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Condamnation de la répression menée par le régime militaire en Egypte (SolidaritéS)

par SolidaritéS 9 Janvier 2014, 04:08 Egypte Junte :ilitaire Répression Démocratie

Condamnation de la répression menée par le régime militaire en Egypte

SolidaritéS

Le mouvement solidaritéS dénonce et condamne la répression violente des derniers jours contre le mouvement populaire égyptien et les nouvelles lois promulguées le 24 novembre 2013 par le président par intérim Adly Mansour, marionnette du régime militaire sur les manifestations, obligeant notamment les organisateurs à prévenir les autorités trois jours avant la tenue de leur rassemblement et réservant au ministère de l’Intérieur le droit d’interdire une manifestation, et les grèves. Dans les deux cas le droit de grève et de manifester devient quasi impossible. Ces nouvelles lois ressemblent à s’y méprendre à celles que voulait faire passer l’ancien président et membre des Frères Musulmans Morsi lorsqu’il était encore au pouvoir. De même, le comité chargé de revoir la constitution vient de confirmer le jugement de civils par les tribunaux militaires lorsque les intérêts militaires sont en jeu, soit en ce moment quasiment tout le temps.

SolidaritéS condamne également les lourdes et illégitimes peines de prison prononcées par le tribunal correctionnel d’Alexandrie contre 21 manifestantes islamistes. Le tribunal a en effet infligé une peine de 11 ans et un moi de prisons à 14 manifestantes pour destruction de biens privés, agression sur des agents des forces de sécurité et incitation à la violence. De plus le tribunal, a ordonné que sept jeunes filles mineures, âgées de 15 à 17 ans soient placées dans un centre de détention jusqu’à ce qu’elles atteignent leur majorité.

A nouveau et malgré le caractère réactionnaire et contre révolutionnaire des Frères Mususlmans, nous condamnons les meurtres commis à leur encontre par l’armée, l’arrestation de leurs membres et la fermeture arbitraire de leurs chaînes de télévision.

Lors des dernières manifestations, 26 et 27 novembre au Caire, contre les nouvelles lois sur les manifestations, de nombreux militant·e·s du Front du Chemin de la Révolution ont également été arrêtés, dont deux militants très en vue, Alaa Abdel Fattah et Ahmad Maher. La justice a ordonné leur arrestation pour avoir organisé mardi deux manifestations illégales. Le procureur les accuse d’avoir « incité à manifester en contravention de la loi », selon l’agence officielle MENA. Outre MM. Abdel Fattah et Maher, 24 autres manifestant·e·s ont été placés en détention dans le cadre de l’enquête sur les deux manifestations dispersées avec des canons à eau et du gaz lacrymogène, dans le premier incident au Caire depuis la promulgation de la loi. Une soixantaine de personnes ont été arrêtées, dont la militante Mona Seif, qui avait lancé dès 2011 une « campagne contre les procès militaires de civils ». La militante Mme Seif avec 15 autres femmes ont été relâchées au milieu de la nuit, à une dizaine de kilomètres au sud du Caire. Douze hommes se trouvaient également avec elles.

Ainsi la soi-disant « guerre contre le terrorisme » contre le mouvement des Frères Musulmans est une attaque contre le processus révolutionnaire et sert clairement de prétexte à limiter les libertés et droits de toutes et tous ; des journalistes, des humoristes sont arrêtés ou poursuivis, des ouvriers·ères et militant·e·s également, la loi de l’état d’urgence supprimée revient sous une autre forme.

Nous réaffirmons également notre soutien aux forces progressistes et démocrates égyptiennes dans leur combat pour les objectifs de la révolution : la démocratie, la justice sociale et la souveraineté populaire nationale.

C’est dans cette perspective que nous apportons notre soutien au nouveau regroupement de la gauche égyptienne sous le nom de Front du chemin révolutionnaire (qui réunit le Front Démocratique du 6 avril, le Mouvement de la jeunesse du 6 avril, le Parti de l’Egypte Forte, les Socialistes révolutionnaires, le mouvement de jeunesse de Justice et Liberté, et un certain nombre d’autres militant·e·s révolutionnaires), qui déclarent se battre à la fois contre les politiques antisociales et antidémocratiques de l’armée et des Frères Musulmans.

Non à la répression !

