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Côte d’Ivoire opéré à Paris pourquoi Ouattara est rentré avant mi-mars (confidences)

par Connection Ivoirienne 5 Mars 2014, 14:20 Ouattara Malade Côte d'Ivoire

Côte d’Ivoire opéré à Paris pourquoi Ouattara est rentré avant mi-mars (confidences)
Côte d’Ivoire opéré à Paris pourquoi Ouattara est rentré avant mi-mars (confidences)
Connection Ivoirienne

L’essentiel

LE CONTEXTE
Après un séjour d’un mois en France où il a subi une opération chirurgicale de la sciatique, le chef de l’Etat a regagné la Côte d’Ivoire, dimanche dernier, dans une liesse populaire qui n’a pas éteint pour autant, les doutes sur son état de santé.

L’ENJEU
Alors que Ouattara et les siens croyaient rassurer sur la santé de ce dernier, les images de l’aéroport FHB, ont trahi leur foi, relançant ainsi la polémique sur les capacités du chef de l’Etat à encore tenir le gouvernail.

Dans le secret du retour précipité de Ouattara de maladie

Annoncé au pays, pour le dimanche 02 mars dernier, le chef de l’Etat a effectivement honoré le rendez-vous avec ses partisans, fortement mobilisés à l’aéroport FHB d’Abidjan-PortBouët. Estimés à quelques 150. 000 têtes selon les statistiques de la police, les « ADOrateurs », ivres de bonheur, ont fait un véritable triomphe à leur champion.

Peu leur importait que l’homme soit pratiquement sur une jambe, obligé de s’appuyer, par moment, sur son épouse pour marcher, ou encore qu’il serre les dents pour essayer de minimiser les douleurs liées à cette sciatique si capricieuse ; l’essentiel étant que Ouattara, soit là, en chair et en os ou même plus en os qu’en chair. Une réapparition qui visiblement leur sauve la mise dans le débat sur la santé du chef de l’Etat qui court depuis plus d’un mois, dans la cité et où ils étaient sérieusement malmenés par les détracteurs du n°1 ivoirien. Après avoir vibré à l’aéroport et tout le long du boulevard Valéry Giscard D’Estaing, ils sont repartis chez eux, le cœur quelque peu léger même s’ils n’ont pas été totalement rassurés par les bobos physiques du « brave tchè ». Mais qu’à cela ne tienne, le temps fera son effet en bien, se convainquirent-ils intérieurement. Un soulagement partagé par les lieutenants d’Alassane Ouattara, qui ne supportaient plus cette atmosphère lourde née de l’absence prolongée du grand patron et qui n’était plus loin de faire le lit d’un larron sorti de nulle part. Les organisateurs de la fresque du dimanche dernier, à l’aéroport FHB ont-ils pour autant réussi le pari de faire taire les mauvaises langues s’agissant de la santé du premier magistrat ivoirien ? Rien n’est moins sûr vu toutes les difficultés que l’homme éprouvait pour montrer que tout va bien dans le meilleur des mondes possibles. Assurément, si c’était pour convaincre les Ivoiriens que leur chef d’Etat a été totalement retapé par les toubibs de l’hôpital américain de Paris et qu’il est désormais apte à reprendre le service, c’est complètement raté. Un échec déjà prévisible depuis la scène, mercredi dernier, à l’ambassade de Côte d’Ivoire en France.

Mais pourquoi, alors que visiblement, Alassane n’est pas aussi pimpant que l’on veut nous le faire croire, l’avoir tiré de son lit d’hôpital pour le ramener en terre ivoirienne ?

Sur la question, et selon des fuites en provenance du palais d’Abidjan, deux raisons essentielles ont milité en faveur de cette prise de position.

Il s’agit, premièrement, de la situation en interne, au pays, avec notamment la guerre des tranchées qui avait commencé à prendre forme, dans les rangs des héritiers du trône. Sur le sujet, nos sources confient que sous le vernis de la collaboration fusionnelle, Guillaume Soro et Hamed Bakayoko, préparaient active ment, chacun de son côté, la dernière bataille. Une réalité bien connue de tous les pontes du régime qui, dans la perspective d’un scénario du pire, se projetaient déjà dans l’un ou l’autre camp. Aussi au RHDP, en l’absence du chef de l’Etat, des ambitions enfouies jusque-là, avaient-elles commencé à pointer du nez. Le débat enflammé, sur la non signature des textes présentés aux députés et l’évocation de l’article 53 de la Constitution qui s’en est suivie, à l’ouverture de la présente session extraordinaire du parlement, découlerait de cet état d’esprit. Pour tempérer les ardeurs des uns et des autres, il fallait bien faire rentrer Ouattara, même grabataire, étant entendu qu’il reste à l’heure actuelle, au sein de la coalition au pouvoir, l’élément fédérateur de toutes les énergies autour de lui.

Deuxièmement, il y a avait la lecture de la communauté internationale relativement à l’indisponibilité prolongée du dirigeant ivoirien. Nos sources rapportent que Paris et Washington avaient tendance à se projeter de plus en plus, dans l’après Ouattara, avec notamment divers scénarios couchés sur des câbles diplomatiques. Sur la question, les Américains avaient, dit-on, marqué leur préférence pour une transition politico-militaire qui se chargerait prioritairement de faire le désarmement de toutes les forces illégales qui pullulent dans le pays avant de tenir des élections démocratiques, justes et transparentes. Quant aux Français, échaudés par l’exemple de feu le Général Robert GuéI, ils s’étaient déjà mis à la manœuvre pour offrir le graal au ministre Hamed Bakayoko. Dans cette optique, il se rapporte même que Paris se préparaient à proposer au n°1 ivoirien, la signature d’une délégation de pouvoirs au profit d’un homme de confiance, en cas de prolongation du séjour en terre française. Informé par ses différentes connexions sur tous ces plans échafaudés autour de son lit d’hôpital, Ouattara, a été convaincu par ses « spin doctors », de rentrer à Abidjan pour freiner, ne serait-ce que momentanément, toute cette agitation, aussi bien en interne qu’à l’extérieur. De plus, étant encore en vie, Alassane ne pouvait longtemps accepter l’idée que les uns et les autres l’évoquent désormais au passé. Toutes ces raisons, mises les une dans les autres, ont donc convaincu la garde rapprochée du président ivoirien à rentrer à la maison, quitte à s’exposer à une rechute.

Aujourd’hui

Géraldine Diomandé

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