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Derrière le prétexte de la lutte contre l’immigration : la xénophobie, la négrophobie et le racisme

par Jecmaus 24 Novembre 2013, 12:38 Racisme Colonialisme néocolonialisme Nicolas Sarkozy Article de Jecmaus

Derrière le prétexte de la lutte contre l’immigration :  la xénophobie, la négrophobie et le racisme
Derrière le prétexte de la lutte contre l’immigration :  la xénophobie, la négrophobie et le racisme

Jecmaus

Pour poursuivre avec notre longue série d'articles sur le racisme en France, voici un texte de Jecmaus écrit en 2007 et qui reste toujours d'actualité sous le nouveau régime au pouvoir en France. Jecmaus termine son texte par :
"La France du président Sarkozy et son gouvernement aideront-ils les peuples africains à se débarrasser des dictateurs, des criminels, des kleptocrates et autres Préfets de région qu’ils ont toujours pris l’habitude et le soin d’installer dans nos pays en Afrique, voire ailleurs ?". A la veille du sommet de l'ELysée qui rassemblera bon nombre de dictateurs installés par la France en Afrique, la question pourrait s'adresser aussi au nouveau Monarque républicain présenté dans les médias comme "un chef de guerre" (ou "warlor
d").

« Je suis dans le malheur.

Je ne veux pas retourner dans un pays noir. »

Bouna Wade, Sénégalais de 17 ans,

mort le 9 juin 1999 en tentant

de rallier clandestinement

la France par avion.

Nous sommes en 2007. La campagne et les élections présidentielles françaises sont terminées. Il y a eu un avant. Il y a un après. Le peuple français a décidé et a fait son choix. Maintenant, qu'on le veuille ou pas, qu'on ait été pour ou contre l'homme qui a été élu président de la République, la logique voudrait qu'on l'accepte comme tel.

Dans cette nouvelle phase, il faut le dire, ce n'est pas de l'homme qu'il est question, mais de ses idées précisément. Durant toute la campagne, on n'a pas ou très peu entendu de politique étrangère, notamment de l'Afrique. Chaque fois, de l'Afrique, il n'a été question que de l'immigration. Mais l'Afrique, ce n'est pas que l'immigration. L'Afrique, ce sont des femmes, des hommes, des jeunes ; bref, des êtres humains, des peuples. L'Afrique, ce sont des régimes politiques. L'Afrique, c'est aussi les droits de l'homme. L'Afrique, c'est aussi la politique africaine de la France qui n'a jamais changé d'un iota depuis des décennies.

Cela dit, la clé pour résoudre le problème de l'immigration est dans ce qui précède. Certes, l'homme en général a toujours été un être mouvant. Il a toujours bougé. Mais les vagues de déplacements des êtres humains que j'appellerai « exode » ont une autre explication. La première question que moi-même je me poserais est celle de savoir :

« Pourquoi tant d'hommes, tant de femmes, tant de jeunes, au lieu de rester chez eux, préfèrent-ils quitter leur pays, partir loin, parfois et bien souvent au péril de leur vie ? ».

A moins de vouloir changer d'air, voir d'autres horizons, ce qui est aussi normal, je sais seulement qu'on ne fuit pas son pays par plaisir, pour aller mettre sa vie en danger. Je me souviens de ces jeunes qui sont morts dans des trains d'atterrissage d'avions. Malheureusement, on a très vite oublié, par cette mort atroce, cette alerte, cette sorte d'appel au secours exprimé dans leurs messages de détresse lancés à titre posthume. Vite oubliés ! Personne ne s'est posé la question après. Personne ne s'est interrogé. Si ! Tout le monde sait et connaît la réponse et la suite à donner aux conséquences de ces tragédies, mais on se voile la face. Après tout ce n'est qu'un cas exceptionnel, rare. Il n'y a donc pas drame.

La clé est donc dans : « Que faire pour éviter tout cela ? ». Au-delà de la France, c'est à l'Europe qu'il revient de revoir la copie de sa politique africaine. Car, on ne peut impunément continuer de fermer les yeux sur les pratiques politiques dans ces pays où des guerres interminables sévissent et déciment des populations entières. Le Rwanda, la Centrafrique, le Tchad, la RDCongo (Kinshasa), l'Angola, le Congo-Brazzaville, la Côte d'Ivoire, etc., sont des cas inoubliables. Au-delà de l'immigration décriée en France, c'est plutôt de l'exil, de l'exode qu'il faut parler. Car, outre les guerres, il faut aussi parler des chefs prédateurs qui, comme dans un système de vases communicants, trouvent des complices ailleurs. Et, dans ce jeu de pillages, de détournements de fonds, le grand bénéficiaire, c'est d'abord l'Europe avant les autres. Et elle est donc obligée de fermer les yeux. Ceci expliquerait-il cela ?