Oui à la continuation de la révolution populaire pour la démocratie et la justice sociale !

Source : Le mouvement solidaritéS dénonce et condamne la répression violente des derniers jours contre le mouvement populaire égyptien et les nouvelles lois promulguées le 24 novembre 2013 par le président par intérim Adly Mansour, marionnette du régime militaire sur les manifestations, obligeant notamment les organisateurs à prévenir les autorités trois jours avant la tenue de leur rassemblement et réservant au ministère de l’Intérieur le droit d’interdire une manifestation, et les grèves. Dans les deux cas le droit de grève et de manifester devient quasi impossible. Ces nouvelles lois ressemblent à s’y méprendre à celles que voulait faire passer l’ancien président et membre des Frères Musulmans Morsi lorsqu’il était encore au pouvoir. De même, le comité chargé de revoir la constitution vient de confirmer le jugement de civils par les tribunaux militaires lorsque les intérêts militaires sont en jeu, soit en ce moment quasiment tout le temps.

SolidaritéS condamne également les lourdes et illégitimes peines de prison prononcées par le tribunal correctionnel d’Alexandrie contre 21 manifestantes islamistes. Le tribunal a en effet infligé une peine de 11 ans et un moi de prisons à 14 manifestantes pour destruction de biens privés, agression sur des agents des forces de sécurité et incitation à la violence. De plus le tribunal, a ordonné que sept jeunes filles mineures, âgées de 15 à 17 ans soient placées dans un centre de détention jusqu’à ce qu’elles atteignent leur majorité.

A nouveau et malgré le caractère réactionnaire et contre révolutionnaire des Frères Mususlmans, nous condamnons les meurtres commis à leur encontre par l’armée, l’arrestation de leurs membres et la fermeture arbitraire de leurs chaînes de télévision.

Lors des dernières manifestations, 26 et 27 novembre au Caire, contre les nouvelles lois sur les manifestations, de nombreux militant·e·s du Front du Chemin de la Révolution ont également été arrêtés, dont deux militants très en vue, Alaa Abdel Fattah et Ahmad Maher. La justice a ordonné leur arrestation pour avoir organisé mardi deux manifestations illégales. Le procureur les accuse d’avoir « incité à manifester en contravention de la loi », selon l’agence officielle MENA. Outre MM. Abdel Fattah et Maher, 24 autres manifestant·e·s ont été placés en détention dans le cadre de l’enquête sur les deux manifestations dispersées avec des canons à eau et du gaz lacrymogène, dans le premier incident au Caire depuis la promulgation de la loi. Une soixantaine de personnes ont été arrêtées, dont la militante Mona Seif, qui avait lancé dès 2011 une « campagne contre les procès militaires de civils ». La militante Mme Seif avec 15 autres femmes ont été relâchées au milieu de la nuit, à une dizaine de kilomètres au sud du Caire. Douze hommes se trouvaient également avec elles.

Ainsi la soi-disant « guerre contre le terrorisme » contre le mouvement des Frères Musulmans est une attaque contre le processus révolutionnaire et sert clairement de prétexte à limiter les libertés et droits de toutes et tous ; des journalistes, des humoristes sont arrêtés ou poursuivis, des ouvriers·ères et militant·e·s également, la loi de l’état d’urgence supprimée revient sous une autre forme.

Nous réaffirmons également notre soutien aux forces progressistes et démocrates égyptiennes dans leur combat pour les objectifs de la révolution : la démocratie, la justice sociale et la souveraineté populaire nationale.

C’est dans cette perspective que nous apportons notre soutien au nouveau regroupement de la gauche égyptienne sous le nom de Front du chemin révolutionnaire (qui réunit le Front Démocratique du 6 avril, le Mouvement de la jeunesse du 6 avril, le Parti de l’Egypte Forte, les Socialistes révolutionnaires, le mouvement de jeunesse de Justice et Liberté, et un certain nombre d’autres militant·e·s révolutionnaires), qui déclarent se battre à la fois contre les politiques antisociales et antidémocratiques de l’armée et des Frères Musulmans.

Non à la répression !

Oui à la continuation de la révolution populaire pour la démocratie et la justice sociale !

Source : http://www.solidarites.ch/

Condamnation de la répression menée par le régime militaire en Egypte (SolidaritéS)

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