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PHEME. Contrôle du Web et censure. Des chercheurs veulent passer les réseaux sociaux au détecteur de mensonges. (Le Parisien)

par Le Parisien 24 Février 2014, 07:13 Pheme Censure Contrôle Wev

PHEME. Contrôle du Web et censure. Des chercheurs veulent passer les réseaux sociaux au détecteur de mensonges. (Le Parisien)
PHEME. Contrôle du Web et censure. Des chercheurs veulent passer les réseaux sociaux au détecteur de mensonges.
Le Parisien

es réseaux sociaux sont une mine d'or en termes d'informations et d'expressions citoyennes pertinentes mais peuvent aussi être utilisés pour répandre des rumeurs. Pour faire le tri, des chercheurs planchent sur une sorte de «détecteur de mensonges» actif sur Twitter ou encore Facebook. Un projet ambitieux qui, selon le New York Times, pourrait se concrétiser dans dix-huit mois.

Ce programme de «fact cheking» (vérification des faits en direct) automatique, baptisé «Pheme», devrait pouvoir identifier la fiabilité des sources des informations communiquées grâce à un algorithme complexe. Un travail titanesque que coordonne la faculté de Sheffield, dans le nord de l'Angleterre, avec quatre autres universités et quatre entreprises. Financé par l'Union européenne, ce projet est mené sur trois ans.

Identifier quatre types d'informations peu fiables

Selon la directrice de l'étude, Kalina Bontcheva, l'objectif est de vérifier en temps réel les informations pour permettre aux gouvernements, services de secours, médias et entreprises de répondre plus efficacement à des rumeurs infondées: «Aujourd'hui, on n'a pas le temps de faire la part entre les mensonges et la vérité (...) et il est difficile d'étouffer un mensonge afin de calmer une situation». Pour une marque par exemple, la moindre rumeur dégradant son image peut être fatale en quelques heures.

Le projet doit identifier quatre types d'informations peu fiables: les spéculations, la controverse, la fausse information et la désinformation. Les chercheurs comptent utiliser trois facteurs pour établir la véracité des données: l'information en tant que telle, un système de vérification via des sources fiables et la diffusion de l'information. Le résultat de cette recherche pourra apparaître sur l'écran de l'utilisateur.

«Nous pouvons déjà traiter un énorme volume d'informations sur les réseaux sociaux, la vitesse à laquelle elles apparaissent et leurs formes - tweet, vidéo, photo, blog,...», selon Kalina Bontcheva. «Mais il n'est pas possible actuellement de les analyser automatiquement, en temps réel, pour voir si l'information est réelle ou fausse et c'est ce que nous voulons parvenir à faire.»

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