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Les groupes wahhabites contrôlés par Bandar attaquent la Russie avec la complicité de la CIA (Mondialisation.ca)

par Philippe Tourel 9 Janvier 2014, 08:17 Russie USA Arabie Saoudite Volgograd Attentat CIA Wahhabites

Les groupes wahhabites contrôlés par Bandar attaquent la Russie avec la complicité de la CIA (Mondialisation.ca)
Les groupes wahhabites contrôlés par Bandar attaquent la Russie avec la complicité de la CIA

Mondialisation.ca

Philippe Tourel

Les groupes terroristes d’inspiration wahhabites cherchent à perturber les Jeux Olympiques de Sochi à la réussite desquels tient énormément Vladimir Poutine, en perpétrant des attentats spectaculaires sur l’ensemble du territoire russe. Comme on vient de le voir dans la ville de Volgograd. Comment va réagir l’Etat russe ? Portera-t-il le combat contre les financiers saoudiens et qataris de ces groupes ?

Après avoir échoué à renverser le régime syrien, les groupes djihadistes et takfiris, d’inspiration wahhabites se retournent contre la Russie qu’ils tiennent pour responsable de leur déconfiture en Syrie. Le prince Bandar Bin Sultan, le tout puissant chef des renseignements saoudiens, et homme de lige de la CIA, qui a été reçu – à sa demande- à deux reprises par le président russe Vladimir Poutine, en moins d’un an, pour le convaincre, en vain, de lâcher Bachar al-Assad en contrepartie de juteux contrats, passe donc à la vitesse supérieure et utilise les groupes terroristes qu’il contrôle pour le faire plier, avec la bénédiction de la CIA.

Tout cela à quelques semaines des Jeux olympiques d’hiver de Sotchi que certains dirigeants occidentaux, dont François Hollande qui vient de rendre une visite en Arabie saoudite d’où il a appelé à renverser Bachar al-Assad, ont d’ores et déjà annoncé qu’ils vont les boycotter. Pour le remplacer par qui ? Par la même nébuleuse jihadiste qui frappe aujourd’hui au cœur même de la Russie, plus justement la ville de Volgograd. Quelle sera la réaction du maitre du Kremlin à cet « affront » ? Va-t-il, comme certains analystes le pensent, porter le combat au cœur même du royaume wahhabite ?

Connaissant la détermination de Poutine dans sa guerre implacable contre le terrorisme et ses financiers, c’est plus que probable.

Selon des informations officielles russes publiées à la suite de la seconde rencontre entre Bandar et Poutine qui a eu lieu le 3 décembre 2013, « Poutine et Bandar Sultan ont longuement évoqué le dossier syrien à la lumière des pourparlers de Genève II qui devront se tenir le 22 janvier. Ils ont échangé leurs points de vue pendant de longues heures sur ce sujet. » La situation en Iran et en Egypte y étaient discutée. Mais selon des sources russes officieuses, cette réunion s’était soldée par un échec total que ce soit sur le dossier syrien ou iranien. Elle a failli même tourner en une confrontation verbale peu diplomatique.

Bandar Bin Sultan avait cru intelligent de proposer à son hôte de freiner l’ardeur des groupes terroristes tchétchènes « qu’il contrôle, afin de laisser les jeux de Sotchi se dérouler normalement » (sic !)

La réaction de Poutine était immédiate et virulente. « Si les salafistes mettent les pieds en Asie Centrale, nous leur casserons les pieds. »

Les services russes s’attendaient donc à des attentats terroristes pendant cette période. Ils en avaient même déjoué quelques uns y compris à Moscou.

En choisissant la ville de Volgograd (Stalingrad de 1925 à 1961), située au bord de la Volga dans le sud de la Russie), symbole de la résistance héroïque contre le nazisme pendant la Deuxième guerre mondiale, les terroristes avaient voulu démoraliser l’opinion publique russe.

Dans sa dernière vidéo en ligne cet été, Dokou Oumarov, le chef tchétchène autoproclamé de la rébellion islamiste dans le Caucase russe, avait prévenu le président russe de l’imminence d’une vague terroriste à la veille des JO de Sotchi, au bord de la mer Noire et au pied des montagnes du Caucase.

