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Message au peuple gabonais, aux leaders de la Société Civile, aux combattants des Droits de l'Homme, aux activistes du Gabon par Junior EBONG TCHISSAMBO

par Junior EBONG TCHISSAMBO 11 Janvier 2014, 07:49 Articles de Sam La Touch Gabon Dictature Ali Bongo Françafrique France Ambassade de France au Gabon Junior EBONG TCHISSAMBO Opposition

Message au peuple gabonais, aux leaders de la Société Civile, aux combattants des Droits de l'Homme, aux activistes du Gabon par Junior EBONG TCHISSAMBO

Le 28 novembre 2013, devant le siège de l'ambassade de France au Gabon à Libreville, Junior EBONG TCHISSAMBO membre de la société civile gabonais a été interpellé par les forces de police nationale pour avoir tenté de déposer un lettre de contestation contre la société française GEMALTO, responsable de la confection du ficher biométrique qui a servi pour les élections locales de décembre 2013. Le Parti Communiste Français (PCF) avait écrit à l'époque : "Le Parti communiste fait part de sa grande inquiétude devant les méthodes employées. La réponse des autorités gabonaises face au mouvement de protestation initiée par la société civile et la diaspora gabonaise de France, en dit long sur la répression à l’œuvre actuellement" et de critiquer la collaboration du gouvernement français avec la dictature gabonaise (soutenue par la France depuis plus d'un demi-siècle) : "Au lieu d’inviter le dictateur Gabonais Ali Bongo au Sommet de l’Élysée sur la paix et la sécurité qui se tiendra dans quelques jours, la France ferait mieux d’agir pour empêcher les violences et permettre la libre expression de l'opposition et de la société civile."

Junior EBONG TCHISSAMBO a été libéré le 2 décembre 2013. Sur ce blog, il apporte de nouveaux éléments sur la situation au Gabon au travers d'un texte adressé au peuple gabonais, à la société civile et aux combattants des droits de l'homme enfin dans un deuxième texte il tient à remercier le PCF pour avoir sensibilisé l'opinion publique au drame qu'il a vécu.

Lire aussi : Dictature gabonaise : non à la répression (PCF)

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Chers Compatriotes,



Je suis convaincu que les gabonais en général et les jeunes en particulier, sont de plus en plus conscients du fait que le salut du Gabon, sinon sa libération ne passera que par le peuple. Le célèbre philosophe Karl Marx, n’a t-il pas dit et je cite: "La lutte est la sage femme de l'histoire". Il s'agit ici d'une lutte, où le prolétaire (l’oppressé ou le peuple) renverserait le pouvoir établi par un soulèvement ou une insurrection fut-elle pacifique. De ce fait, il conviendrait que le peuple dans le contexte moderne actuel, puisse mettre en œuvre une stratégie qui lui permettrait d'arriver à ses fins. Comment y arriver? Comment cela serait-il possible dans la mesure où il existe des dissensions, divergences et mésententes entre les oppressés eux-mêmes?

COMMENT Y ARRIVER?

Nous savons tous que le courage n'est pas absence de peur, c'est vrai mais encore faudrait-il que ce courage soit bien orienté et bien canalisé pour créer une dynamique capable d'évincer le pouvoir établi. Il faudrait à notre sens revoir les différents blocages dans le contexte actuel de notre cher et tendre pays, le Gabon. Pays dans lequel se trouve à la tête, un système qui a duré au pouvoir et par conséquent qui s'est enraciné tel un baobab qui serait difficile à abattre. Mon grand père me disait souvent :" peu importe la hauteur et la grandeur d'un arbre, une petite hache est capable de l'abattre". Mais, fort de ce qui précède la question de savoir, qu'est qui constituait une hache et comment la fabrique t-on? A la réponse à cette question, je me suis dit que la hache se compose d'une manche et d'une tête.

