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Israélafrique. Comment Israël pille l'Afrique

par Sam La Touch 17 Novembre 2013, 09:35 Israël Israélafrique Articles de Sam La Touch

Israélafrique. Comment Israël pille l'Afrique

Un article intitulé "Israeli War Profiteering in Africa: Follow The Money Trail" rédigé par Terry Crawford-Brown et publié dans Global Research revient non pas sur le racisme montant envers les migrants africains en Israël mais sur le pillage des ressources minières d'Afrique par des réseaux d'hommes d'affaires israéliens appuyés par les autorités et les banques du pays. Ce phénomène contribue ainsi à l'enrichissement considérable de l'Etat hébreu mais aussi aux guerres et à l'affaiblissement des pays africains.

En résumé : les réseaux de l'Israélafrique agissent de pair avec d'autres réseaux et d'autres nations comme les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne mais aussi la Russie, parfois de manière synergique parfois de manière antinomique. L'auteur se base sur le documentaire de Yotam Feldman, The Lab, qui dévoile l’industrie militaire israélienne (4ème plus gros vendeurs d'armes au monde derrière les USA, la Russie et la France) et ​la façon dont les ventes d'armes israéliennes sont liées au succès testé et éprouvé d'Israël face aux Palestiniens. Puis il revient sur les similitudes et les liens étroits qu'entretenaient Israël et le régime d'apartheid d'Afrique du sud et sur leurs échanges mutuels dans le domaine militaire, financier et nucléaire. Il est évoqué ensuite l'organisation par Israël, associée aux USA et à la Grande-Bretagne, du pillage des ressources de la RDC. La guerre en RDC qui a fait des millions de morts a été pour partie financée par des banques israéliennes au côté d'autres instances états-uniennes et britanniques. Israël ainsi que les USA et la Grande-Bretagne ont soutenu financièrement et militairement toutes les partiss en conflit : les forces loyalistes congolaises, et celles des pays limitrophes (Rwanda et Ouganda) qui ont attaqué la RDC puis ont armé les rebelles du CNDP puis du M23. L'auteur évoque aussi le cas de la Guinée, de l'Angola, du Zimbabwe où des hommes d'affaires israéliens avec des appuis au sein du gouvernement hébreu contribuent au pillage des ressources minières et à l'aggravation de la corruption et du blanchiment d'argent dans ces pays. Le non respect du Processus de Kimberley sur "les diamants de sang" par l'Etat hébreu est aussi évoqué. Enfin la situation du Soudan, où les Etats-Unis et Israël auraient favorisé la partition du pays en soutenant la rébellion au Sud, est développé. La partition du pays avait pour finalité de permettre l'accaparement de la majorité des richesses pétrolières du pays (se situant dans le Sud) et de prendre de cours les investisseurs chinois dépendants du pétrole soudanais.
A l'instar des sanctions économiques contre le régime d'apartheid d'Afrique du sud, l'auteur considère qu'un système de sanction économique contre les banques israéliennes, au travers du système international SWIFT, serait une solution appropriée, efficace et non-violente pour lutter contre le pillage des ressources africaines par Israël et contribuerait à mettre fin au régime d'apartheid israélien et à favoriser la libération du peuple
palestinien.


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Israeli War Profiteering in Africa: Follow The Money Trail par Terry Crawford -Browne,
(Les profiteurs israéliens des guerres en Afrique : suivez la piste de l'argent)



On connaît la "pègre" des voleurs, des gangs, des barons de la drogue, de la mafia italienne, et d'autres manifestations de la criminalité organisée.

Plus grave est le "monde criminel manifeste" des politiciens, des banquiers et des avocats corrompus - en d'autres termes de certaines élites de du monde. Historiquement, ce n'est pas un phénomène nouveau. Ces dernières années cependant, il est devenu plus flagrant que des membres privilégiés de la société flouent le public, échappent à l'impôt
et pratiquent un lobbying intense pour obtenir encore plus d'avantages.


La plus grande banque des Etats-Unis, JP Morgan Chase, a reçu une amende de 13 milliards de $ US en octobre 2013 pour des fraudes aux obligations hypothécaires résidentiels lors de la vente de crédits immobiliers à risque. Des amendes, bien que moindre, ont été aussi infligées à HSBC pour le blanchiment des fonds mexicains de la drogue et à la Banque Barclays pour le scandale du LIBOR. Les banques plaident à présent qu'elles sont "Too big to fail", "trop grosses pour chuter". A travers des structures de sociétés basées dans des paradis fiscaux comme les Bermudes, Google fièrement et en toute légalité ne paie que 2% d'impôt, tandis que des milliards de personnes dans le monde - et plus particulièrement en Afrique - vivent dans une extrême pauvreté.

Pour l'instant , les politiciens comme l'Italien Silvio Berlusconi, le Britannique Tony Blair ou George Bush des États-Unis ne sont pas tenus responsables pour leurs crimes (en Libye, en Irak..., ndlr). Jacob Zuma tourne en ridicule le système judiciaire d'Afrique du Sud, et ses avocats et les banquiers en profitent pour se remplir les poches aux dépens du public.

Cependant,ce qui apparaît beaucoup plus préoccupant, est la fusion de ce "monde criminel de l'élite" avec la "pègre". Les révélations d'Edward Snowden concernant SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication : outil international efficace et rapide pour que les banques puissent échanger des informations entre elles de manière règlementée, ndlr) et le programme de surveillance des flux financiers ont provoqué une crise dans les relations politiques entre les Etats-Unis et l'Union européenne [1]. De manière très significative, le rapport publié par Der Spiegel qui a révélé l'affaire d'espionnage a été intitulé «suivez l'argent».


Les révélations concernant l'espionnage par l'Agence nationale de sécurité (NSA) ont également confirmé que, correctement réglementé et de manière internationale, SWIFT offre une occasion unique pour lutter contre les crises en Afrique dues aux actions des profiteurs de guerre et au blanchiment d'argent.

