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L’Union Européenne et les USA complices du fascisme ukrainien (Resumen Latinoamericano)

par Miguel Urbano Rodrigues 3 Mars 2014, 14:53 Ukraine Fascisme USA UE Coup d'Etat

L’Union Européenne et les USA complices du fascisme ukrainien (Resumen Latinoamericano)
L’Union Européenne et les USA complices du fascisme ukrainien 
Par Miguel Urbano Rodrigues
La Unión Europea y los EEUU cómplices del fascismo ucraniano – Resumen Latinoamericano
Resumen Latinoamericano

Traduction Anne Wolff

En Ukraine il se passe des choses inimaginables depuis quelques années.

Le fascisme agit comme pouvoir réel dans un pays qui vit une situation de chaos politique et social.

Certains des principaux dirigeants tiennent des discours toujours encapuchonnés, mais leurs chemises exhibent un svastika stylisé comme symbole de leurs options idéologiques.

Des bandes de scories assaillent et détruisent les sièges du parti communiste, exigent l’expulsion des russes et des juifs, l’exécution sommaire des adversaires politiques , envahissent la Rada (Parlement) et en expulsent en les humiliant des députés qui les critiquent.

Ces bandes agissent avec une discipline militaire, exhibant un armement moderne, fourni par les pays centraux de l’Union Européenne, et selon certains observateurs par la CIA.

L’appui officiel de l’Occident fasciste est transparent.

Les dirigeants d’Allemagne, de France, du Royaume Unis ne cachent pas leur satisfaction. La baronne britannique Catherine Ashton, responsable des relations internationales et l’Union Européenne, a couru à Kiev pour offrir son appui au « nouvel ordre » ukrainien.

Van Rompuy, le président de l’union Européenne ne cache pas sa joie face à ce nouveau cap de l’Ukraine. Il est question d’allouer une aide de 35 mille millions de dollars de l’U.E., des USA et du FMI dès le moment où sera installé à Kiev un « gouvernement démocratique ».

Une étrange conception de la démocratie, que celle que profilent les messieurs de Bruxelles et de Washington.

Viktor Yanoukevitch laisse un très coûteux héritage. Totalement négatif. Il a gouverné comme un despote et laissera le souvenir d’un politicien corrompu, qui a accumulé une grande fortune par des commerces illicites.

Mais ceux qui contrôlent aujourd’hui la Rada et reçoivent la bénédiction de l’Union Européenne, sont-ils des démocrates ? A quelques rares exception près, les partis qui se présentent aujourd’hui comme des apôtres de la démocratie et défenseurs de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union Européenne maintiennent des relations étroites avec l’oligarchie qui, sous la présidence de Yanoukovitch et pendant le gouvernement de Julia Timoshenko, vola le peuple et ruina le pays, le menant au bord de la faillite.

Ces gens manquent de légitimité pour se présenter comme des interlocuteurs des gouvernements européens, qui avec hypocrisie, leur transmettent leurs félicitations.

La situation existante est en plus tellement chaotique qu’il n’est pas évident de savoir qui exerce le pouvoir partagé par la Rada avec les organisations fascistes, qui décident et disposent et qui dans des dizaines de villes, perpétuent des crimes répugnants face à la passivité de la police et de l’armée.

L’hypocrisie de l’Occident

L’hypocrisie des dirigeants de l’Union Européenne et des Etats-Unisn ’a rien de surprenant.

La discours sur la démocratie est pharisaïque et circule depuis Washington jusqu’à Londres et Paris.

Invoquant invariablement des valeurs démocratiques, ces dirigeants sont responsables des agressions commises contre des peuples sans défense, et quand cela les intéresse, ce sont des organisations islamiques fondamentalistes fanatiques qu’ils arment et financent.

C’est ce qui s’est produit en Irak, en Lybie, dans les monarchies féodales du Golf.

En Amérique Latine, Washington maintient les meilleures relations avec quelques dictatures, et promeut les coups d’état pour installer des gouvernements fantoches. Entre-temps, ils montent des conspiration contre des gouvernements démocratiques qui ne se soumettent pas toujours au nom de la démocratie dont ils se disent gardiens.

Les gouvernements progressistes – Venezuela, Bolivie, Equateur – sont harcelés comme ennemis de la démocratie, pendant que les gouvernements aux matrices fascisantes – Colombie, Honduras – sont traités comme des alliés privilégiés et définis comme démocratiques.