En revanche cette manche à besoin de bras robustes pour parachever l'abattage de l'arbre et sa chute par le bucheron (le peuple). Nous essayerons de conceptualiser les choses. La manche ici peut symboliser l’union du peuple et/ ou des oppressés aussi bien à l’intérieur du Gabon que dans sa Diaspora. Où nous constatons un peu plus chaque jour, les réactions publiques (via internet à travers les réseaux sociaux, les médias radiotélévisés publiques et privés internationaux comme nationaux) des compatriotes qui, sans crainte de représailles de ce qui pourrait leurs arriver (suppression de bourses, licenciement, interdiction ou blocage à l’accès à la fonction publique ou privée). Ces derniers dénoncent, fustigent, critiquent et condamnent les dérives et maux socio-économique, politique voir même religieux de notre pays. Ils proposent de ce fait, des solutions claires et rigoureuses qui vont dans une logique de libération nationale car consciente de cette réalité indubitable selon laquelle, le Gabon est un état voyou, policier, oppresseur et oligarchique, dirigé par une poignée de personnes qui ont vendu leur dignité. N'ayant aucune éthique et en manque total d’amour pour leurs semblables et de patriotisme puisqu’ils détournent, assassinent, violent les droits fondamentaux du peuple, utilise la ruse et la violence comme moyen pour se maintenir au pouvoir, au sens machiavélique du terme (relatif à l’œuvre de machiavel intitulé," Le Prince").

Ainsi, nous observons la recrudescence du phénomène des crimes rituels et financiers, qui restent à nos jours impunis la plupart du temps. Les BMA (Biens Mal Acquis), nous ont prouvé que le Gabon est depuis plusieurs décennies, un véritable gâteau où tout le monde veut se servir et vient prendre sa part. Nous nous rappelons tous cette pratique bien connue des gabonais, surtout à l'époque de Bongo père. Pratique qui voulait que: quand tu fasses un peu ou même beaucoup de bruits la journée, la nuit on t'appelle. En clair, quand tu deviens opposant (encore faudrait-il que tu le sois vraiment) et que tu réussisses à gagner la confiance du peuple, qui croient en tes convictions pour un changement réel et effectif.
Aussi, Celui-ci " l'opposant", a toujours ou presque que toujours déçu les personnes qui lui ont accordé leur confiance. Nous savons tous comment cela se termine, soit par une compromission, soit par une alliance avec le camp de l'ennemi du peuple (PDG) ou encore par la fissure ou division soit disant, du PDG qui, après que les anciens hiérarques aient été lésés par on ne sait quoi, décident de partir du navire qui leurs a tout donné. Et prétend enfin venir rejoindre le camp de l'opposition ( la vraie ou la fausse?), soit encore pour avoir eu des problème d'ego ou tout simplement à cause d'une guéguerre entre deux enfants du roi dont l'un, aurait la prétention de penser ou avoir conscience de ce que le père l'aurait choisi comme successeur et/ ou héritier du trône.

Or, lorsqu'on est démocrate, on ne peut pas avoir ce genre de logique anti-démocratique. Ce qui veut dire qu'on pense que la gestion d'un pays n'appartient qu’a une famille, un clan, un parti ou à un ancien membre du parti qui a contribué à mettre notre pays dans un profond précipice. Notre pays qui continue incessamment de s'enfoncer au regard impuissant du peuple, de la Société Civile, des partis de l' "opposition", des organisations de la Diaspora gabonaise de France, du Canada, des Etats-Unis, Belgique, Maroc, Afrique du sud etc.