Comment faire alors ?

Plus de quarante ans aujourd'hui, quarante-sept ans précisément, il est toujours interdit de toucher au marché de dupes, de truands, et de pilleurs séculaires qui consacre le « Pacte colonial »[1] et sacralise la kleptocratie dans ces pays avec la connivence de l'Europe en général et de l'Etat français en particulier. Quiconque ose y toucher se voit tomber la foudre de Paris sur la tête. Ceci explique les flux migratoires massifs Sud-Nord. Et tant que l'Europe, la France en particulier n'auront pas mis fin à ce pillage séculaire, surtout à l'affectation et l'installation dans nos pays des « Préfets de région » ou des « Gouverneurs généraux-Présidents » au service de la France, le problème de l'immigration Afrique-Europe (Sud-Nord) ne sera jamais réglé, et les pays dits du Nord, c'est-à-dire l'Europe, seront confrontés à cette immigration pour très longtemps.

En règle générale, personne n'aime partir, quitter, plutôt fuir son pays. Alors, si on veut réellement endiguer ce fléau à défaut de le stopper net, c'est cette situation qu'il faut avant tout régler, c’est-à- dire :

« Cesser d'installer, de soutenir et de cautionner en Afrique des régimes politiques de moralité peu recommandable. Humaniser et civiliser les pitbulls et autres rottweilers que l'Europe et la France en particulier affectent ou installent dans ces pays pour les besoins de leurs intérêts, et au grand mépris des vies humaines ».

Alors seulement les Africains seront heureux de rester et de vivre chez eux[2].

Après le plan « A », celui qui consiste à monter les opérations de parachutage et d'installation au pouvoir des dictateurs criminels et des kleptocrates en Afrique, il doit bien exister dans les archives françaises un plan « B », pour le cas où… !

De l’ADN aux « Non-Aryens » demain ?

Tous à nos langues respectives. Le top est donné par la France. Mais en même temps, un débat à enrichir est ouvert.

Récemment, courant septembre 2007, la France a fait voter une énième loi sur l’immigration ordonnant et imposant la connaissance de la langue française avant de postuler à un éventuel séjour en France. Cette loi inclut et impose le prélèvement de l’ADN de tout postulant à l’exode, sous le prétexte de mieux confirmer la filiation des enfants avec leurs parents dans les cas de regroupement familial.

Cette loi inique et abominable dans son genre, fait retourner la France à la IIIe et la IVe République, et rappelle les moments sombres du régime de Vichy des années 1940, de sinistre mémoire.

La crise économique, comme celle des années 1940, qui a poussé le régime de l’époque à prendre des décisions d’expulsion des Juifs et autres étrangers au nom de l’économie nationale, oblige le gouvernement français, en 2007, à adopter des mesures similaires. La seule différence, et de taille, est que le régime français du XXIe siècle est allé plus loin avec son exigence d’ADN.

Ceci étant, comment prouver la filiation d’un enfant adultérin ou celle d’un enfant adopté ? Comment prouver la filiation d’un enfant obtenu par insémination dont le donneur est anonyme, le père légitime ayant été scientifiquement déclaré stérile ?

Il n’y a pas au monde un seul pays où il n’y a pas d’étrangers. Partout où il y a un être humain, il y a un étranger. Partout, à travers le monde, sur tous les continents, dans tous les pays, on rencontre des Français et des personnes de diverses nationalités. A travers le discours de M. Nicolas Sarkozy, il est facile de comprendre que, selon lui, les malheurs de la France, le chômage, seraient du fait des étrangers, des immigrés. Soit.

Mais au regard de la tournure que prend la situation, comment fera-t-on pour reconnaître dans la rue celle ou celui qui est immigré et celle ou celui qui ne l’est pas ? Dans ce pays, il y a des Noirs, des Arabes, des Jaunes et autres Bronzés Français issus de son Empire colonial. On dit que ce sera la tâche de la Police et la Gendarmerie pour débusquer les « indésirables ».

Seulement voilà, les Policiers et les Gendarmes sont aussi des êtres humains. Avec l’avalanche des lois déjà existantes, ils sont indiscutablement débordés. Pour leur faciliter la tâche et éviter ainsi à ceux qui ne sont pas concernés par ces mesures, les tracasseries policières inutiles, ne serait-il pas plus judicieux, comme cela s’est fait il n’y a pas très longtemps, d’instaurer un système qui puisse faire en sorte que l’étranger vivant en France soit facilement repérable et reconnaissable dans la rue ?

Cela étant, ne serait-il pas préférable qu’on délivre à tous les étrangers ou immigrés des badges jaunes ou rouges sur lesquels serait imprimée la lettre « E » comme étranger bon à expulser ou « I » comme immigré, sous-homme indésirable ? Ce qui les distinguerait des autres Français de souche Noire, Jaune et Arabe, à moins qu’on mette tout le monde dans le même sac, et peu importe qu’ils soient Français ou pas, le seul critère étant la couleur de leur peau.

