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La France menace Michel Djotodia de sanctions (Journal de Bangui)

par Journal de Bangui 19 Décembre 2013, 14:03 Centrafrique France Françafrique François Hollande Sangaris Armée française

La France menace Michel Djotodia de sanctions (Journal de Bangui)
La France menace Michel Djotodia de sanctions

Par journaldebangui.com - Pana - 18/12/2013

La France menace le président centrafricain de sanctions pour le limogeage de trois ministres et estime que c’est une violation de la charte de transition en vigueur dans ce pays qui pourrait ouvrir des sanctions sur la base de la Résolution du Conseil de sécurité. En effet, le pays de François Hollande se dit préoccupée le fait que le président centrafricain, Michel Djotodia, ait pris cette décision sans l’aval de son Premier ministre, Nicolas Tiangaye. «La France est préoccupée par le limogeage de trois ministres, ainsi que du directeur du Trésor sans le contreseing du Premier ministre, Nicolas Tiangaye», a indiqué lundi le ministère français des Affaires étrangères.



Le président Djotodia et le président Hollande lors de sa visite en Centrafrique!

Le président Djotodia a limogé dimanche le ministre de la Sécurité et de l’Ordre public, celui des Finances et du Budget, ainsi que celui de l’Élevage dont l’implication et la solidarité avec le régime sont mis en doute. Le ministère français des Affaires étrangères menace le président centrafricain en affirmant que «la Résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations unies ouvre la voie à des sanctions contre les personnes qui enfreignent les accords de transition ou dont l’action a pour effet de menacer ou d’entraver le processus politique». Pour le Quai d’Orsay, «cette initiative, prise en contradiction avec la charte constitutionnelle de la transition et les accords de Libreville, est de nature à aggraver encore l’instabilité en République centrafricaine».

Paris appelle au respect des prérogatives du Premier ministre dans le cadre de la transition. La France a une force militaire 1.600 hommes en Centrafrique dans le cadre de la Résolution 2127 du Conseil de sécurité donnant mandat à une force africaine pour apporter la sécurité, rétablir la stabilité en Centrafrique et protéger la population.

Les Forces françaises en Centrafrique
Le dernier contingent de 150 parachutistes français pré positionnés à Douala, métropole portuaire du Cameroun, depuis, a regagné Bangui, la capitale de la Centrafrique, lundi 16 décembre 2013, a-t-on appris de source militaire. Selon un sous-officier en service à la Mission de logistique française de Douala (MISLOG), qui relève du 6ème Bataillon d’infanterie de marine (6ème BIMA) basé à Libreville, au Gabon, ce dernier contingent a rallié Bangui à bord d’un bus par route en passant par Yaoundé et Bertoua, dans l'Est du Cameroun.

La même source affirme que ces soldats français en route pour Bangui, appartiennent tous au 3ème Régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMA) de Carcassonne (sud de la France). 'Depuis samedi dernier, nous sommes en alerte pour les accueillir. Car, ils sont partis de leur base samedi matin et sont arrivés à Douala où ils étaient en transit. Puis, ils se sont rendus tous à Bangui par vagues successives depuis le week-end dernier', a précisé le sous-officier.

Avec le feu vert du Conseil de sécurité des Nations unies, la France mène officiellement depuis le 5 décembre, une opération militaire en Centrafrique en proie à une spirale de violences et d’exactions depuis mars 2012, après la prise par la force du pouvoir par Michel Djotodia. Le Cameroun sert de passerelle aux troupes françaises en partance pour Bangui, du fait que la Centrafrique n’a pas d’ouverture sur la mer qui facilite le transport des hommes et du matériel lourd à bord des bâtiments de guerre affrétés à propos.

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