Israël est un excellent exemple d'état "gangster", ayant été bâti sur le vol des terres en Palestine, et sur le nettoyage ethnique de la plupart des Arabes palestiniens autochtones et de leurs terres ancestrales pour faire place aux colons juifs venus d'Europe et d'ailleurs. L'historien israélien d'origine irakienne Avi Shlaim déclare :

Israël est devenu un Etat voyou avec un ensemble de dirigeants sans scrupules à sa tête. Un Etat voyou viole habituellement le droit international, possède des armes de destruction massive et pratique le terrorisme - et use de la violence contre des civils à des fins politiques. Israël répond à tous ces critères. Le véritable objectif d'Israël n'est pas la coexistence pacifique avec ses voisins palestiniens, mais la domination militaire [2].


Un ancien ambassadeur états-unien en Israël a décrit en mai 2009 son pays d'accueil comme ayant dégénéré en une "terre promise pour le crime organisé". Il a noté que ces dernières années il y avait eu une "forte augmentation de la portée des réseaux du crime organisé"[3].



Les Mizrahim ( Juifs arabes ) :
"L'empreinte" israélienne dans toute l'Afrique a été et continue d'être extrêmement destructrice. J'ai grandi à Tripoli, en Libye jusqu'à l'âge de dix-sept ans, et j'ai quitté la Libye en 1960. Je me souviens des émeutes anti-israéliennes en réponse à la création de l'Etat d'Israël en 1948, et la Nakba. Ces émeutes sont également devenues antisémites. La communauté juive en Libye remontait à des milliers d'années, et environ 20% de la population de Tripoli était alors juive. Nos voisins immédiats étaient juifs, ils furent naturellement terrifiés par ces émeutes .

Des histoires similaires ont eu lieu en Iran, en Irak, en Egypte, et aussi plus à l'ouest au Maghreb et notamment au Maroc. Il n'y a pas de Juifs aujourd'hui en Libye. Des recherches ultérieures ont révélé qu'une grande partie de la violence en Afrique du Nord et le Moyen-Orient pendant les années 1940 et 1950 a été délibérément instiguée par des agents sionistes [4]. Les Israéliens voulaient de la chair à canon pour l'armée, et les Juifs d'origine arabe ont été délibérément installés dans les zones dangereuses lors des guerres israéliennes.

Bien que constituant plus de 50% de la population juive d'Israël, les Mizrahim restent une sous-classe économique et sociale en Israël. Les Juifs d'Europe ( Ashkénazes ) - correspondant à 20% de la population d'Israël, et seulement à 10% de la population entre le Jourdain et la mer Méditerranée - qui assurent la direction politique, économique, juridique, académique et même militaire d'Israël [5].

Compte tenu de sa société hautement militarisée, Israël est un mélange de dictature militaire, d'occupation coloniale et d'apartheid qui se présente aux yeux du monde comme une démocratie. La «sécurité nationale » est le manteau sous lequel les généraux et leurs copains d'affaires - avec la complicité des banques et des politiciens israéliens - tirent d'immenses profits des guerres.


La connexion sud-Africaine :
Le magnat minier Cecil Rhodes et le haut-commissaire britannique, Lord Alfred Milner ont initié la guerre des Boers (1899-1902). Leur but était de sécuriser l'or et les ressources naturelles d'Afrique du Sud à l'aide d'une main-d'œuvre indigène peu coûteuse dans des conditions analogues à l'esclavage, et d'étendre la domination britannique sur l'ensemble du continent africain "du Cap au Caire".

L'empire britannique a développé la stratégie du «diviser pour mieux régner». Milner était le principal rédacteur de la Déclaration de Balfour de 1917 offrant «l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif» [6].

Avec le soutien de De Beers, l'industrie israélienne de la taille et du polissage du diamant fut établie au cours de la Seconde Guerre mondiale et, en 1975 représentaient près de 40% des exportations non agricoles d'Israël.

L'industrie du diamant est ensuite devenu le fondement de l' industrie de l'armement d'Israël. À leur tour, les ventes d'armes à l'exportation en 2012 étaient de 7,5 milliards de dollars US ce qui a placé Israël à la quatrième place, derrière les Etats- Unis, la Russie et la France. Ainsi, les exportations d'armes israéliennes dépassèrent même celles de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne et de la Chine. On estime que 150 000 ménages israéliens dépendent économiquement de l'industrie de l'armement [7].


Le film documentaire primé de Yotam Feldman, The Lab, se concentre froidement sur ​​la façon dont les ventes à l'exportation des armes israéliennes sont liées au succès testé et éprouvé d'Israël face aux Palestiniens. (« The Lab » fait apparaître de manière très claire que les populations civiles palestiennes de Cisjordanie et de la bande de Gaza sont devenues des cobayes des tactiques, armements et philosophie de combat israéliennes ("La Torah combattante", Torat Lechima – comme les Israéliens l’appellent). La destruction des Palestiniens est maintenant devenue une industrie très rentable. ndlr). Un personnage particulièrement arrogant dans le documentaire décrit l'industrie comme une manière de « changer le sang en argent» [8].


Le Premier ministre d'Afrique du sud, John Vorster, s'est rendu en Israël en 1976. Au mépris de l'embargo sur les armes des Nations unies de 1977 contre l'apartheid en Afrique du Sud, lui et son successeur PW Botha ( 1978-1989 ) ont établi une collaboration israélo-sud-africaine dans le développement d'armes nucléaires et autres [9].

Selon le rédacteur en chef de Noseweek, Martin Welz : " Israël avait l'intelligence, mais pas l'argent. L'Afrique du Sud avait l'argent, mais pas l'intelligence" [10]. L'argent a été dépensé sans compter pour défendre l'apartheid, mais les« sécurocrates » ont au contraire ruiné le pays. L'Afrique du Sud a fait défaut sur sa dette extérieure en 1985 après l'infâme discours de Botha "le discours du Rubicon" (Pieter Botha écarta toute perspective d’accession des Noirs à l’égalité politique, ne faisant aucune référence à un démantèlement du grand apartheid et à l’abrogation de l’influx control ou"limitation des populations noires dans les villes", ndlr).


Dirigée par des chefs religieux dont l'archevêque Desmond Tutu, le regretté Dr Beyers Naude et Dr Allan Boesak, la campagne non-violente de sanction économique et d'embargo bancaire international à l'encontre de l'Afrique du Sud est devenu le point de départ de la transition relativement pacifique de l'Afrique du Sud vers la démocratie constitutionnelle en 1994 [11]. Il s'est focalisé sur les banques new-yorkaises en raison du rôle du dollar états-unien comme monnaie de change des marchés internationaux.



