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L’odeur de pétrole ranime la guerre au Soudan ! (L'Autre Afrique)

par L'Autre Afrique 27 Décembre 2013, 10:17 Sud Soudan USA Pétrole

L’odeur de pétrole ranime la guerre au Soudan ! (L'Autre Afrique)
L’odeur de pétrole ranime la guerre au Soudan !
L'Autre Afrique

Un parfum entêtant

Pendant que les bandes rivales et leurs chefs se disputent le Soudan, et son pétrole, depuis plus de trente ans, les principaux intéressés, à savoir les compagnies pétrolières et leurs gouvernements restent à l’affût. En effet, les entreprises chinoises*, seules à braver les risques dus à l’instabilité permanente, sont sur le terrain occupent pour l’instant le terrain.

Les compagnies occidentales, quant à elles, moins « casse-cou » et surtout échaudées par les enlèvements en série sont, telles les hyènes au festin du lion, en attente de jours plus favorables à leurs intérêts. Au vu des firmes concernées et de leurs engagements, soyons sûrs que ces jours (re)viendront bien vite. Savoir qu’il s’agit bien sûr des plus grandes compagnies américaines en dira suffisamment long et savoir aussi que, concernant les intérêts de la France dans la région, de Total qui a, pour sa part, déjà acquis les autorisations préalables visant à l’exploitation de 120 000 Km2 ne sera pas de nature à rassurer sur l’avenir.

Les populations en otage

Dores et déjà, les organisations humanitaires sur place, et les Nations-Unies, estiment à plusieurs milliers le nombre des victimes civiles et plus de 50 000 errant sur les chemins, prises en étau entre les groupes armés fidèles à Salva Kiir, président en exercice et ceux de la rébellion organisée par Riek Machar, l’ancien vice-président.

Les troubles qui avaient conduit à la naissance, par la partition du pays en 2011, du plus jeune état du Monde, 193ème sur la liste, salué par la communauté internationale, avaient causé la bagatelle de 2 millions de morts ! Les désaccords entre chefs, déjà les mêmes, s’étaient très vite poursuivis pour déchirer le pays sur fond d’intérêts particuliers, de pillage et de maitrise des champs de pétrole.

Les rabibochages et les disputes des deux principaux protagonistes depuis ces 20 dernières années, ont à n’en pas douter, au Sud Soudan comme ailleurs en Afrique**, beaucoup plus à voir avec des intérêts extérieurs au pays qu’à la défense des intérêts des populations nationales dont ces « chefs » se soucient comme d’une guigne. C’est, en effet, dans les régions concernées par les champs pétrolifères que les combats se font les plus violents. Comme par hasard…

* On trouve aussi sur place quelques compagnies indiennes et malaisiennes.

** Voir lautrefarique.info sur la Centrafrique.

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