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À Tripoli, le procès d'une trentaine de responsable de l'ancien régime libyen a tourné lundi à la farce (Le Figaro)

par Le Figaro 15 Avril 2014, 14:24 Libye Kadhafi Procès Abdallah Senoussi Baghdadi Mahmoudi

À Tripoli, le procès d'une trentaine de responsable de l'ancien régime libyen a tourné lundi à la farce (Le Figaro)
Libye : début raté du procès de Saïf Kadhafi
Le Figaro

À Tripoli, le procès d'une trentaine de responsable de l'ancien régime libyen a tourné lundi à la farce.

L'ouverture du procès de deux fils de Mouammar Kadhafi, Saïf et Saadi, parmi une trentaine de responsables de l'ancien régime, a laissé entrevoir, lundi matin à Tripoli, tout l'amateurisme du système judiciaire libyen. Cet événement est pourtant considéré comme un véritable test démocratique pour la nouvelle Libye. Mais ce pays ne semble pouvoir s'extraire du chaos. Le premier ministre, Abdullah al-Theni, qui venait de remplacer Ali Zeidan, limogé en mars, a démissionné dimanche après des menaces sur sa famille. Et la première réunion de l'Assemblée constituante, qui devait se tenir ce même lundi, a, elle, été annulée, un mouvement de grève ayant paralysé les liaisons aériennes à l'intérieur de la Libye toute la semaine dernière.

Lundi matin à Tripoli, devant la prison al-Hadba, qui accueille ce tribunal, les journalistes piétinaient d'impatience et de colère. Malgré les démarches effectuées et l'assurance préalable de pouvoir entrer, certains n'ont pas dépassé le portail. D'autres, parmi lesquels trois télévisions françaises, ont vu leurs images effacées à la sortie. Hanan Salah, de l'ONG Human Rights Watch, s'est, elle, vu refuser l'entrée. «Le ministre de la Justice a répété plusieurs fois qu'ils n'organiseraient pas un procès Mickey Mouse, mais aujourd'hui, s'insurgeait-elle, cela ressemble justement au début d'un procès Mickey Mouse!» Une avocate tunisienne est également restée dehors, car elle n'était pas en mesure de présenter les papiers exigés. L'avocate a d'ailleurs déclaré qu'elle n'avait pas eu accès au dossier d'accusation de son client.

Des photos derrière une grille

À l'intérieur du tribunal, les journalistes ont été autorisés à filmer et photographier les prisonniers pendant trois minutes, montre en main. Abdallah Senoussi, beau-frère de Mouammar Kadhafi et ancien chef des services de renseignements, Baghdadi Mahmoudi, ancien chef du gouvernement, et Abuzed Dorda, ancien premier ministre, offraient des visages sombres au milieu d'une quinzaine d'autres prisonniers en tenue bleue. «La pierre angulaire d'un procès juste est un procès ouvert, a commenté Hanan Salah. Ce n'est pas suffisant de laisser les journalistes prendre des photos derrière une grille.»

Lors de l'audience, les accusés se sont d'ailleurs plaints de ne pas avoir été autorisés à rencontrer leurs avocats. «Je veux être traité comme tous les autres prisonniers. Je veux un droit de visite. Je n'ai même pas d'avocat», a déclaré Abdallah Senoussi. Une situation que le procureur a niée....


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