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La France, s'éclipse-t-elle de la donne moyen-orientale au profit de la Russie ? (Irib)

par Irib 10 Décembre 2013, 13:10 Syrie France Russie Moyen-Orient

La France, s'éclipse-t-elle de la donne moyen-orientale au profit de la Russie ? (Irib)
La France, s'éclipse-t-elle de la donne moyen-orientale ?
Irib

L'intervention de la France en Centrafrique signifierait le retrait français du monde arabe.

De nouvelles évolutions sont peut-être en train de se produire, et au cours desquelles le porte-étendard de l'Union européenne, la France s'éclipserait de la donne moyen-orientale, pour céder la place aux Russes. Plus de détails, dans les lignes qui suivent, retirées de la page de l'agence Tasnim qui se réfère au site d'informations libanais Al-Ahd.

...

''Après son intervention militaire au Mali, la France s'est maintenant intervenue en République centrafricaine. Certains analystes disent que le renouvèlement de la présence française en Afrique fera sortir ce pays de la donne mondiale. Le site d'informations libanais Al-Ahd s'intéresse à cette approche et aux conséquences qui en résultent :

Est-il exact de dire que la France est sortie du Liban, de la Syrie, bref, du Moyen-Orient, pour (re)faire son entrée, dans la région de l'Afrique centrale ? En contrepartie de son retrait, dans le sens politique, des pays arabes du golfe Persique où elle cède la place aux Russes, la France, aurait-elle elle touché à une récompense intéressante, dans la mesure où elle se contente des accords militaires à minima avec Riyad, tandis que la comparaison n'y tient même pas, par rapport au très grand volume des transactions d'armements entre Riyad et Moscou, ou les transactions pétrolières, à l'horizon, entre l'Iran et la Grande Bretagne ou encore, les nouvelles offres iraniennes, prévues, pour les compagnies allemandes...

Il parait que la France préfère s'amuser en terres lointaines, bien loin du Moyen-Orient et du monde arabo-musulman. Ce qui est plus important, c'est de savoir si Washington a supprimé Paris, de la donne arabe et des équations pétrolières, en l'incitant, surtout, à s'engager dans le scénario guerrier en Syrie, alors qu'ils, c'est-à-dire, les Etats-Unis, observent tout cela, comme simple spectateurs ? Tout comme ce qui s'est produit en Libye, en ce sens que les Français ont semé, pour que les autres récoltent...

A noter que les responsables syriens ont déjà supprimé les compagnies françaises, de la liste d'entreprises dignes de confiance qui vont devoir investir et coopérer dans les travaux de reconstruction en Syrie, après la très attendue conférence Genève 2. Par contre, ils les ont remplacées par les parties russe et chinoise, d'autant plus que Pékin se montre très intéressé par la contribution aux projets de reconstruction des infrastructures dans ce pays.

Cette situation s'avère être le résultat des erreurs de l'ex-Chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, celles que l'actuel Président François Hollande n'a pas encore réussi à réparer. L'histoire remonte à il y a quelques années, lorsque les contacts directs ont été établis entre la France et la Turquie, très enthousiaste de réussir son adhésion à l'Union européenne. Ce processus a causé énormément de problèmes pour la France et embourbé ce pays dans des crises au Moyen-Orient, surtout, en Syrie, à tel point que l'armée et l'appareil de renseignement syriens maintiennent actuellement nombre d'otages non-arabes et surtout français, dans des prisons syriennes. Il ne faut cependant pas oublier les prises de position de Paris au Liban et envers le Hezbollah libanais qui ont provoqué la colère de Téhéran. Ainsi, la France s'est-elle vue obligée de consacrer un peu trop de temps à ses calculs politico-économique, or, aucun pays de la région n'a vraiment pas de besoin stratégique envers la France : leurs besoins sont souvent d'ordre tactique.

Actuellement, les pays arabes de la région se tournent, pour la plupart, vers la Russie et sa politique de soutien aux alliés régionaux, aux antipodes des puissances occidentales qui ont l'habitude de faire des pays alliés, des remparts face à l'ennemi.

L'autre erreur de Paris aurait consisté à ne pas avoir envisagé de plan B, un plan de remplacement dont elle se serait servie, en cas de l'échec du plan A, en vue d'assurer son contrôle, sur le processus d'évolutions en Syrie.

Selon les sources diplomatiques qui servent de base à l'analyse établie par le site Al-Ahd, le retrait de la France du monde arabe et son entrée dans les évolutions du continent noir marqueraient le début de nouvelles évolutions, en ce sens que le pays considéré, jusqu'ici, comme étant le porte-étendard et le moteur de l'Union européenne, s'éclipsera de la donne moyen-orientale, pour céder la place à la Russie qui, avec puissance et assiduité, cherche à étendre sa zone d'influence au Moyen-Orient, notamment, dans le monde arabe.''

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