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Centrafrique: tirs, panique et peur de nouveaux massacres dans Bangui (AFP)

par AFP 25 Décembre 2013, 21:43 Centrafrique Sangaris Séléka anti-Balaka

Centrafrique: tirs, panique et peur de nouveaux massacres dans Bangui (AFP)

Centrafrique: tirs, panique et peur de nouveaux massacres dans Bangui
AFP

Bangui (AFP) - Des tirs d'origine indéterminée ont semé la panique mercredi à Bangui, dans les quartiers nord puis près de l'aéroport, tenu fermement par les soldats français dans une ville livrée au chaos et à une insécurité généralisée qui font craindre de nouveaux massacres.

Ces tirs ont cessé progressivement avec la tombée de la nuit. Vers 19H00 locales (18H00), un calme précaire régnait sur la ville plongée dans l'obscurité, où les communications téléphoniques étaient de plus en plus difficiles.

Après de multiples incidents et tirs intermittents au cours de la matinée dans plusieurs quartiers de la capitale, les tirs se sont concentrés et intensifiés au fur et à mesure de la journée, progressant vers le centre-ville plus au sud...

Position de combat

Une dizaine de blindés français se sont un moment déployés devant l'entrée de l'aéroport, déjà sécurisé par les soldats français qui étaient en position de combat derrière leurs sacs de sable, a-t-on constaté.

Les événements de la journée restent très confus. L'identité des belligérants restent pour le moment inconnue: miliciens "anti-balaka" (chrétiens), combattants de l'ex-rébellion Séléka. L'usage de mitrailleuses lourdes, et la présence dans les zones de combats de 4X4 et blindés du contingent tchadien de la Misca laissent à penser que ces militaires tchadiens étaient impliqués.

Aucun bilan n'était disponible. Un habitant du PK5, un quartier mixte à dominante musulmane sur la route du centre-ville, a fait état de plusieurs personnes tuées par des "anti-balaka" infiltrés dans le secteur. Les corps des victimes, dont il n'a pas précisé le nombre, ont été rassemblées dans une mosquée du quartier.

Toute la matinée, des tirs et incidents d'origine indéterminée ont éclaté dans plusieurs quartiers chauds de la ville, alimentant la psychose et le sentiment d'insécurité généralisée.

Les rues se sont rapidement vidées, les habitants se sont cloitrés chez eux en famille. Dans les secteurs les plus exposés, les familles terrorisées s'accroupissaient sous les tables, se réfugiaient sous les lits par peur des balles perdues, appelant sans cesse leurs proches au téléphone.

"Les Séléka (ex-rébellion, au pouvoir) nous tuent, ils sont entrés dans le quartier, ils tirent sur la population", a affirmé à l'AFP l'un de ces habitants. D'autres évoquaient au contraire une attaque des milices d'auto-défense chrétienne "anti-balaka"...

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