Le pillage des ressources naturelles de l'Afrique :
Avec la complicité des gouvernements français et britannique, Israël a lancé la guerre de Suez en Novembre 1956. En échange, la Grande-Bretagne et la France ont fourni à Israël la technologie pour développer son programme d'armement nucléaire [12].

En représailles à la collusion britannique avec Israël contre l'Egypte, le président états-unien Dwight Eisenhower profondément en colère a lancé une attaque spéculative contre la livre sterling. La Banque d'Angleterre a perdu 450 millions de dollars de ses réserves de change[13]. Il s'agissait d'un des premiers exemples de sanctions bancaires et forcées ayant entraîné avec succès le retrait humiliant des britanniques et des français d'Egypte .

La guerre de Suez a marqué la fin de la domination de la Grande-Bretagne au Moyen-Orient et dans le monde, et son remplacement par les États-Unis [14]. Dans les cinq années suivantes, les empires coloniaux français, britanniques et belges en Afrique se sont également effondrés.


Le rapport de l'Africa Progress 2013 publié au Cap en mai par l'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan avait pour but d'étudier les ressources naturelles de l'Afrique comme une source potentielle de prospérité économique future. Selon ce rapport, les ressources naturelles, ne causent pas de guerre, mais affaiblissent les gouvernements en voie de développement, et les conflits violents sont accentuées par les investisseurs étrangers qui abusent de leur pouvoir en renforçant la fraude fiscale et le blanchiment d' argent.

Bien que la République démocratique du Congo soit une véritable caverne d'Ali Baba de par ses ressources naturelles, elle occupe le dernier rang dans le monde en termes d'indice de développement humain de l'ONU. Le rapport note que la RDC a perdu 1,4 milliard de dollars à cause de l'évasion fiscale en 2010-2012, et que cette somme correspond au double de ce que le pays consacre à l' éducation et à la santé pour ses 70 millions d'habitants [15]. Des ressortissants israéliens sont particulièrement connus pour avoir commis de tels abus de corruption, de fraude fiscale et de blanchiment d'argents.


1. La République démocratique du Congo :
Le minerai d'uranium utilisé par le Projet Manhattan des États-Unis pour produire les bombes nucléaires larguées sur Hiroshima et Nagasaki en 1945, a été extrait de la mine Shinkobwe dans l'ex-Congo belge. La mine était en possession de l'Union Minière du Haut Katanga ( UMHK ), connue pour son exploitation économique brutale lors de l'administration coloniale belge.

Lorsque le Congo est devenu indépendant en 1960, la CIA, en collusion avec des intérêts sud-africains dans les mines diamantifères a orchestré l'assassinat du Premier ministre Patrice Lumumba et le coup d'Etat de 1965 qui a porté Joseph Mobutu au pouvoir jusqu'en 1997.

La RDC a été pillé pendant le régime kleptocratique de Mobutu, mais depuis l'ère de Kabila père et fils la situation s'est encore détériorée. La RDC est le premier producteur mondial de cobalt, et un important producteur de cuivre et de diamants. Elle produit également 70% du coltan dans le monde.


Une enquête du Conseil de sécurité des Nations Unies en 2000, a révélé que les réseaux sophistiqués de personnalités politiques, militaires et commerciales de haut niveau, en collaboration avec divers groupes rebelles ont alimenté intentionnellement le conflit dans le but de conserver le contrôle des ressources naturelles du pays. Dans une série de rapports, l'enquête a exposé l'engrenage des conflits basée sur le pillage des ressources et sur la guerre.

Il y a un intérêt financier international à ce que le mécanisme de pillage actuel reste en place. De très nombreuses personnes continuent de siphonner les ressources du Congo. Chacun peut s'en apercevoir au travers des rapports auquel on a accès sur internet. Il y a l'élite congolaise au gouvernement, toutes les entreprises européennes et nord-américaines, ainsi qu'un grand nombre d' entreprises africaines, et en particulier les élites des pays voisins. C'est donc un réseau très vaste et complexe qui profite de la guerre et de son exploitation [16].


Le pillage des ressources naturelles recherchées par les industries occidentales ont alimenté la guerre, d'où la description de "première guerre mondiale africaine" au conflit qui a eu lieu en RDC. La guerre a causé la mort d'environ dix millions de personnes. Les ressortissants israéliens, dirigés par Dan Gertler, sont désormais les principaux investisseurs étrangers au Congo [17]. Ces investissements sont toujours détenus par des sociétés écrans dans des paradis fiscaux comme les îles Vierges britanniques qui, à leur tour, sont connus pour pratiquer le blanchiment d'argent et des opérations d'évasion fiscale.

En l"échange de la "protection" du président Joseph Kabila, Gertler a obtenu d'exploiter les ressources naturelles du Congo, y compris l'affectation à des prix bradés en 2011 de 25% des parts de la Gécamines, la société qui a succédé à la société coloniale de l'Union Minière du Haut Katanga ( UMHK ) et à d'autres actifs [18]. Le Fonds monétaire international en 2013 a suspendu ses prêts à la RDC en attendant une explication satisfaisante sur ces transactions douteuses ainsi qu'un certain nombre d'autres transactions du même acabit [19].

Gertler est aussi étroitement lié aussi bien au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qu'à l'ancien ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, et c'était sur son instruction que l'Union Bank d'Israël en 1997, a financé Laurent-Désiré Kabila pour mener la guerre afin de s'emparer du pays [ 20].

En contradiction apparente avec l'appui de Gertler au gouvernement de la RDC, le gouvernement israélien a aussi fourni des armes et des fonds aux dictatures ougandaises et rwandaises dirigées respectivement par Yoweri Museveni et Paul Kagame. Ils ont été « montré du doigt » par l'ONU comme les parrains de la «première guerre mondiale africaine».


La complicité de l'Ouest (y compris d'Israël ) envers les gouvernements rwandais et ougandais alimentent la guerre tandis que la protection de Museveni et de Kagame par l'Occident a été bien documenté [21]. Pourtant, à ce jour, aucune mesure n'a été prise contre eux par la communauté internationale.