Nous n’ignorons pas que le PDG, ses alliés et la légion étrangère dirigent le Gabon par une gestion sectaire, irrationnelle et posent des actes relevant de l’amateurisme politique et de gestion de la cité, et ce malgré leurs multiples, docteurs, ingénieurs et autres diplômés. Ali Bongo, le (PDG) et le gouvernement gabonais sont la racine de tous les maux dont souffre le Gabon. Le PDG est en perte visible de popularité, d'estime, de crédibilité, de confiance et qu’il n'a plus jamais gagné une élection ou presque. Sachant qu’il dirige les institutions de la République avec une absence de séparation de pouvoir et du fait que les institutions soient au service du parti au pouvoir et non du peuple. Sachant qu’ils essayeront par tous les moyens de contrôler les organisateurs des scrutins électoraux à leurs propres fins. Sachant que la corruption, l’achat de consciences, les fraudes électorales sont des aspects qui démontrent la mauvaise foi des gouvernants, à faire un sorte que le Gabon devienne une véritable démocratie par le truchement des élections crédibles et transparentes, gages d’une réelle démocratisation du pays et d’une alternance politique (45 ans de pouvoir sans partage et illégitime, ça suffit).

Aussi, cette état de chose qui veut que le PDG et alliés soient toujours en train d'occuper des postes stratégiques et gagner les élections truquées ou pipées et dont les résultats sont connus à l'avance. L'échéance électorale soit disant "biométrique", qui vient de connaitre son épilogue et qui à travers le cirque que nous ont présenté le pouvoir émergent d'Ali 9, dont le train de l'émergence serait encore à la gare (d’après ses dires). La vérité c’est qu’ils se préparent déjà pour les futures les présidentielles de 2016, avec pour seul but de rester éternellement au pouvoir quelque soit les moyens.
" Lorsque je pense ce n'est pas moi qui pense mais c'est le peuple qui pense à travers moi" a pu dire le philosophe allemand Leibniz.

QU'EST-CE QUI BLOQUE?


Chers compatriotes,

Je ne suis pas un docteur en science politique, je parle non seulement en temps qu’ homme de terrains, combattant des Droits de l'Homme, analyste politique, patriote, philanthrope mais surtout en tant que citoyen gabonais et penseur libre, bien qu'étant membre le la Société Civile. Le but ici est d'essayer de retransmette à travers une synthèse ou résumé, les inquiétudes du gabonais lambda et du peuple, ses attentes et aspirations profondes.

Par conséquent si nous revenons à la symbolique de la manche, le but inavoué est de faire comprendre au peuple gabonais du Gabon et de sa Diaspora, doivent comprendre la nécessité d'union des forces vives de la nation des gabonais de tout bord, non pas pour un discours politique visant à faire valoir un brigue à la présidence de la République, mais plutôt, d'avoir un discours d' "union nationale" contre le pouvoir oppresseur et ennemi du peuple, le PDG. Discours clair, déterminant et axé sur une bataille insurrectionnelle, qui emmènera les gabonais en crise de confiance et qui pour la plupart ont une désaffection et un désintéressement de la chose politique, en raison des multiples trahisons qui ont parfois fait perdre la vie à certains d’entre eux. D’après mes modestes sondages qui ont commencé, il y ‘ a un peu plus de 3 ans. Les populations ont peur de s'engager dans cette bataille par risque d'être trompé une nouvelle fois.


PROPOSITION DE SOLUTIONS

Ainsi, le premier constat ici, nous amène à penser qu'il faille dans un premier temps, redonner espoir au peuple et installer un climat de confiance par un discours vrai et constant sur le départ d'Ali Bongo avant ou en 2016. Puis renoncer aux replis identitaires car : Gabonais nous sommes et le Gabon nous appartient tous.
Nous devons prôner la méritocratie et non au divisionnisme ; que vous soyez du nord ou du sud de l’est ou de l’ouest, le plus important est de penser à l’avenir de notre pays qui laisse présager des lendemains sombres car diriger par des individus qui sont venus aux rennes du pouvoir par des méthodes draconiennes et ne soucient pas du destin du Gabon .



Fort de ce qui précède, il convient de conclure en disant que le peuple ne croit plus en ses leaders et a du mal à redonner sa confiance aux potentiels vendeurs d'illusions car ayant été trahi par le passé et roulé dans la farine. Face à cela, il conviendrait de créer une nouvelle dynamique dans laquelle tous les partenaires ou forces vives de la Nation (étudiants, élèves, syndicats, commerçants, fonctionnaires et sans emploi) seront impliquer pour fortifier le bras qui donnera le coup final sur l'arbre" PDG-Bongo", ne dit-on pas que l'union la fait la force.

