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Ces frères et soeurs Nѐgres fiers valets du Couchant... (Cameroon Voice)

par Léon Tuam 3 Avril 2014, 15:56 Colonialisme Impérialisme néocolonialisme Valets Afrique Françafrique Américafrique CPI

Ces frères et soeurs Nѐgres fiers valets du Couchant... (Cameroon Voice)
Ces frères et soeurs Nѐgres fiers valets du Couchant...
Par Léon Tuam 

Cameroon Voice

Ces frères et sœurs Nѐgres fiers valets du Couchant qui avec zèle vassalisent toujours l’Afrique

À l’heure où mes frères et sœurs Nègres en particulier et les Africains en général ont bu de tout ce qu’il y a comme humiliation et mal sur terre, à l’heure où ils ont tout vu, tout entendu, tout ressenti, tout subi et tout appris, il est surprenant et assez poignant que beaucoup d’entre nous embrassent encore chaudement le rôle-valet des forces extérieures qui font tout pour diviser, déstabiliser et ruiner l’Afrique.

L’exemple de ce comportement bon-Nѐgre amnésié s’est derechef exposé le 26 février 2014 lors du sommet des chefs d’Etat et du gouvernement du Marché Commun de l’Afrique Australe et de l’Est à Kinshasa.

Il est depuis 2009 reproché au président Omar El-Béchir du Soudan des « crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide » contre son peuple. Un ensemble de pays du Couchant s’est décidé (pour des raisons économiques et stratégiques) qu’il devait être arrêté et traduit devant la justice internationale, et la CPI en a fait son affaire.

Le côté blessant pour ne pas dire le côté atomisant, c’est le suivisme abject de certains Africains casés sous certaines organisations basées à Kinshasa et ailleurs.

Hormis ce machin de CPI, la FIDH et Amnesty International, et plus de six organisations locales s’étaient mobilisées pour demander l’arrestation immédiate à Kinshasa d’Omar El-Béchir pour faire face à la justice internationale.

Il me semble que ces frères et sœurs Nѐgres fiers valets et ces autres Africains habituellement rompus dans ce rôle ont la mémoire très courte. Ne savent-ils pas que les tristes événements du Darfour tiennent d’un plan savamment tissé de l’extérieur pour nuire a Béchir et pour mettre la main sur les richesses de cette partie du Soudan, et que ce sont les pyromanes qui se font par la suite pompiers ?

Quand est-ce que communément nous devons comprendre ces choses-là ? Est-ce si difficile ? Des individus et nombre de personnes morales en Afrique sont tellement attirés et liés aux miettes et promesses que leur lancent des groupes extérieurs qu’ils se trouvent amnésiés et dépêtrés de tout sens de la droiture et de toute dignité ! C’est drôle, ah oui c’est bien drôle.

Si déjà mes frères et sœurs de la RDC ne peuvent voir droit devant eux, s’ils sont incapables d’identifier à côté d’eux et sous leurs pieds les responsables directs et indirects de la grande tragédie continuelle au pays de Lumumba, et de se battre mordicus pour que les vrais criminels soient traduits devant cette boîte de l’impérialisme (CPI) eh bien, je me demande quel bon jugement et quelle compétence ont-ils à vouloir exiger l’arrestation d’El-Béchir.

Ce fut une grande distraction du peuple congolais et cette démarche continue, en attendant la partition de ce grand pays ; car pendant que les Congolais sont distraits et se font distraire, tout se met en place pour leur voler la partie la plus riche du Congo.

Mes frères et sœurs Nѐgres fiers valets du Couchant parlent de quelle « justice internationale » ? Pourquoi pouvons-nous tomber si bas, si bas au moment où la somme des malheurs, des humiliations et des douleurs qui nous ont été longtemps infligées feraient de nous les plus prudents, les plus unis, les plus déterminés, les plus entreprenants et courageux de la planète ?

De quelle « justice internationale » parle-t-on quand la justice n’est pas toujours rendue sur les nombreux morts du Congo depuis Lumumba ? De quelle « justice internationale » parle-t-on quand rien n’est toujours dit des génocides en régions Bassa et Bamiléké du Cameroun ?

De quelle « justice internationale » parle-t-on quand les victimes et parents de victimes des massacres d’Algérie attendent toujours que lumière soit faite sur les fleuves de sang que le pays connut ?

De quelle « justice internationale » parlent des Africains au moment où les mêmes criminels internationaux qui jadis tuèrent ou virent tuer en silence s’apprêtent à nouveau à s’appuyer sur d’autres Algériens-valets et étrangers pour massacrer derechef et mettre la main sur les richesses de ce pays ? De quelle « justice internationale » parle-t-on ? De celle à naître, peut-être ?

Où est passée cette justice pour arrêter et juger les vrais criminels responsables directs des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et de génocide de Kossovo, d’Irak, d’Afghanistan, de la Libye et de la Côte d’Ivoire, etc. ? Où est-elle pendant que des familles et populations de ces nations sont inconsolables ?

La CPI, la FIDH, Amnesty International, la LE, l’ACAJ, la VSV et autres manquent de rigueur, de consistance et d’impartialité dans leurs travaux parce qu’inféodés aux puissances économiques et financières qui leur dictent souvent la conduite à tenir. Par conséquent, ils sont mal placés pour juger ou faire juger Omar El-Béchir et d’autres Africains et feraient mieux de se taire.

Allons-nous courir le risque de dire que l’Africain est l’être sur terre le plus naïf et le mieux manipulable ? Non, ce serait une sottise quand on connaît et voit au quotidien d’autres dignes fils d’Afrique courageux, patriotes et intelligents défendre ce continent à y perdre leurs vies ; pendant que d’autres traîtres et valets africains manipulés voient par exemple en Robert Mugabe le criminel, le diable.

C’est le peu et le mieux que nous puissions brièvement dire de/à nos frères et sœurs Nègres en particulier et africains en général au sujet de leur rôle-valet qui, avec zèle, vassalisent l’Afrique et compromettent ses chances d’élévation au rang des continents puissants.

Nos armes essentielles sont le courage et la droiture, armes de choix que ni les intimidations ni les coups bas des prétendus donneurs de leçons en Droits Humains, en justice et démocratie, ne peuvent nous arracher. Que les Africains rectifient leurs conduites vis-à-vis d’eux-mêmes et du monde pour une véritable renaissance africaine.

Léon Tuam
Activiste des Droits Humains et écrivain,
1er Avril 2014

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