L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair se décrit fièrement comme l'un des conseillers et ami de Paul Kagame. Des aides financières britanniques massives ont été versées au Rwanda qui, curieusement, est devenu un membre du Commonwealth. Le programme du gouvernement rwandais est d'annexer les deux provinces du Sud et du Nord-Kivu du Nord pour capter leurs richesses minières [22]. Blair préside également le Quatuor pour le Moyen -Orient, et ainsi fournit à Israël une protection diplomatique sur la Palestine.

L'ONU a finalement repris l'offensive en août 2013 avec les troupes de l'ONU, avec des soldats sud-africains en son sein, contre les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda. Le New York Times en Septembre 2013 a publié une analyse en profondeur de Kagame , sous le titre " Paul Kagamé le favori de l'élite mondiale" [23]. Tant les Nations Unies et les États-Unis en Octobre 2013 ont mis en garde le gouvernement rwandais contre son soutien continu au M23 et l'utilisation des enfants soldats [24]. Pourtant le gouvernement rwandais nie toujours toute implication sans pour autant convaincre.

Des rapports préliminaires suggèrent que l'ONU a vaincu les rebelles du M23 [25]. Si cela se confirmait, et si la paix et la stabilité pouvaient revenir en RDC au cœur du continent africain doté de richesses naturelles fabuleuses, alors les espoirs de développement économique exprimés par Koffi Annan dans le rapport de l'Africa Progress 2013 pourraient enfin devenir une réalité.

2. Guinée:

Le gisement de minerai de fer de Simandou en Guinée est censé être si riche que le minerai de fer pourrait être introduit dans les hauts fourneaux avec un minimum de traitement.


Il a été décrit comme l'un des gisements inexploités de minerai de fer les plus riches au monde. Son rendement est estimé à environ 140 milliards de dollars US pour les 25 prochaines années, et pourrait fortement contribuer au développement économique de la Guinée. Les droits de concession pour développer Simandou ont été attribués à Rio Tinto en 1997.

Juste deux semaines avant sa mort en 2008, le dictateur de la Guinée, le président Lansana Conté a retiré sa licence à Rio Tinto et, contre paiement de 160 millions de dollars US, l'a réaffecté au magnat israélien du diamant Beny Steinmetz. Steinmetz n'aurait pas d'expérience dans l'extraction de minerai de fer. Il est cependant, le milliardaire le plus riche en Israël. Parmi ses relations politiques figurent l'ancien Premier ministre Ehud Olmert, contre lesquels de nombreuses allégations de corruption ont été "mises sous le tapis".

Olmert a démissionné en 2009 en raison d'allégations selon lesquelles, pour soutenir la demande de Steinmetz à Simandou, le général israélien Israel Ziv aurait signé illégalement un contrat de 10 millions $ US pour la fourniture d'armes et pour former l'armée guinéenne [26].


Le Beny Steinmetz Group Resources ( BSGR ), dont le siège est à Londres, a ensuite vendu une participation de 51 % de Simandou en 2010 à la compagnie minière brésilienne Vale pour 2,5 milliards de dollars. L'affaire a été révélée en 2011, et a commencé à faire du bruit. Le FBI a ouvert des enquêtes lorsque des fonctionnaires guinéens ont payé cash pour des biens immobiliers très chers à Manhattan.


La veuve du président Conté - croyant qu'elle avait été dupée par Steinmetz et, qui vit aux Etats-Unis depuis 2012 - a révélé l' implication des services secrets israéliens, le Shin Bet, et a étayé son histoire à partir d'une documentation sérieuse [27]. La lumière a été jetée sur les paradis fiscaux.


Dans une tentative de limiter les dégâts (à l'image de marque britannique) en raison du rôle de ce qui reste de colonies britanniques - comme les îles Vierges britanniques devenus des paradis fiscaux pour assurer le blanchiment d'argent - le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré en 2013, avant la réunion du G8 en Irlande du Nord, au Wall Street Journal :

Nous devons lutter contre le fléau de l'évasion fiscale par la promotion d'une nouvelle norme mondiale pour l'échange automatique d'informations entre les autorités fiscales. Et nous devons lutter contre l'évasion fiscale agressive en encourageant une meilleure reddition globale aux autorités fiscales tant dans le monde développé qu'en développement, et en laissant les collecteurs d'impôts et la justice savoir à qui appartient chaque entreprise.

Deuxièmement, nous devons lever le voile du secret qui permet trop souvent à des entreprises et à des fonctionnaires dans certains pays corrompus de contourner la loi. Le G-8 doit favoriser l'évolution vers une norme commune internationale pour que les compagnies d' extraction minière déclarent tous les paiements aux gouvernements, et que ces gouvernements déclarent à leur tour ces revenus. Cela devrait encourager l'investissement dans les pays riches en ressources et permettre de donner à ces entreprises une chance égale [28].


Comme les scandales associés à la Barclays Bank, à HSBC et à d'autres banques britanniques l'ont montrés, la réputation de corruption de la ville de Londres a atteint un tel point qu'elle est parfois considérée comme la ville la plus corrompue au monde. Cameron, à peine six mois plus tôt, avait vigoureusement soutenu les banques britanniques, en déclarant :

Oui, quelques erreurs terribles ont été faites, et elles doivent être traitées de façon appropriée afin qu'elles ne puissent jamais se reproduire. Ceux qui pensent que la réponse est de bannir ces banques finiront par détruire la Grande-Bretagne. Je dis reconnaître la force énorme et le potentiel considérable de notre secteur financier, et vouloir le régir correctement et le surveiller [ 29 ].

Cependant, la réalité est que l'industrie d'armement britannique et son secteur bancaire n'ont pratiquement aucun système de régulation, et se mettent à pousser des grands cris d'orfraie chaque fois qu'une réglementation est suggérée. Par exemple, lorsqu'en 1998 j'ai demandé au gouvernement britannique si BAE payait des pots de vin à des hommes politiques de l'ANC dans le cadre de contrat d'armement, la réponse que j'ai reçue était que ce n'était pas illégal en droit anglais de corrompre des étrangers, et donc qu'il n'y avait aucune enquête à diligenter. La Grande-Bretagne reste notoirement laxiste dans l'exécution de ses obligations en matière de corruption.

À la demande du ministère états-unien de la Justice, la police française et suisse en août 2013 ont effectué une descente dans les bureaux de Steinmetz situés en Suisse et en France. Mais la loi israélienne [30] est supposé protéger Steinmetz de l'extradition pour lui éviter de subir un procès.