Cliquez pour visionner la vidéo :

http://www.youtube.com/watch ?v=56v87PQqudI

Quelques semaines avant la deuxième rencontre Poutine-Bandar, un premier attentat a eu lieu le 21 octobre 2013 dans un bus de Volgograd, provoquant la mort de 7 personnes et 30 blessés. Une femme de 30 ans, originaire du Daghestan (république du Caucase russe), serait la kamikaze. Naïda Assialova était l’épouse d’un jeune Russe de la banlieue de Moscou, Dmitri Sokolov, converti au wahhabisme et spécialisé dans la fabrication d’explosifs. Membre d’un groupe terroriste de Makhatchkala, capitale du Daghestan, Sokolov serait impliqué dans l’organisation de nombreux attentats dans la région. Selon le journal, c’est lui qui aurait “préparé” son épouse à cette attaque.

Le dimanche 29 et lundi 30 décembre, deux autres attentats qui semblent porter la marque du groupe jihadiste de Dokou Oumarov, ont eu lieu . Dimanche, au moins 17 personnes ont péri et une quarantaine ont été blessées lors d’une explosion à la gare de Volgograd. Lundi matin, 14 autres personnes ont été tuées et 28 blessées par un attentat-suicide qui a entièrement détruit un trolleybus au centre-ville.

La Russie n’avait plus connu d’attaque d’une telle ampleur depuis celle du 24 janvier 2011 à l’aéroport de Moscou-Domodedovo, qui avait fait 37 morts. L’attaque avait déjà été revendiquée par Oumarov. Dans les trois cas, la cible visée est un lieu public très fréquenté où sont morts des civils anonymes sans aucun lien avec les troubles au Caucase ou avec les JO.

Commentant ces attentats, Karim Bouali (journaliste du site algérien Algérie patriotique) écrit que « l’Occident mène une guerre à la Russie par terroristes interposés. »

Et d’ajouter :

« Il serait difficile de ne pas déceler une coïncidence entre la série d’attentats terroristes en Russie et le soutien de ce pays à la Syrie et à l’Ukraine. Cette relation entre la dégradation de la situation sécuritaire en Russie et les événements qui secouent ces deux pays est d’autant plus plausible que Moscou persiste dans sa politique de résistance aux velléités hégémoniques occidentales. Il faut rappeler que l’UE essaye de peser de tout son poids pour pousser l’Ukraine à se jeter dans les bras de l’ogre européen, de sorte à affaiblir davantage une Russie qui s’est vu, ses dernières années, grignoter des espaces géostratégiques. Mais le Kremlin, qui semble se ressaisir, a fini par remporter le bras de fer en accordant à son voisin un prêt au moment où l’Europe tendait la perche à l’opposition ukrainienne, lui proposant une aide de 20 milliards d’euros, restée au stade de la promesse. Dans le dossier syrien, la Russie, comme la Chine, a réagi fermement aux tentatives occidentales de faire tomber le régime en place et lui substituer un pouvoir islamiste, financé par le Qatar et l’Arabie Saoudite, et armé par la France et la Grande-Bretagne. Toutes les tentatives de ce quarteron de pays de déboulonner l’inamovible Bachar Al-Assad ont été vouées à l’échec. Sur le plan diplomatique, le veto russe a rendu caducs les efforts effrénés de Paris d’imposer une résolution pour une intervention militaire de l’Otan en Syrie, comme ce fut le cas en Libye. Sur le plan militaire, l’envoi d’armes et d’agents secrets pour former la rébellion syrienne au terrorisme a été vain. L’armée syrienne continue de marquer des points grâce, entre autres, au soutien militaire de la Russie qui considère ce pays arabe comme un des derniers bastions face à l’influence de l’Ouest. Les derniers attentats terroristes de Volgograd, qui ont fait une trentaine de morts, sont une réponse à cette fermeté de Moscou que l’Occident veut briser à travers les bombes humaines, cette invention américaine expérimentée en Afghanistan et en Irak et exportée dans les zones où la guerre classique est défavorable aux armées occidentales. »

Philippe Tourel

Publié le 30 décembre 2013

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