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RDC: quatre proches de Bemba arrêtés pour subornation de témoins (AFP)

par AFP 25 Novembre 2013, 09:50 RDC CPI Jean-Pierre Bemba

RDC: quatre proches de Bemba arrêtés pour subornation de témoins (AFP)
RDC: quatre proches de Bemba arrêtés pour subornation de témoins
AFP


Kinshasa (AFP) - Quatre proches de l'ex-vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, jugé par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité, ont été arrêtés pour subornation de témoins dans cette affaire, une première dans l'histoire de la CPI.

Président du Mouvement de libération du Congo (MLC), le deuxième parti d'opposition de la République démocratique du Congo, M. Bemba est jugé pour crimes contre l'humanité (viol et meurtre) et crimes de guerre (viol, meurtre et pillage) qui auraient été commis par sa milice en République centrafricaine en 2002-2003.

Le député et secrétaire général adjoint du MLC Fidèle Babala Wandu, 57 ans, "a été interpellé à son domicile dans la nuit (de samedi à dimanche) en exécution d'un mandat d'arrêt de la CPI", a déclaré dimanche Germain Kambinga, porte-parole du MLC.

Dimanche soir, M. Babala, directeur de cabinet de M. Bemba lorsque ce dernier était vice-président (2003-2006), attendait à l?aéroport de Ndjili, à Kinshasa, son départ pour La Haye, a constaté un journaliste de l?AFP. Un jet d?une dizaine de places arrivé en début de soirée doit assurer son transfèrement, encadré par des agents de la CPI, a-t-il observé.

Dans un communiqué publié dimanche soir, le MLC "dénonce (?) les conditions d?arrestation" qui, selon lui, violent les lois de la RDC et de la CPI. Il dénonce aussi "l?empressement" avec lequel Kinshasa a exécuté le mandat de la CPI, délivré le 20 novembre, alors que d?autres Congolais recherchés ont bénéficié de sa "protection".

La CPI avait annoncé plus tôt l'arrestation du député et de trois autres personnes soupçonnées de la même infraction : l'avocat Aimé Kilolo, qui défend M. Bemba, a été arrêté en Belgique; Jean-Jacques Mangenda Kabongo, défenseur de M. Bemba, a été arrêté aux Pays-Bas; et Narcisse Arido, témoin cité à comparaître par la défense, a été arrêté en France.

La CPI a des "motifs raisonnables de croire" que les quatre suspects auraient "constitué un réseau aux fins de produire des documents faux ou falsifiés et de corrompre certaines personnes afin qu'elles fassent de faux témoignages dans l'affaire concernant M. Bemba", écrit-elle dans un communiqué.

"Le mandat d?arrêt a également été notifié à (?) M. Jean-Pierre Bemba Gombo, à qui mon Bureau reproche d?avoir ordonné, sollicité et encouragé ces man?uvres visant à entraver le fonctionnement de la justice s?agissant de son propre procès", a déclaré la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, dans un autre communiqué...

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Radio Okapi Affaire Bemba à la CPI: un collectif d’avocats dénonce l’arrestation de Fidèle Babala Jacques Djoli accuse la CPI de "faire le jeu des forces obscures".

L’arrestation par la Cour pénale internationale (CPI) de quatre Congolais pour des atteintes présumées à l’administration de la justice dans le cadre de l’affaire Jean-Pierre Bemba Gombo suscite des réactions en RDC. Le collectif des avocats de l’un d’eux, le député national Fidèle Babala, a fustigé dimanche 24 novembre la procédure engagée par Kinshasa pour l’arrestation de ce dernier.