3. Angola:

Le fils de l'ancien président français François Mitterand, plusieurs hauts fonctionnaires du gouvernement français et Arcadi Gaydamak d'origine russe ont été impliqués avec de nombreux gangsters français, israéliens et russes dans des complots entre 1993 et ​​1998 visant à prendre le contrôle du pétrole angolais et des diamants en échange d'armes russes. Le scandale de l'"Angolagate" a secoué le gouvernement français pendant plusieurs années.

Gaydamak avait des ambitions politiques en Israël et voulait devenir maire de Jérusalem, et même Premier ministre. Aussi bien Israël que la Russie ont refusé de l'extrader vers la France où il a finalement été condamné par contumace à une peine d'emprisonnement de six ans pour trafic d'armes. De manière exceptionnelle, la Cour d'appel de Paris en 2011, a infirmé le jugement. Elle a jugé que, indépendamment de l'embargo de l'ONU, ce n'était pas illégal pour l'Angola d'importer des armes pour les utiliser contre l'Unita, et a donc rejeté les accusations portées contre Gaydamak et d'autres accusés de trafic d'armes.

En 2012, Gaydamak a poursuivi son ancien partenaire d'affaires Lev Leviev devant un tribunal de Londres pour des dommages se portant à 1 milliard $ US après avoir allégué que Leviev lui avait caché 1 milliard de dollars de recettes provenant des diamants angolais. Gaydamak a perdu le procès, mais le juge a été cinglant dans son jugement sur le comportement des deux hommes [31].

Leviev se vante d'avoir été l'homme qui a brisé le cartel des De Beers sur le diamant. Le New York Times a rapporté en 2007 :

Leviev avait vu une opportunité en 1989 lorsque De Beers avait rencontré des problèmes face à la loi anti-trust aux Etats-Unis. De plus De Beers a perdu de ses soutiens lorsqu'en Afrique du Sud, le gouvernement de l'apartheid a vu sa puissance politique considérablement affaibli tandis que dans le même temps, l'Union soviétique, dont les dirigeants ont eu un partenariat durable et mutuellement profitable avec De Beers, s'effondrait.
Un des premiers gestes de Leviev en Russie a été de mettre en place une usine de polissage et de découpage high-tech des diamants. Il a créé des emplois et, plus important encore, a montré aux Russes comment ils pourraient prendre le contrôle de leur propre industrie. En échange, le gouvernement russe l'a aidé à s'implanter en Afrique.
Leviev a investi dans la mine de diamant de Catoca en Angola, et a bientôt établi des relations chaleureuses avec le président angolais José dos Santos. Dos Santos menait la guerre civile contre les rebelles de l'UNITA, qui ont été financés par la vente en contrebande des « diamants du sang » [32].

Leviev a blanchi une grande partie de ses bénéfices substantiels dans les mines de diamants au travers de l'Africa-Israel Investment Company (à l'origine elle se nommait Afrique-Palestine Investment Company et fut établie en 1934 par des sionistes en Afrique du Sud), c'est aujourd'hui l'une des principales sociétés immobilières d'Israël. À leur tour, les filiales d'Africa-Israel sont fortement impliquées dans la construction illégale de colonies de peuplement israélien dans les territoires palestiniens occupés, y compris Zufrim, Har Homa et Ma'ale Adumim [33].

4. Zimbabwe:

Le journal Mail and Guardian (M& G) d'avril à juillet 2013 a publié plusieurs articles évoquant la manière dont une société de façade travaillant pour les services de renseignements israélien, le Mossad, avait manipulé les élections au Zimbabwe pour assurer la victoire du parti au pouvoir ZAPU -PF et du président Robert Mugabe lors des élections de juillet.

Le M & G a également signalé que la société Nikuv projets internationaux mène des opérations similaires au Nigeria, en Zambie, au Ghana, au Botswana, en Angola et au Lesotho [34]. Nikuv nie qu'il s'agit d'une société de façade pour le Mossad, et prétend qu'il a été créé par un groupe de professionnels spécialisés dans le recensement des populations, de l'enregistrement des naissances et des décès, de l'enregistrement des mariages et des divorces, des documents d'identité, de l'immigration et de la citoyenneté, des passeports et des systèmes électoraux.

Canada Africa Partnership, Global Witness, Human Rights Watch et d'autres organisations ont fortement documenté la corruption et les violations des droits humains associées aux champs diamantifères de Marange qui aujourd'hui financent la dictature de Mugabe [35]. Les champs de diamants de Marange découverts en 2008 représenteraient jusqu'à un quart de l'offre mondiale diamantifère.

Les réserves sont censées contenir au moins trois milliards de carats, et dans les quatre-vingts prochaines années leur valeur financière serait estimée à environ 800 milliards de dollars [36]. L'étendue des bénéfices israéliens et chinois est masquée par l'intermédiaire d'un réseau de sociétés écrans intégrés dans les îles Vierges britanniques, mais Leviev et son frère Moshe sont présumés être les bénéficiaires finaux [37].

Le Processus de Kimberley (PK ), qui visait à éliminer le commerce des "diamants de sang", a ces dernières années été anéanti. Quand les Etats-Unis ont dirigé le PK en 2012, l'ambassadeur Gillian Milovanic a assuré que l'industrie israélienne du diamant ne serait pas concerné par les changements proposés au sujet des « diamants de la guerre ». [38]

Ainsi, le PK ferme maintenant les yeux sur les violations des droits humains commises par les forces gouvernementales, permettant au Zimbabwe d'exporter ses diamants via Dubaï et l'Inde, et protège ainsi la coupe et le commerce israélien du diamant [39]. Le Processus de Kimberley en Juin 2013 a été présidé par l'Afrique du Sud représentée par le ministre des Ressources minières, Mme Susan Shabangu. Une coalition du Cosatu (Congres Of South Africa Trade Union) et des organisations de la société civile ont, sans succès, fait pression pour qu'Israël soit expulsé du PK. Leur déclaration finale statuait que :

"la définition des « diamants de la guerre » actuellement appliqué au sein du PK ne vaut que pour les «diamants bruts utilisés par les mouvements rebelles ou leurs alliés pour financer la violence contre les gouvernements légitimes». Il exclut ainsi, par exemple, des milliards de dollars de diamants exportés d'Israël qui sont une source importante de revenus pour l'armée israélienne, qui est accusé de crimes de guerre."

