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Washington recommande à ses ressortissants de quitter la Centrafrique (Afrik.com)

par Fouâd Harit 17 Novembre 2013, 08:27 Centrafrique USA

Washington recommande à ses ressortissants de quitter la Centrafrique (Afrik.com)
Washington recommande à ses ressortissants de quitter la Centrafrique (Afrik.com)

par Fouâd Harit

La situation en Centrafrique se dégrade un peu plus chaque jour. Etant donné le contexte d’insécurité, Washington invite ses ressortissants à quitter le territoire.

L’escalade de violences en Centrafrique perdure. Au vu de la situation catastrophique dans le pays, les Etats-Unis prennent les devants et ont recommandé jeudi à ses ressortissants de quitter « immédiatement » le pays « par les vols commerciaux existants ». « Le département d’Etat met en garde les citoyens américains qui se rendraient en République centrafricaine (RCA) et recommande à ceux qui restent en RCA d’en partir immédiatement par les vols commerciaux existants », indique un communiqué du bureau consulaire du ministère.

L’ambassade américaine en Centrafrique est fermée depuis décembre 2012. C’est donc la France qui a maintenu ses services diplomatique qui sert « de puissance protectrice pour les intérêts des Etats-Unis en RCA ».

Le pays est livré à une insécurité généralisée depuis la chute du président François Bozizé, le 24 mars 2013. La coalition de la Séléka, officiellement dissoute par son chef Michel Djotodia, investi comme président de la transition le 18 août, sème la terreur au sein de la population. Cette dernière se plaint des exactions exercées par les anciens rebelles de la Séléka. Face à cette insécurité grandissante, des groupes d’auto-défense ont pris les armes, ce qui a entraîné de nouvelles violences à caractère communautaire opposant chrétiens et musulmans.

Les premières victimes, les civils, ont été déplacées par milliers. Aujourd’hui encore la population continue de fuir les violences. Le parquet de Bangui a ouvert mercredi des enquêtes contre les auteurs présumés des violences. Dépassées par les évènements, les autorités du pays peinent à contenir mais surtout à désarmer les ex-insurgés.

Bien que la diplomatie américaine n’ait jamais qualifié de « coup d’Etat » le renversement de François Bozizé, celle-ci a souvent condamné les agissements de la Séléka.

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