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Les multinationales s'arrachent les managers africains (JAI)

par JAI 16 Novembre 2013, 06:26 Afrique multinationales Economie

Les multinationales s'arrachent les managers africains  (JAI)

Banques, mines, grande distribution, construction... Les multinationales s'arrachent les managers africains. Une aubaine pour ces cadres, qui voient les offres se multiplier et leurs salaires augmenter.

Subsaharien, formé en Europe, possédant une expérience internationale et, si possible, déjà en poste sur le continent... Quel que soit le secteur d'activité, ce profil est devenu une cible incontournable pour les multinationales présentes en Afrique.

"La guerre des talents s'accentue au niveau du middle, et surtout du top management, confirme Paul Mercier, le patron Afrique du cabinet de recrutement Michael Page. Les cadres du continent vieillissent, en particulier les dirigeants qui, pendant longtemps, ont été des expatriés."

Parmi les secteurs porteurs, la finance fait partie des plus dynamiques, d'après Didier Acouetey, directeur d'AfricSearch, premier cabinet de recrutement consacré au continent. "Les banques cherchent à pourvoir des postes de direction dotés d'une dimension de structuration, de conquête de marchés, mais aussi de support [activités de gestion]. C'est le cas des groupes africains - Ecobank, Bank of Africa, Attijariwafa Bank, Oragroup... - qui s'implantent dans de nouveaux pays."

Quelques postes d'investment officers, d'auditeurs et de contrôleurs des risques attendent aussi preneurs dans les fonds d'investissement. Quant au secteur des biens de consommation, il a besoin d'assistants marketing et de chefs de produits, indique Didier Acouetey.

La multiplication des écoles de commerce - pas toujours de bon niveau pourtant - permet parfois de répondre à la demande dans les services (au moins pour les postes juniors).

Tracasseries

Les secteurs des infrastructures (routes, énergie...), de la construction ou de l'industrie extractive, dans laquelle Paul Mercier note un ralentissement, rencontrent en revanche plus de difficultés pour trouver leurs ingénieurs et chefs de projets sur place.

Cela n'empêche pas Total de recruter une vingtaine d'ingénieurs (géophysiciens, géologues, spécialistes du forage ou de la mécanique...) en contrat local au Congo, au Gabon et en Angola.

Si "la demande de managers africains de haut niveau est très importante, c'est parce que nos clients privilégient les nationaux, à présent", explique Fanta Traoré, consultante senior chez Robert Walters...

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