Non seulement les exportations de diamants israéliens financent les crimes en cours du régime militaire israélien contre les Palestiniens, mais les diamants industriels transformés en Israël sont également au cœur de la production et de l'exportation de technologies militaires et de sécurité d'Israël. Plus important encore, cela comprend les avions sans pilote " drone ", dont Israël est le premier exportateur vers les États-Unis et le reste du monde. L'utilisation intensive par les Etats-Unis de drones au Pakistan, en Afghanistan et au Yémen est largement considérée comme illégale en raison de « dommages collatéraux» infligés aux populations civiles. [40]

Une réunion plénière du PK doit se tenir à Johannesburg à l'Emperors Palace Convention Centre les 19 et 22 Novembre 2013. C'est la principale réunion de prise de décision au sein du PK, et c'est probablement la dernière occasion à la fois au sein du PK et avec l'appui de notre gouvernement de faire la lumière sur le financement des violations des droits de l'homme en Afrique, et la manière dont le commerce de diamants de sang se perpétue avant que la Chine prenne ensuite le relais en tant que président du PK en 2014, puis que ce soit au tour de l'Angola en 2015.

5. Sud Soudan

La déstabilisation israélienne du Soudan remonte aux années 1960, lorsque des fonds, des armes et de la formation ont d'abord été fournis à l'Armée de libération du peuple soudanais [41]. La guerre civile a repris en 1983 après une période de paix relative après 1972, et a finalement abouti à la sécession du Sud avec le Nord en 2011. Israël a également aidé le Sud après que des affrontements entre les deux pays ont éclaté plus tôt cette année. À son tour, le Nord soutient le Hamas dans la bande de Gaza, et est aussi politiquement aligné avec l'Iran.

Environ 80 % des réserves de pétrole se trouvent dans le Sud. Le nouveau pays est donc d'un grand intérêt économique et stratégique pour Israël si les modalités d'exportation et d'acheminement du brut sont résolus. Les perturbations politiques liées à l'acheminement à Port Soudan incitent le Sud à construire un oléoduc au travers du Kenya à Lamu et Mombasa [42].

Selon Global Research au Canada, le massacre au centre commercial du Westgate Mall appartenant à des Israéliens à Nairobi en Septembre 2013 était, en fait, une opération de « fausse bannière » pour solidifier l'influence israélienne au Kenya et au-delà. Global Research soutient que les priorités israéliennes dans Afrique de l'Est sont d'ouvrir un second front militaire contre les Iraniens et également d'évincer les compagnies pétrolières chinoises et indiennes du Sud-Soudan [43].


Des sanctions au travers du système SWIFT contre les banques israéliennes - un remède non-violent :

L'apartheid en Palestine/Israël n'est pas seulement le plus grand enjeu moral de notre époque, mais son impact sur le monde - y compris le pillage des ressources naturelles africaines - reste la première menace pour la paix et la sécurité internationales. Compte tenu de ses stocks d'ogives nucléaires et de la disposition du gouvernement Netanyahu à les utiliser pour «défendre» l'Etat sioniste, il n'y a aucun moyen pour la communauté internationale de défier Israël militairement. Une initiative non-violente est donc impérative.

Le "Who Profits ?" Site organisé par la Coalition des femmes pour la paix, documente les profits faramineux des sociétés israéliennes et internationales au travers des guerres. Corruption, blanchiment d'argent et violations des droits de l'homme sont toujours liés. De tels abus sont monnaie courante en Israël, mais sont toujours enterrés ou excusées en raison de considérations de «sécurité nationale ». Le site répertorie des centaines d'entreprises impliquées dans la construction du «mur de l'apartheid " et des colonies.

Son rapport de 2010 intitulé "Le financement de l'occupation israélienne" a constaté que toutes les banques israéliennes sont pénalement complices de l'occupation, et sont en violation du droit international. Le rapport révèle que les banques israéliennes sont fondamentalement impliquées dans le financement de la construction dans les colonies et la vente de biens, ainsi que dans la fourniture de services financiers aux entreprises qui opèrent illégalement dans les colonies.


Les chefs militaires et leurs hommes d'affaires font d'énormes profits à partir de l'occupation illégale de la Palestine. Les banques sont également le canal par lequel les ressortissants israéliens récupèrent le produit du pillage de l'Afrique. Le vote par le Parlement européen, le 23 octobre 2013, pour suspendre l'accord SWIFT avec les Etats-Unis sur les échanges d'informations bancaires confirme la centralité du système SWIFT dans le système des paiements internationaux [44]. Le vote reflète l'indignation en Europe suite aux dernières révélations d'espionnage états-uniens.

En conséquence, je considère que les sanctions au travers du système SWIFT contre les banques israéliennes sont une solution appropriée, efficace et non-violente à la fois contre le pillage israélien des ressources africaines et comme soutien apporté à la libération du peuple palestinien.

Le blanchiment d'argent est désormais considéré comme un problème majeur de sécurité internationale. Le blanchiment d'argent et d'autres récents scandales impliquant des banques internationales suggèrent également que le système SWIFT ne saurait être associé avec les profiteurs de guerre en collusion étroite avec les banques israéliennes. La pression morale de la société civile internationale, combinée à une demande auprès d'un tribunal en Belgique, pourrait produire une résolution étonnamment rapide et pacifique à l'interminable conflit israélo-palestinien.


La technologie bancaire a progressé de façon spectaculaire depuis les années 1980 et est à présent tributaire de l'informatique. Cela rend Israël encore plus vulnérables aux sanctions bancaires que le régime d'apartheid le fut en Afrique du Sud. La Society for Worldwide Inter-Bank Financial Telecommunications (SWIFT ) authentifie les paiements financiers entre les banques internationales et les institutions financières à travers le monde.

Domicilié en Belgique, SWIFT est également hors de la juridiction états-unienne. Chaque banque a un code SWIFT, les cinquième et sixième lettres identifient le pays d'origine. L'économie d'Israël s'effondrerait rapidement si elle n'avait plus accès au système bancaire international. Les lettres IL servent à identifier les banques israéliennes.

