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Nord du Mali: attentat meurtrier contre des Casques bleus à la veille des législatives (Mali Actu)

par Mali Actu 15 Décembre 2013, 08:19 Mali Elections législatives France Françafrique

Nord du Mali: attentat meurtrier contre des Casques bleus à la veille des législatives (Mali Actu)
Nord du Mali: attentat meurtrier contre des Casques bleus à la veille des législatives

Publié le 14 déc 2013 - 12:05
Mali Actu 

 

Un attentat a tué samedi deux soldats de l’ONU gardant une banque à Kidal, dans le nord du Mali, à la veille du second tour des législatives et au moment ou l’armée française mène une vaste opération anti-jihadiste dans la région.

Tôt samedi, un véhicule bourré d’explosifs a foncé sur la Banque malienne de solidarité (BMS) gardée par des soldats maliens et d’autres Africains, de la force de l’ONU au Mali, la Minusma, selon un responsable du gouvernorat de Kidal et des sources militaires à la Minusma.

« Pour le moment, nous comptons au moins deux morts et plusieurs blessés parmi les troupes africaines de la Minusma », a déclaré une source de la force de l’ONU. « Il y a également des blessés parmi les militaires maliens », a-t-elle ajouté.

La nationalité des soldats africains victimes de l’attentat n’a pas été précisée, mais selon le responsable du gouvernorat de Kidal, des Sénégalais figuraient parmi ceux qui gardaient cette banque.

Ce responsable du gouvernorat a raconté que, « tôt ce matin, un véhicule piégé s’est jeté sur la BMS, tuant le kamikaze ». Il a dit avoir vu « un corps brûler », sans pouvoir préciser s’il s’agissait de celui du kamikaze ou d’un soldat.

Selon une source militaire à la Minusma, « le kamikaze est venu par l’Est de la ville, il a tout de suite foncé sur la banque, avant d’exploser ».

« Il y a eu un très grand bruit, les battants de certaines maisons situées à plus de 500 mètres de la banque ont été emportés par l’explosion », a ajouté cette source.

C’était « un attentat bien préparé », a-t-elle ajouté.

Cet attentat survient à la veille du second tour des élections législatives qui doit parachever le retour à l’ordre constitutionnel au Mali, interrompu par un coup d’Etat qui, en mars 2012, avait précipité la chute du Nord aux mains de groupes jihadistes.

Le scrutin doit être sécurisé par les soldats français et maliens et ceux de la Minusma.

A Kidal, fief des Touareg et de leur rébellion, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), il n’y aura pas de scrutin, car les quatre députés de cette ville et de sa région situées à 1.500 km au nord-est de Bamako, ont été élus dès le premier tour du 24 novembre.

Parmi eux, figurent deux anciens rebelles touareg ayant rejoint le parti du président Ibrahim Boubacar Keïta, élu en août.

Vaste opération anti-jihadiste dans le nord-ouest

L’attentat de Kidal s’est produit au moment où l’armée française, qui intervient au Mali depuis presque un an pour traquer les groupes islamistes armés, mène depuis plusieurs jours une grande opération anti-jihadistes au nord de Tombouctou (nord-ouest).

Cette opération, qu’à Paris l’armée ne souhaite pas commenter mais sans la démentir, est une « très grosse opération militaire, la plus grosse dans la région de Tombouctou depuis la reprise des principales villes du Nord par les forces alliées » au début de l’année, selon une source africaine à Tombouctou.

Au moins une vingtaine d’hélicoptères français et des véhicules au sol participent à cette opération visant Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a précisé une source militaire malienne.

« Une vingtaine de jihadistes ont déjà été tués au nord de Tombouctou, et les Français visent actuellement la zone de Taoudéni », à environ 750 kilomètres au nord de la ville, « devenue le refuge des terroristes et des trafiquants de drogue », a ajouté la même source.

Une source militaire française à Bamako avait indiqué mardi que dix-neuf membres d’un « groupe très déterminé » avaient été tués.

Kidal est censée être contrôlée par les forces de l’ONU, les soldats français et les Maliens.

Mais la situation y reste chaotique et des éléments de nombreux groupes armés continuent à y circuler en toute impunité, dont ceux d’Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) qui a revendiqué l’enlèvement et le meurtre, le 2 novembre, de deux journalistes français.

Les relations entre le MNLA et le pouvoir de Bamako, qui n’arrive pas à asseoir son autorité dans la ville, sont tendues et des incidents réguliers opposent les Touareg aux soldats maliens présents à Kidal.

Le MNLA, qui collabore avec l’armée française dans le nord du Mali, n’a toutefois jamais revendiqué d’attentats du type de celui commis samedi, qui porte plutôt la marque des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

 

 

http://maliactu.net/nord-du-mali-attentat-meurtrier-contre-des-casques-bleus-a-la-veille-des-legislatives/

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