur de Berlin », dans sa foulée le « discours de la Baule » et enfin la sainte alliance de tous les mécontents congolais pour qu’enfin les conditions d’un débat démocratique puissent s’imposer et que s’ouvre à Brazzaville la Conférence Nationale Souveraine.

Le CMP institué en 1977, après l’assassinat du président Marien Ngouabi, avec Henri Lopes à gauche.

Près d’une vingtaine d’années après qu’il renaquit de ses cendres, ce même pouvoir dans les mains d’un même homme, se retrouvera bientôt dans une situation quasi-identique.

Pourtant ni un « printemps arabe » ou un «hiver syrien », ni même les explosions du 4 mars 2012 n’ont pu être l’évènement déclencheur d’un sursaut démocratique. Tout porte à croire que ce sursaut est en train de naître de la conjonction d’un mécontentement total des populations, des révélations provenant de l’intérieur même de la citadelle, et d’un fossé grandissant entre l’extrême richesse d’un groupe de personnes agglutinées autour d’une même famille, (celle du président), et l’extrême pauvreté d’une proportion toujours croissante de Congolais, avec pour les relayer une Diaspora de plus en plus active aux commandes de l’arme redoutable que sont Internet et les « réseaux sociaux ».

La situation sociale est explosive, malgré l’abondance des ressources financières. Aucune illusion ne peut plus être entretenue à ce sujet. Cependant les quelques hommes et femmes qui tirent profit de ce juteux système, refusent, comme une mule qui ne veut pas avancer, d’en prendre conscience. Pourtant, autour d’eux, de nombreux acteurs politiques, amicaux et constitutionnels ne cessent de tirer les sonnettes d’alarme. En vain pour le moment encore…

Tous, comme nous-mêmes, craignent une explosion qui ne satisfera que ceux, très rares, qui n’ont plus rien à faire du Congo parce qu’ils ont constitué des fortunes colossales à l’extérieur et qu’ils préfèrent un nouvel embrasement total plutôt que d’accepter d’être mis de côté.

Déjà en 1991, le Peuple congolais fort de toutes ses composantes, sans que la moindre balle de fusil ne fut tirée, avait su fraternellement et pacifiquement imposer le débat démocratique et l’alternance politique. L’autocrate d’alors n’avait d’autre choix. Aujourd’hui, la situation est identique.

Le 10 septembre dernier, le président de la Cour criminelle, Maturin Bayi, débarqué manu-militari par des agents de la Sécurité d’Etat , à Pointe Noire, de l’avion de la TAC qui l’amenait à Cotonou, avait exprimé tout son courroux devant la caméra de DRTV. La veille déjà, dans la sentence qu’il avait rendue dans l’affaire du 4 mars, il n’avait pas suivi les instructions de son ministre de la justice, Emmanuel Yoka, en libérant le Colonel Marcel Ntsousou.

De ce premier « Non » officiel d’un président de tribunal de se plier aux dérives judiciaires d’un Etat mafieux, s’en suivit alors l’escalade verbale et le « Non » du même Colonel à l’égard du président Sassou NGuesso qu’il défia vertement.

Ce second « Non » entraîna celui du chef d’état-major général, le général de division Guy Blanchard Okoï, qui refusa d’intervenir contre le même colonel retranché dans sa résidence du Camp du 15 août à Brazzaville.

Cette contestation interne traduit l’impuissance actuelle du pouvoir qui ne peut que faire semblant de l’ignorer comme ce fut le cas pour l’incursion angolaise à Kimongo.

Le mécontentement gronde, bien plus qu’il ne grondait en 1991 et bien plus que jamais. De la Diaspora le rejet de ce régime et de ce pouvoir, ne cesse de clamer son « Non ». Les « réseaux sociaux » et internet n’ont plus la moindre retenue dans leurs attaques même lorsque les auteurs s’expriment de Brazzaville. D’autant plus que le dictateur, comme usé par plus de trente années d’un pouvoir absolu, s’amuse à distribuer des centaines de milliards de FCFA qui ne seront jamais remboursés. Dans ces conditions, l’échéance de 2016 n’est plus justifiée sauf à ruiner le Congo davantage.

Le Congo et les Congolais doivent se retrouver tous autour d’un « Non » fondateur !

« Non » aux abus ! « Non » à l’arbitraire ! « Non » à ce président et à sa famille !

Ce « Non » nous devons le crier haut et fort, de Pointe Noire à Bétou et dans toute la Diaspora où qu’elle se trouve.

Ce « Non » ne sera pas un symbole de division mais au contraire le ciment de toute une nation, la nation congolaise. Comme ce fut le cas déjà en 1991, après un dépôt pacifique, un gouvernement de transition remettra en place les conditions nécessaires pour un redémarrage démocratique.

Au peuple congolais, il est grand temps de réactualiser la sainte alliance de 1991. Certes les guerres contre les civils des années 97 et 98 vous ont profondément traumatisés. Ce que nous proposons aujourd’hui est une main tendue pour que tout se passe sans effusion de sang.

A l’opposition politique, demander des états généraux ne suffit pas. Il faut venir à ce grand rendez vous avec une alternative crédible pour notre peuple. La nouvelle classe politique doit tirer toutes les leçons de la seule expérience réellement démocratique jamais connue dans notre pays. Pour ce faire d’ores et déjà elle doit faire ces propres états généraux afin de tomber d’accord sur

  • Le nouveau contrat pour la nation congolaise, débarrassé de l’ethnocentrisme (véritable poison actuel) et après résolution des nœuds gordiens comme l’affaire du Beach et autres crimes de sang afin de dégager les responsabilités individuelles.

  • Le code pour l’utilisation des ressources nationales.

  • Les nouvelles institutions (constitution, assemblées, contre pouvoirs etc.)

  • Les mécanismes de sortie de crise (transition, gouvernement d’union nationale, passage direct à des nouvelles élections etc.)

A tous ceux qui veulent quitter le navire et qui clament de plus en plus fort que ‘’trop c’est trop’’, l’histoire d’une grande nation est faite par des grands hommes qui savent prendre de grandes décisions lorsqu’il est encore temps.

Moi, Benjamin Toungamani, actuellement en exil en France, je rejoins le « Non » de mes prédécesseurs et vous invite tous à en faire de même.

Non à Sassou ! Non à sa tyrannie familiale ! Non à sa dictature !

Retrouvons-nous tous Congolais de la Diaspora et Congolais de l’intérieur dans un immense rassemblement du « Non » !

Par Benjamin Toungamani

Plate forme Congolais contre la Corruption et l’Impunité

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