A titre d'exemple :

Israël Discount Banque IDBLILIT

Banque Hapoalim POALILIT

Banque Leumi Ha LUMIILIT

Banque d'Israël ISRAILIJ

Union Bancaire d'Israël UNBKILIT

Ce serait un simple jeu d'enfants pour le système informatique internationale de re-programmer SWIFT afin de suspendre les paiements interbancaires de et vers les banques israéliennes. Contrairement à des sanctions commerciales qui nuisent rapidement et sévèrement aux travailleurs, les sanctions bancaires ont un impact sur les élites financières et politiques pouvant provoquer un changement politique. L'intention n'est pas d'amener l'économie israélienne à genoux, mais plutôt d'amener le gouvernement israélien hautement militarisé à la raison.

Je recommande également le passage par l'Assemblée générale d'une résolution appelant le système SWIFT à suspendre les transactions vers et depuis Israël (IL) jusqu'à ce que le gouvernement israélien :

1 . Accepte de renoncer à ses armes nucléaires et d'adhérer au Traité de non-prolifération.

2 . Accepte de libérer immédiatement tous les prisonniers politiques palestiniens

3 . Décide de mettre fin à son occupation de Gaza, de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et de démanteler le "mur de l' apartheid"

4 . Reconnaisse les droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d'Israël à une égalité absolue .

5 . Reconnaisse le droit au retour des réfugiés palestiniens.

En conclusion, je répète le défi de Martin Luther King qui en 1968 dans le cadre de la guerre du Vietnam, s'est fait l'objecteur (de conscience) à la guerre. Il a déclaré :

"Sur certaines positions, la lâcheté pose la question : "Est-ce sans danger ?" L'opportunisme pose la question : "Est-ce politique ?" La vanité pose la question : "Est-ce populaire ?" Mais la conscience pose la question : "Est-ce juste ?" Et il vient un temps où on se doit de prendre une position qui n'est ni sans danger ni politique ni populaire, mais il faut la prendre parce qu'elle est juste." [ 45 ]

Il est venu le temps et le droit de libérer la Palestine, Israël et l'Afrique des obscènes profits de l'entreprise de guerre israélienne.



Terry Crawford -Browne, est un banquier à la retraite, qui a conseillé le Conseil sud-africain des Eglises sur les sanctions bancaires contre l'apartheid en Afrique du Sud. Il a été secrétaire du comité organisateur pour le Tribunal Russell sur la Palestine qui a eu lieu dans de la ville du Cap en novembre 2011. Il est également l'auteur de Eye On The Diamonds publié en 2012 par Penguins Books.

Traduction SLT.

