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Le ministre des Affaires étrangères du Vénézuela déclare que John Kerry est un "meurtrier" (Reuters)

par Sam La Touch 15 Mars 2014, 09:51 Articles de Sam La Touch Vénézuela Kerry Assassin USA Coup d'Etat Jaua Maduro

Le ministre des Affaires étrangères du Vénézuela déclare que John Kerry est un "meurtrier" (Reuters)
Le ministre des Affaires étrangères du Vénézuela déclare que John Kerry est un "meurtrier"
Venezuela's foreign minister calls Kerry 'murderer'

Reuters


Traduction SLT  

 

 

 

 

 

(Reuters) - Le ministre des Affaires étrangères du Venezuela a fustigé le secrétaire d'État John Kerry ce vendredi en le traitant de "meurtrier" qui fomente des troubles ayant entraîné la mort de 28 personnes au sein d'une nation sud-américaine membre de l'OPEP.

Depuis les manifestations contre le gouvernement socialiste du président Nicolas Maduro qui ont commencé au début du mois de février, les autorités vénézuéliennes ont accusé Washington d'être à l'origine des pires ennuis politiques du pays en l'espace d'une décennie.

Les responsables étatsuniens disent que le Venezuela les utilise comme un bouc émissaire et invente des accusations contre les USA afin de détourner l'attention de la population au sujet des problèmes économiques et politiques internes au pays. Dans les propos les plus sévères depuis la crise ouverte avec Washington, Kerry a déclaré jeudi que le gouvernement du Venezuela a utilisé une "campagne de terreur" pour réprimer ses propres concitoyens.

"Chaque fois que nous sommes sur le point d'isoler et de réduire la violence, M. Kerry sort une déclaration incendiaire et immédiatement les manifestations s'intensifient", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Elias Jaua dans un discours à la télévision d'Etat.

"M. Kerry, nous vous dénonçons au monde entier, vous encouragez la violence au Venezuela ... Nous vous dénonçons en tant qu'assassin du peuple vénézuélien".

Après des relations tendues durant le règne de 14 ans du dernier président Hugo Chavez, il y avait eu quelques espoirs des deux côtés d'un rapprochement possible entre le Venezuela et les États-Unis.

Kerry et Jaua ont effectivement répondu présent en juin de l'année dernière, en marge d'une réunion de l'Organisation des États américains au Guatemala, ainsi que leurs gouvernements en déclarant qu'ils voulaient de meilleures relations entre les deux pays.

Mais l'amertume et les incidents se sont poursuivis, lorsque Maduro le mois dernier a expulsé trois diplomates étatsuniens qu'il a accusé d'avoir participé au recrutement de manifestants. Washington a répondu de la même manière.

"Au Guatemala, vous m'aviez dit que vous deviez baisser de ton", a ajouté Jaua dans son discours. "Nous n'allons pas baisser le ton devant un quelconque empire tant que vous ne commanderez pas à vos laquais au Venezuela de cesser la violence contre les personnes."

Malgré les mots durs, le pragmatisme a continué a guidé la politique quand il s'agit de pétrole, avec le maintien des livraisons aux Etats-Unis qui restent le principal marché d'exportation du Venezuela.

Élu l'année dernière pour remplacer Chavez, qui est mort du cancer, Maduro, cet ancien chauffeur de bus, a fait face à six semaines des protestations menées par les dirigeants et les étudiants et les militants de l'opposition.

Il y a eu 28 décès pendant les troubles et plus de 300 personnes ont été blessées. Les forces de sécurité ont arrêté près de 1300 personnes, dont environ 100 sont toujours en prison.

Selon Maduro, il s'agit d'une tentative de "coup d'Etat", mais il ne semble pas en danger d'être renversé par un "printemps vénézuélien" car les militaires sont apparemment toujours derrière lui .

Mais les opposants et les groupes de la Droite disent qu'il a utilisé des tactiques brutales contre les opposants, notamment une brutalité inutile de la part des soldats et des policiers lors des manifestations. Plusieurs dizaines de détenus ont déclaré avoir été battus et d'autres avoir souffert de mauvais traitements.

Un noyau dur de manifestants, principalement des étudiants, promettent de rester dans les rues tant que Maduro ne quittera pas le pouvoir.

(Édité par Stephen Powell)

 

 

 

 

Traduction SLT

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