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Gbagbo emprisonné, Ouattara aux commandes, Hollande aux affaires… Exactions en Centrafrique et…en Côte d’Ivoire (L'Autre Afrique)

par François Charles 25 Décembre 2013, 09:12 France Centrafrique Côte d'Ivoire Françafrique François Hollande Laurent Gbagbo Ouattara

Gbagbo emprisonné, Ouattara aux commandes, Hollande aux affaires… Exactions en Centrafrique et…en Côte d’Ivoire (L'Autre Afrique)
Gbagbo emprisonné, Ouattara aux commandes, Hollande aux affaires… Exactions en Centrafrique et…en Côte d’Ivoire

François Charles

L'Autre Afrique

Pendant que, s’agissant de la Centrafrique, les représentants du gouvernement français multiplient les grandes déclarations d’intention, les exactions sanglantes se perpétuent en même temps en RCA, mais aussi en Côte d’Ivoire, autre « pays ami » de la France.

Alors que la présence des soldats français, cautionnés ou non par les Nations Unies, est de plus en plus sujette à caution sur place (1); que les groupes concurrents, sous couvert d’appartenance religieuse différente (2), se livrent à des tueries sélectives, pillages et exactions contre les populations civiles…la diplomatie française, totalement esseulée, s’époumone pour faire croire aux motivations humanitaires de sa présence sur le terrain.(3)

Une choix humanitaire sélectif…

Pendant que le président français demande le « départ » immédiat de son homologue centrafricain (se ravisant dès le lendemain !) pour causes d’exactions permanentes non réprimées dans son pays, il ne dit mot des mêmes « troubles » non réprimés qui ravagent régulièrement la Côte d’Ivoire, depuis le renversement de Gbagbo.

Anormal en Centrafrique (RCA), normal en Côte d’Ivoire?

Concernant les bandes armées, Alassane Ouattara, grand ami de la France et des USA, porté au pouvoir par la France et son armée, au prix d’une intervention militaire de grande envergure suivie d’une guerre civile coûteuse en vies humaines, ne semble pas avoir beaucoup plus « d’autorité » que le président centrafricain.

En effet, les bandes armées qu’on appelle les Dozos, pour avoir combattu aux côtés des soldats français, aidant Ouattara dans son assaut militaire contre Laurent Gbagbo et obtenu son renversement, ont toujours pignon sur rue. Il est de notoriété publique que, recyclés officiellement dans les forces de répression du régime, assassinant et violant, ils se livrent aujourd’hui, en toute impunité aux actes les plus abjects contre les populations civiles et ce, depuis la chute de Gbagbo.

Pour ces bandits, fonctionnaires d’état, la vengeance anti Gbagbo contre le peuple ivoirien n’est pas finie et elle a bon dos.

Pendant qu’ils pourchassent les « vilains » en Centrafrique, les responsables politiques français multiplient les rencontre amicales avec les chefs ivoiriens. Ne voit-on pas fréquemment Alassane Ouattara à l’Elysée et Guillaume Soro en compagnie de Claude Bartolone, son grand ami ?

Monsieur Bartolone de sait-il donc pas ce que tout le monde sait ? Ne sait-il pas, que changeant de camp à de multiples occasions, Guillaume Soro, après avoir choisi Ouattara, s’est rendu responsable de la mort de près d’un millier de personnes à Duékoué Carrefour, en Mars 2011 ?

François Hollande et Claude Bartolone ne savent-ils pas non plus que les Nations Unies, celles là même qui ont tant fait pour porter Ouattara au pouvoir, sont intervenues pour dénoncer les crimes actuels de ces bandes armées ?

L’huile sur le feu.

Des témoignages, de plus en plus nombreux, convergent pour dénoncer le soutien systématique des militaires français aux milices anti balakas (4) auxquelles ils laissent carte blanche pour des tâches de « maintien de l’ordre », alors que les Selekas (5), sont confinés, sur ordre, dans leurs casernements.

Les militaires français quant à eux, se sentant menacés, restent cantonnés autour de l’aéroport.

Ainsi, les Selekas empêchés, les quartiers musulmans, ne se sentant plus protégés par personne se mobilisent encore une fois pour tenter de s’auto-défendre. On voit bien que, agissant ainsi, les autorités militaires françaises, au lieu du désarmement général annoncé, favorisant ouvertement un camp contre l’autre remettent en route la spirale infernale d’une guerre civile qui, pour être artificiellement provoquée, n’en n’est pas moins réelle (6)

En Centrafrique comme en Côte d’Ivoire, la politique de la France est toujours le même : celle de l’huile sur le feu. Un pays à feu et à sang, où menacent guerre civiles, tueries et catastrophes humanitaires vaut toujours qu’on s’y intéresse et vaut surtout aussi…qu’on y envoie l’armée pour l’occuper !

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