In Fine, Je pense que cette bataille doit être l'affaire de tous et que l'intérêt supérieur du Gabon est au-dessus des intérêts particuliers. Je dis, trêve de bavardage, trêve de conflit de leadership, trêve d'immobilisme, trêve de peurs, trêve de divisions, trêve de politiques politiciennes... Le changement au Gabon, se résume en un seul mot: la vindicte populaire ou l'insurrection pacifique car il n'en saurait être autrement. L'article 35 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen qui nous confère ce droit universelle et inaliénable stipule et je cite : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour une portion du peuple, le sacré des droits et les plus indispensable des devoirs ».

Le PDG, ne partira jamais du pouvoir par la voix des urnes, seule une insurrection pacifique et souveraine est la condition sinéquonone.
Le temps n'attend pas qui l'attend, 2016 pointe à l'horizon, ne soignons pas surpris de voir un unième coup d'état électoral si nous ne commençons pas à appliquer des stratégies et ce dès maintenant.

Chers compatriotes,

Tout en espérant que ce message, que j'ai voulu partager avec vous, attire votre attention, nous rapproche et unisse toutes les forces vives (du Gabon
et sa Diaspora) de la Nation contre notre ennemi commun, le PDG. Je souhaite que notre victoire à travers la chute des Bongo-PDG, ne soit plus un rêve mais une réalité.

"La victoire de demain commence aujourd'hui"

Que Dieu bénisse le Gabon et toutes les autres nations de la terre!! Je vous remercie!



Junior Tchissambo

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Je tiens particulièrement a remercié le PCF, pour son engagement contre le néocolonialisme, la dictature en Afrique et les violations flagrantes des Droits fondamentaux et de Droits d l'Homme. Aussi de la marque d'attention portée à mon égard pour avoir fustigé et dénoncer mon arrestation en violation flagrante des dispositions de la constitution Gabonaise qui, dans son préambule stipule: " Nul n'a le droit d'être maltraité, séquestré, molesté, torturé même quand il est en état d'arrestation". Après mon arrestation et les brutalités policières survenues le 28 Novembre 2013, devant les locaux de l'Ambassade de France au Gabon. J'ai été placé pour une unième fois en garde-à-vue pendant 28 heures. où j'ai subi des intimidations et été torturé psychologiquement en voyant des êtres humais fusent-ils criminels. J'ai pu vivre physiquement le théâtre du véritable centre de torture du commissariat central de Libreville à travers son service de la Brigade Anti-Criminalité ( BAC). Là-bas, des garder à vue sont torturés et traités dan des conditions inhumaines. Ils passent parfois plus de 48 heures de garde à vue sans manger. Le plus désolant c'est que le soit disant Président de la République, aille clamer haut et fort devant le pupitre des Nations Unies lors d'un sommet, que les Droits de l'Homme sont respectés au Gabon. Même les droits fondamentaux portant en dispositions dans notre constitution tels que la liberté d'expression et de manifestation pacifique sont violées chaque jour au regard impuissant des populations. Par Crainte de répression de la part des dirigeants qui règnent par la violence, la force et l'oppression. Le Dictateur et usurpateur de pouvoir du Gabon Ali Bongo, a affaire à une génération de jeunes qui est prête à mourir en martyr pour qu'enfin leur pays soit libéré du joug de l'oppression et de la dictature. Je renouvelle mes remerciements au PCF une fois de plus. Je voudrai qu'il sache que notre combat pour la démocratie dans notre pays est long mais il aboutira!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Cordialement!!

Message au peuple gabonais, aux leaders de la Société Civile, aux combattants des Droits de l'Homme, aux activistes du Gabon par Junior EBONG TCHISSAMBO

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