Notes
[1]               ‘Follow The Money: NSA Spies On International Payments,’ (2013), Der Spiegel, 15 September. http://www.spiegel.de/international/world/spiegel-exclusive-nsa-spies-on-international-bank-transactions-a-922276-druck.html
[2]               Shlaim, Avi  (2009).  “How Israel Brought Gaza to the brink of Catastrophe,” The Guardian, 7 January.
[3]               Mann, Yuval (2010).  ‘Promised Land For Organised Crime?’ YNetNews.com, 2 December.
[4]               Giladi, Naiem (2003).  The Ben Gurion Scandals, Tempe, Arizona: Dandelion Books.
[5]               Levy, Gideon (2010). “And What Happens In Our Community? The rule is that even after 62 years after its establishment, Israel is run by an ethnically pure Ashkenazi elite.’ Ha’aretz, 2 May.
[6]               Schneer, Jonathan (2010). The Balfour Declaration: The Origins Of The Arab-Israeli Conflict, London: Bloomsbury Publishing.
[7]               Cook, Jonathan (2013). ‘Israel’s Booming Secretive Arms Trade, Al Jazeera, 16 August.
[8]               The Lab (2013).  Winner of the Jafo Award at the 2013 Tel Aviv International Documentary Film Festival. http://therealnews.com/t2/index.php?option=com_content&task=view&id=31&Itemid=74&jumival=10220
[9]               Polakow-Suransky, Sasha (2010).  The Unspoken Alliance: Israel’s Secret Relationship With Apartheid South Africa, Johannesburg: Jacana Media.
[10]             Interview with Martin Welz, editor Noseweek Magazine, Cape Town, May 2013.
[11]             Crawford-Browne, Terry (2007). Eye On The Money, Cape Town: Umuzi/RandomHouse.
[12]             Guzman, Timothy Alexander  (2013). ‘A Nuclear-Free Zone In The Middle East: Why Israel Will Not Join The Non-Proliferation Treaty’. Global Research, 27 September.  http://www.globalresearch.ca/a-nuclear-free-zone-in-the-middle-east-why-israel-will-not-join-the-non-proliferation-treaty/5351738
[13]             Shaxson, Nicholas (2011). Treasure Islands: Tax Havens And The Men Who Stole The World. London. Vintage/RandomHouse.
[14]             Tyler, Patrick (2009). A World Of Trouble: America In The Middle East, London: Portobello Books.
[15]             http://www.africaprogresspanel.org/publications/policy-papers/africa-progress-report-2013/#.Ul9x_1Oi-t8
[16]              Van Criegkinge, Jan (2006). ‘ Congo (DRC) and War Profiteers: a Tragedy Forgotten by the Global Peace Movement, War Profiteers News #4, London, 1 December.
[17]             Ewing, Jonathan (2013). ‘Congo: Fool’s Gold,’ World Policy Institute. http://www.worldpolicy.org/journal/summer2013/fools-gold
[18]             Wallis, Williams, Helen Thomas and Katrina Manson (2012) ‘Questions Over Tycoon’s Congo mines role,’ Financial Times, 26 June. http://www.ft.com/intl/cms/s/0/dce3c89a-bec6-11e1-8ccd-00144feabdc0.html#axzz2gkTBl1dr
[19]             Kavanagh, Michael J. (2013) ‘Congo Affidavit on Gecamines Deal May Allow IMF Loans To Proceed,’ Bloomberg Business Week, 9 May.  http://www.businessweek.com/printer/articles/503494?type=bloomberg
[20]             Wild, Franz, Michael J. Kavanagh and Jonathan Ferziger (2012).  ‘Gertler Earns Billions as Mine Deals Fail to Enrich Congo,’ Bloomberg Markets Magazine, 5 December.  http://www.bloomberg.com/news/print/2012-12-05/gertler-earns-billions-as-mine-deals-leave-congo-poorest.html and Jim Armitage (2012).’Dan Gertler: Is This The End For Congo’s Diamond Geezer?’ The Independent, 11 December. http://www.independent.co.uk/news/world/africa/dan-gertler-is-this-the-end-for-congos-diamond-geezer-8406652.html
[21]             Mantague, Montague and Frida Berrigan (2001), ‘The Business of War in the Democratic republic of Congo,’ Dollars and Sense Magazine. July/August. http://www.thirdworldtraveler.com/Africa/Business_War_Congo.html
[22]             Snow, Keith Harmon (2005) ‘Rwanda’s Secret War: US-backed Destabilisation of Central Africa,’ Z Magazine, February 2005. http://www.thirdworldtraveler.com/Africa/Rwanda_Secret_War.html
[23]             Gettleman, Jeffrey (2013) ‘The Global Elite’s Favorite Strongman,’ New York Times, 4 September.
[24]             ‘US Sanctions Rwanda Over Use of Child Soldiers by M23 Rebels, (2013) Radio Okapi/ Congo Planet. 4 October. http://www.congoplanet.com/2013/10/04/news/2057/us-sanctions-rwanda-over-use-of-child-soldiers-m23-rebels.jsp
[25]             ‘DR Congo Soldiers Recapture Rumangabo from M23 Rebels,’ (2013).  BBC News, 28 October. http://www.bbc.co.uk/news/world-africa-24713808?print=true
[26]             Melman, Yossi (2009) ‘Bloody Business In Africa,’ Haaretz, 31 December. http://www.webguinee.net/etat/postcolonial/cndd/camara_moussa_dadis/vu_presse/israel-bloody-business-guinea.html
[27]             Keefe, Patrick Radden (2013). ‘Buried Secrets: How an Israeli billionaire wrested control of one of Africa’s biggest prizes,’ The New Yorker, 8 July. http://www.newyorker.com/reporting/2013/07/08/130708fa_fact_kee
[28]             Cameron, David (2013). ‘A British-American Tax and Trade Agenda,’ Wall Street Journal, 12 May. http://online.wsj.com/article/SB10001424127887324216004578478652537662348.html
[29]             ‘Cameron Defends Arms Deals in Gulf’ (2012).  Huffington Post, 12 November. http://www.huffingtonpost.co.uk/2012/11/12/cameron-defends-arms-deal-middle-east-gulf-_n_2117809.html?just_reloaded=1
[30]             Cobain, Ian (2013). Swiss and French police raid offices linked to billionaire Steinmetz: The Guardian understands the raids were requested by the US department of justice, which has been investigating Steinmetz’s Simandou mining deal,’ The Guardian, 29 August. http://www.theguardian.com/world/2013/aug/29/swiss-french-police
[31]             ‘Leviev Wins Legal Round In Diamond Row With Gaydamak,’ (2012). Haaretz, 1 July. http://www.haaretz.com/business/leviev-wins-legal-round-in-diamond-row-with-gaydamak-1.447944
[32]             Chafets, Zev (2007). ‘The Missionary Mogul,’ New York Times, 16 September. http://www.nytimes.com/2007/09/16/magazine/16Leviev-t.html?pagewanted=all&_r=0
[33]             ‘Settlement-builder Lev Leviev’s Company Africa-Israel in Dire Straits,’ (2010). http://adalahny.org.
[34]             Sole, Sam (2013). ‘Zim Voters’ Roll In Hands Of Suspect Israeli Company,’ Mail and Guardian, 12 April. http://mg.co.za/article/2013-04-12-00-zim-voters-roll-in-hands-of-suspect-israeli-company
[35]             ‘Reap What You Sow: Greed, Corruption in Zimbabwe’s Marange Diamond Fields,’ (2012), Partnership Africa Canada. http://www.pacweb.org/Documents/diamonds_KP/Reap_What_You_Sow-eng-Nov2012.pdf
[36]             Mzaca, Vladimir and Zoli Mangena (2010). “Fabulous Wealth In Marange Diamonds,’ The Times, 8 August.  http://www.timeslive.co.za/africa/article591181.ece/Fabulous-wealth-in-Marange-diamonds
[37]             Sharife, Kadija (2013). ‘Disappearing Diamonds,’ 100 Reporters:  New Journalism For a New Age, 20 February.  http://100r.org/2013/02/disappearing-diamonds/
[38]     ‘KP Chair Assuages Conflict Zone Diamond Producers,’ (2012). 16 September. http://www.israelidiamond.co.il/english/News.aspx?boneId=918&objid=11798

 [39]             Sharifa, Kadija and John Grobler (2013). ‘Kimberley’s Illicit Process,’ an article still to be published by the World Policy Institute in November 2013.
[40]             ‘South African Officials Must Reject Israeli Blood Diamonds And Secure Jobs in Diamond Beneficiation,’ (2013).  Statement by Cosatu and other civil society organisations. 31 May.
[41]             Fergie, Moshe (2003). Israel and The Movement For the Liberation of South Sudan, Tel Aviv. Moshe Dayan Centre for Middle Eastern and African Studies.
[42]             ‘South Sudan Moves Closer To Oil Pipeline To The South,’ (2013). BBC News, 26 June. http://www.bbc.co.uk/news/business-23065592
[43]             Shimatsu, Yoichi (2013). ‘Was It a Psyop? Nairobi Mall Deceipt Abets Israel-Western Pipeline Wars To Oust Asian Rivals.’ Toronto. Global Research. 1 October. http://www.globalresearch.ca/was-is-a-syop-nairobi-mall-deceit-abets-Israeli-western-pipeline-wars-to-oust-asian-rivals/5351985
[44]             Laura Klompenhaewer (2013). ‘European Parliament Wants To Suspend Exchange of Banking Information With US,’  http://www.nrc.nl/nieuws/2013/10/23/europarlement-stemt-voor-opschorting-swift-verdrag-met-vs/

 [45]             Martin Luther King’s speech entitled “A Proper Sense Of Priorities,” Washington DC, 6 February 1968.
Israélafrique. Comment Israël pille l'Afrique

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