Dans une déclaration faite au sortir de l’audience leur accordée par le Procureur général de la République, ils ont déploré le non respect du Statut de Rome et des dispositions de la législation congolaise. L’un de ces avocats, Maître Alexis Lenga, a expliqué:

«Le principe, c’est que même si le mandat est envoyé par la Cour pénale internationale pour être exécuté par un Etat membre signataire du Statut de Rome, les dispositions sont claires : l’Etat concerné dispose de son pouvoir judiciaire pour vérifier la régularité de l’arrestation. Et le détenu dispose du droit de demander sa liberté provisoire

Il a qualifié de «scandaleux» le caractère expéditif de cette arrestation du secrétaire général-adjoint du Mouvement de libération du Congo (MLC), le Parti Jean-Pierre Bemba. « Pendant que nous venons pour appliquer le Statut de Rome et les dispositions de notre législation interne devant le Procureur général de la République, on nous apprend que Fidèle Babala est embarqué dans un avion affrété par la CPI», a-t-il déploré.

Son collègue Jacques Djoli a dénoncé un « un acte d’esclavagisme » de la part de la CPI:

«Ce qui est fait aujourd’hui est un acte d’esclavagisme ! Que des avocats ne puissent faire valoir devant le juge avec des pièces à conviction, si c’est comme ça qu’elle [la CPI] va asseoir sa coopération avec des Etats fragiles pour faire le jeu des forces obscures, il est tout simplement regrettable!»

De son coté, le porte-parole du gouvernement Lambert Mende a confirmé l’arrestation de Fidèle Babala. D’après lui, le gouvernement n’a fait qu’exécuter un mandat de la CPI, « la RDC étant membre signataire du statut de Rome qui créée cette cour ».

La Cour pénale internationale a arrêté les quatre Congolais, les 23 et 24 novembre. Fidèle Babala a été arrêté à Kinshasa, Aimé Kilolo Musamba, conseil principal de Bemba, à Bruxelles (Belgique), Jean-Jacques Mangenda Kabongo, membre de l’équipe de la défense de Bemba, aux Pays-Bas, tandis que Narcisse Arido, témoin cité à comparaître par la défense, à Paris (France).

Le procès de Jean-Pierre Bemba Gombo, sénateur et ex-vice-président congolais, s’était ouvert en novembre 2010, pour deux chefs de crimes contre l’humanité (viol et meurtre) et trois chefs de crimes de guerre (viol, meurtre et pillage). Ces crimes auraient été commis entre 2002 et 2003 par les troupes de l’ex-rébellion du MLC en République centrafricaine, où elles avaient été invitées par le président Patassé pour contrer la rébellion de Bozizé.

RDC: le président provincial du MLC Bas-Congo Lajos Bidiu abattu à Kinshasa

Un haut responsable du MLC, deuxième parti d'opposition en République démocratique du Congo, a été abattu à Kinshasa dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris auprès du parti.

Le président du Mouvement de libération du Congo (MLC) pour la province du Bas-Congo (Ouest), Lajos Bidiu Nkebi, "a été abattu devant chez lui, semble-t-il par des bandits armés", a déclaré à l’AFP Germain Kambinga, porte-parole du MLC, sans pouvoir donner de plus amples détails.

La Radio Okapi, parrainée par l’ONU et la Fondation Hirondelle, rapporte que la victime revenait d’un mariage quand elle a été attaquée."A peine entré dans la parcelle, trois hommes cagoulés en civil ont surgi pour lui demander de l’argent (...) Avant de se retirer du lieu suite aux bruits des jeunes du quartier qui ont été alertés par la discussion, ces bandits armés lui ont tiré trois balles, deux dans le ventre, une dans le pied", explique la radio sur son site internet, citant des "sources concordantes".

Lajos Bidiu Nkebi est le troisième haut responsable du MLC assassiné depuis 2008.

Le 22 novembre 2011, le député Marius Gangale avait été abattu à Kinshasa par des hommes armés, alors qu’il se trouvait dans son véhicule. Et le 6 juillet 2008 Daniel Botheti, vice-président de l'Assemblée provinciale de Kinshasa, avait été abattu dans la capitale alors qu'il était escorté par son garde du corps.

Le MLC est le deuxième parti d’opposition parlementaire, avec une trentaine de députés sur 500. Son chef, Jean-Pierre Bemba, est actuellement jugé par la Cour pénale internationale de la Haye, aux Pays-Bas. Il est accusé de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre qu'aurait commis sa milice en 2002 et 2003 en Centrafrique.

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