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La Libye au bord de l'effondrement

par Gilles Devers 17 Novembre 2013, 08:16 Libye France BHL Sarkozy

 La Libye au bord de l'effondrement
La Libye au bord de l'effondrement 
par Gilles Devers

BHL, Sarkozy et Aubry, nos grands empafés de leaders, étaient d’une joie sans retenue quand en août 2011, le « dictateur » a dû quitter le pouvoir, chassé par une coalition cornaquée par l’OTAN. L’OTAN qui s’intéressait soudain aux droits et libertés du peuple libyen...

Ce qui était dénoncé dès l’origine s’impose désormais dans la lumière : des Etats ont truandé le Conseil de Sécurité pour organiser le renversement d’un gouvernement, ouvrant une phase nouvelle au sein de l'ONU. Ces Etats, dirigés par des petits, ont rêvé de se faire une gloire droit-de-l’hommiste, pour récupérer trois points de sondages et gagner quelques puis de pétrole tant il est évident qu’ils se contrefichent au dernier stade de ce que peut et pouvait être la société libyenne.

Mouammar Kadhafi, qui était le chef d’Etat de droit, est mort lynché et mutilé, mais les grands défenseurs du droit avaient d’autres préoccupations, et aucune enquête n’a été ouverte. Rappelez-vous bien du nom de : BHL, Sarkozy et Aubry.

Deux ans, plus tard, ce qui était écrit dès le premier jour se réalise.

Le Maghreb est désormais miné par les groupes terroristes, filiales incertaines de la marque al-Qaïda, qui vont proliférer pendant des années grâce aux armes fournies par l’OTAN et à l’argent des rançons. Mali, Niger, Nord du Cameroun : ces pays vont payer longtemps les fautes que d’autres ont commises.

La Libye de Mouammar Kadhafi comptait 6 millions d’habitants. Devant les menaces des milices, 2 millions ont fui le pays : 500 000 en Tunisie, et 1,5 millions en Egypte. Qui s’intéresse à leur sort ? Qui se préoccupe d’aider la Tunisie ou l’Egypte pour cet afflux massif de réfugiés ?

Quant à la société libyenne, elle est à terre. Je ne parle pas même pas du gouvernement, que personne n’a jamais rencontré. Le pays est livré aux milices, et les petits commerçants de l’OTAN, qui ont récupéré quelques puits de pétrole, se la ferment. Personne n'a de solution.

Hier, la population de Tripoli a voulu dire stop aux milices. Le Libyens sont éreintés par ces contrôles mafieux permanents qui détruit la société. Quelques centaines de manifestants, répondant à l’appel des autorités religieuses, ont organisé une manifestation pacifique en direction du quartier de Gharghour, au sud de la capitale, une place forte des milices originaires de Misrata.

Le Premier ministre, Ali Zeidan, un intermittent du spectacle occidental, s'était engagé à faire de la sécurité une priorité… Une sinistre blague de la part de celui début octobre avait été enlevé à Tripoli, avant d’être relâché en contrepartie de gentilles promesses.

Hier, les affrontements de Gharghour ont causé 30 morts et 285 blessés, mais ce n’est qu’un bilan provisoire.

BHL, Sarkozy et Aubry n’ont plus rien à dire. On souhaiterait au minimum qu’ils dégagent, et pour longtemps.

Gilles Devers

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