La solution la plus facile à ce problème épineux est qu’il faut donc que tous les étrangers, tous les immigrés se mettent à porter sur leurs habits un badge frappé d’un « E » ou d’un « I ». Ce badge peut être métallique ou plastifié (style pin’s) ou en tissu, avec la lette « E » ou « I » imprimée en rouge ou jaune.

De la langue française

Tout être humain ayant décidé de vivre dans un pays autre que le sien propre où il est né est obligé d’apprendre et de savoir parler, lire et écrire la langue du pays qui l’a accueilli. Cela est aussi simple et vieux comme le monde.

Mais que cette nécessité soit un programme ou un thème de campagne électorale et un programme de gouvernement, cela devient inquiétant, très inquiétant. Non pas seulement pour ceux qui vivent en France métropolitaine et dans ses DOM-TOM (colonies déguisées), mais aussi et surtout pour les Français qui aiment voyager, qui aiment élire domicile aux quatre coins du monde, où ils se trouvent souvent en terrain ou territoire conquis.

Devant cette surenchère, je ne crains qu’une chose : « la réponse du berger à la bergère ». Je crains simplement que l’arroseur ne soit arrosé à son tour. Ceci dit, pourquoi les Chinois, les Japonais, les Russes, les Australiens, les Néo-Zélandais, les Danois, les Allemands, les Suédois, les Finlandais, pour ne citer que ceux-là, n’exigeraient-ils pas, à leur tour, des Français d’apprendre leurs langues depuis la France avant de partir y vivre ? Pourquoi les Africains n’exigeraient-ils pas qu’un Européen en général, et un Français en particulier, apprenne depuis son pays, le lingala, le kikongo, le wolof, le mandingue, le swahili, l’arabe, le sango, etc., avant d’émigrer dans les pays où ces langues sont pratiquées ?

Hier, la France a décidé et imposé la Carte de séjour et le visa obligatoire à tous les ressortissants des pays pauvres en particulier. La mesure s’est généralisée partout, même si les Consulats africains les délivrent avec beaucoup plus de condescendance, de facilité aux occidentaux qu’ils n’en délivrent, eux, surtout aux Noirs et aux Arabes, avec la même promptitude.

Aujourd’hui, après la Carte de Séjour et les visas, c’est la langue française et la production de l’ADN qui sont exigés à tous les étrangers et particulièrement aux Noirs d’Afrique.

Demain, après la langue et l’ADN, sera-t-il exigé le critère de la peau ?

Demain, demandera-t-on aux non-Blancs de devenir d’abord Blancs avant d’émigrer vers les pays des Blancs ? Et l’inverse sera-t-il aussi possible ?

Et si demain les Noirs et les Arabes demandaient eux aussi aux Blancs de se faire Noirs ou Basanés avant de prétendre vivre dans un pays non-européen, non-Blanc ?

Ainsi, des Non-Blancs on passera aux « Non-Aryens », comme aux siècles derniers.

Pourquoi, comme sous la IIIe République, ne pas faire réimprimer des timbres poste sur lesquels serait imprimée la mention : « Sauvons la race » ?

Le débat que vient de soulever le président Nicolas Sarkozy est un faux débat. Cependant le problème qu’il pose est dangereux pour l’humanité, car au-delà de son exigence se profile et se cache une arrière-pensée, un Non-dit mal camouflé, tellement il est limpide. Il se résume par une simple phrase : « la culture de la haine et du rejet de l’autre » qui, elle, risquera d’entraîner ou d’engendrer des comportements inacceptables et très regrettables.

Dommage que la France, le pays des Lumières, la Patrie des Droits de l’Homme et Fille Aînée de l’Église Catholique, en soit réduite à ce point ! Mais une question tout de même, la langue française serait-elle en perte de vitesse ? Est-ce par ce moyen qu’elle assurera son expansion, si ce n’est pour accélérer sa perte de vitesse ?

Tous les grands-parents et parents du président Nicolas Sarkozy savaient-ils tous parler, lire et écrire le Français avant d’émigrer et de débarquer en France ?

Le pire, dans tout ça, est que c’est comme ça que ça commence.

Hier encore, on est parti de l’exclusion des Non-Blancs à la barbarie institutionnalisée avec la destruction des Indiens, l’anéantissement des Noirs dont on a fait une marchandise. Puis on réactualisera le poids idéologique de la suprématie blanche (exclusion des non-Blancs et des « non-Aryens »).