L’ascension du fascisme en Europe n’est pas un phénomène nouveau

Depuis que le Tribunal de Nuremberg a jugé les criminels les plus notables du 3ème Reich on affirme de façon répétitive que le fascisme serait éradiqué dans le monde.

C’est une illusion romantique. Avant même que ne soit énoncées les sentences, déjà l’administration Truman avait organisé l’évasion clandestine menée par les E.U. de célèbres personnalités nazies, quelques-uns contractées par des universités traditionnelles.

Simultanément, les gouvernements du Royaume-Uni et des États-Unis maintenaient d’excellentes relations avec le fascisme ibérique. Salazar et Franco furent traités comme des alliés.

Quand la Yougoslavie de désagrégea, la Serbie qualifiée de communiste, fut traitée comme un état ennemi, mais Washington, Londres et l’Allemagne Fédérale établirent des relations d’une grande cordialité avec la Croatie dont le gouvernement était infesté d’ex-nazis.

Après la disparition de l’Union Soviétique, quand la Russie se transforma en pays capitaliste, le fascisme commença à relever la tête en Europe Occidentale.

En France, Le Pen parvint à disputer la présidence de la République à Chirac au second tour. En Allemagne, le pays néo-nazi affirma publiquement sa nostalgie du Troisième Reich Hitlérien. En Autriche, en Hollande, en Italie, dans les Républiques Baltes les partis d’extrême-droite conquièrent des secteurs importants de l’électorat. Dans le premier de ces pays le leader néonazi participe à la coalition gouvernementale.

En Espagne, l’extrême-droite fait preuve d’une agressivité croissante. Jusqu’à la Suède, le Danemark, la Norvège, des groupes néonazis ressortent dans les rues avec arrogance.

Au Portugal, le fascisme, est infiltré dans les partis de droites qui gouvernent le pays.

Raviver la mémoire

La tragédie Ukrainienne – j’accomplis un devoir en rappelant cette évidence – n’aurait pas été possible sans la complicité de l’Union Européenne et des États-Unis.

Face à sa stratégie de rapprochement avec la Russie (dont le pouvoir nucléaire dérange), les gouvernements impérialistes de l’Occident et leurs services de renseignement catalysèrent les forces extrémistes qui semèrent le Chaos en Ukraine occidentale, ouvrant la porte à l’onde de barbarie en cours.

Ce furent les auto-dénommées démocraties occidentales qui financèrent et armèrent les bandes fascistes qui rêvaient de programmes de pogroms communistes et exigeaient avec arrogance l’adhésion de l’Ukraine à l’Union Européenne.

Ces scories ne sont pas pas apparus comme par magie d’un jour à l’autre.

Le fascisme a des racines anciennes en Ukraine, par-dessus tout dans les provinces de Galitzia, en majorité catholique uniate, qui ont appartenu à l’Empire Austro-Hongrois et, après la première guerre mondiale furent annexées par la Pologne.

Il faut se souvenir des 100 000 Ukrainiens qui luttèrent contre l’Union Soviétique incorporés dans les rangs de la Wehrmacht et des SS nazis.

Ces collaborateurs furent, heureusement, une infime minorité. L’écrasante majorité du peuple résista dans cette République Soviétique avec bravoure et héroïsme contre la barbarie allemande, responsable durant l’occupation de la mort de 4 millions d’Ukrainiens et Ukrainiennes.

Mais ce n’est pas fortuit que des traîtres comme Sefan Bandera, alliés aux hordes d’envahisseurs, aient été proclamés héros nationaux par les extrémistes de droite de Kiev.

Aujourd’hui, la jubilation des gouvernements de l’Union Européenne face aux événements d’Ukraine remet en mémoire la trahison de Chamberlain et Daladier, quand ils célébrèrent les accords de Munich, prologue de l’holocauste de la Seconde Guerre Mondiale.

Loin de moi l’idée d’établir un parallèle entre des époques et des situations tellement différentes.

Le proche avenir de l’Ukraine se présente chargé d’inconnus.

Mais rappeler Munich, c’est prendre conscience de ce que le fascisme n’a jamais été éradiqué de la Terre, patrie de l’être humain. Il faut combattre sans pitié le fascisme à l’échelle mondiale.

Miguel Urbano

Vila Nova de Gaia, le 25 février 2014

Article original en espagnol :

La Unión Europea y los EEUU cómplices del fascismo ucraniano – Resumen Latinoamericano

Traduction Anne Wolff

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