Le politique qui devrait éduquer son peuple et lui dire que l’homme est universel, qu’il est interdit d’exclure, de rejeter l’autre, est le premier à sacraliser cet interdit. D’ailleurs le thème de la génétique n’est pas innocent. Il a été employé, utilisé à dessein. Au rythme où vont les idées, demain on répétera qu’un Noir ou un Arabe n’est pas un être humain. On reviendra aux vieilles recettes des XIIIe et XIVe siècle.

Le président Nicolas Sarkozy a sa langue, mais pas toutes les matières premières dans son pays. Il n’a que des idées. Et demain, si ces autres peuples qu’il répugne et dont il refuse de reconnaître les souffrances et les atrocités subies refusaient de parler sa langue et lui disaient qu’avant d’exploiter nos richesses, il faut d’abord apprendre nos langues ? Soulèvera-t-il des armadas, des troupes et des blindés pour aller mâter ces « insoumis », ces « sauvages », ces « sous-hommes » ? Car c’est avec ces vocables qu’on les désignera, comme par le passé.

En tout cas, j’ai la faiblesse de penser que cette affaire de langue, surtout de l’ADN, soulevée et légiférée par le président de la République Française, en 2007, est une affaire qui risquera d’aller plus loin et de poser ou d’entraîner d’autres problèmes auxquels son géniteur n’a certainement pas pensé. J’ose tout de même espérer qu’il a mesuré toute son ampleur.

Pour éviter les hordes de Nègres aux frontières de la France…

En posant le problème de la langue et de l’ADN qui serait un handicap majeur pour certaines catégories humaines, le président Sarkozy voudrait par là essayer d’endiguer le problème de l’immigration. Quoi de plus normal que de vouloir réguler le flux migratoire, même si depuis la nuit des temps l’homme a toujours voyagé et qu’il est un éternel immigré[3].

Le disant, nous savons tous que les premiers visés, ce sont les Arabes et surtout les Noirs d’Afrique, ces indésirables dont les parents ont versé leur sang pour un pays qui ne les reconnaît plus, un pays ingrat[4].

Le président Sarkozy et son gouvernement omettent volontairement qu’il existe, encore aujourd’hui, ce que les Africains appellent « Le Pacte colonial ».

Récemment, il a reçu les barons de la Françafrique, les piliers de ce pacte colonial. Mais qu’est-ce que c’est le pacte colonial pour lequel il ne dit mot ni ne remet en cause ? Le président Sarkozy et son gouvernement, en raison des batteries et avalanche de lois contre l’étranger, mettront-ils fin à ce pacte ? Supprimeront-ils la Cellule Africaine de l’Elysée ?

La France du président Sarkozy, vecteur des « exodes » massifs, par ses diverses mesures, mettra-t-elle un terme à la « Françafrique / Mafriafrique » pour endiguer l’arrivée en masse de ces hordes de sous-hommes indésirables ?

La France du président Sarkozy et son gouvernement aideront-ils les peuples africains à se débarrasser des dictateurs, des criminels, des kleptocrates et autres Préfets de région qu’ils ont toujours pris l’habitude et le soin d’installer dans nos pays en Afrique, voire ailleurs ?

Cependant, derrière le prétexte de la lutte contre l’immigration : la xénophobie, la négrophobie et le racisme.

Jean-Claude Mayima-Mbemba

Congolais en exil

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Complément de lecture :

- Pierre-Victor Malouet, Mémoire sur l’esclavage des nègres, 1788

- Jacques Tarnero, Le Racisme. Colonisation et colonialisme, Ed. Milan, 1995

- Billet d’Afrique, septembre 2004, Odile Tobner, « Le racisme français »

- Koulibaly Mamadou, Les servitudes du pacte colonial, Ed. CEDA/NEI, Abidjan, 2005.

- Odile Tobner : Du racisme français. Quatre siècles de négrophobie, Ed. des Arènes, Paris, 2007.

- Louis Sala-Molins, Le Code Noir ou le calvaire de Canaan, PUF, Paris, 1987

- André Castaldo (Introduction de Christiane Taubira), Codes Noirs de l’esclavage aux abolitions, Dalloz, 2006

[1] Pr. Mamadou Koulibaly, Les servitudes du pacte colonial, Ed. NEI/CEDA, Abidjan, 2005

[2] Cf. : Blog Congo-Mfoa : http://la-lettre-du-congo-mfoa.over-blog.com

[3] Mage Tristan, La dérive de Charles Pasqua : Étude comparative de son projet de Loi relatif à l’immigration et aux conditions d’entrée, d’accueil et de séjour des étrangers en France avec les décrets, lois et textes en vigueur, Paris, Tristan Mage Editeur, 1993.

[4] Eric Deroo et Antoine Champeaux, La Force Noire. Gloire et infortunes d’une légende coloniale, Tallandier, Paris, 2006.

Derrière le prétexte de la lutte contre l’immigration :  la xénophobie, la négrophobie et le racisme

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