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RCA: des journalistes poursuivis pour «outrage au chef de l’Etat»

par RFI 23 Avril 2014, 08:07 Centrafrique Presse Censure Catherine Samba-Panza Ferdinand Samba Journalistes Arrestations Régis Zouiri RégPatrick Stéphane Akibata

RCA: des journalistes poursuivis pour «outrage au chef de l’Etat»
RCA: des journalistes poursuivis pour «outrage au chef de l’Etat»
RFI


Les directeurs de publication de deux quotidiens centrafricains ont été placés en détention provisoire suite à la parution d'articles jugés diffamatoires envers la présidente de transition, Catherine Samba Panza. Le parquet s'est auto-saisi dans cette affaire, tandis que le ministère de la Communication plaide pour leur libération rapide.

Régis Zouiri et Patrick Stéphane Akibata, respectivement directeur de publication du journal le Palmarès et du journal Le Peuple, sont détenus depuis plusieurs jours à la maison d’arrêt de Bangui. Ils sont poursuivis pour « incitation à la haine et à la révolte », « injure publique » et « outrage au chef de l’Etat », suite à des articles jugés diffamatoires, qui évoquaient notamment la vie privée de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza. Un troisième journaliste, Ferdinand Samba, du journal Le Démocrate, est en fuite et par ailleurs activement recherché.

« Manquements à la déontologie »

En Centrafrique, une ordonnance, prise le 22 avril 2005 garantit la liberté d’expression et dépénalise le délit de presse. Le ministère de la Communication a fait savoir qu’il souhaitait la libération de ces journalistes, en application de cette ordonnance. Une demande formulée également par le président de l’Union des journalistes de Centrafrique, Massa Gbossokotto qui précise cependant considérer que ses confrères ont fait preuve d’un « manquement à la déontologie et à l’éthique professionnelle ».

Le ministère public s’est auto-saisi, car les articles « sont de nature à inciter à la révolte et à la haine », précise de son côté le procureur de la République, Ghislain Gresenguet.
Régis Zouiri et Patrick Stéphane Akibata seront présentés mardi devant un juge d’instruction. Cette affaire n’améliorera pas le classement de la Centrafrique dans le classement de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, dans lequel le pays a déjà effectué un plongeon en 2014, passant de la 65e à la 109e place.

Les directeurs de publication de deux quotidiens centrafricains ont été placés en détention provisoire suite à la parution d'articles jugés diffamatoires envers la présidente de transition, Catherine Samba Panza. Le parquet s'est auto-saisi dans cette affaire, tandis que le ministère de la Communication plaide pour leur libération rapide.

Régis Zouiri et Patrick Stéphane Akibata, respectivement directeur de publication du journal le Palmarès et du journal Le Peuple, sont détenus depuis plusieurs jours à la maison d’arrêt de Bangui. Ils sont poursuivis pour « incitation à la haine et à la révolte », « injure publique » et « outrage au chef de l’Etat », suite à des articles jugés diffamatoires, qui évoquaient notamment la vie privée de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza. Un troisième journaliste, Ferdinand Samba, du journal Le Démocrate, est en fuite et par ailleurs activement recherché.

« Manquements à la déontologie »

En Centrafrique, une ordonnance, prise le 22 avril 2005 garantit la liberté d’expression et dépénalise le délit de presse. Le ministère de la Communication a fait savoir qu’il souhaitait la libération de ces journalistes, en application de cette ordonnance. Une demande formulée également par le président de l’Union des journalistes de Centrafrique, Massa Gbossokotto qui précise cependant considérer que ses confrères ont fait preuve d’un « manquement à la déontologie et à l’éthique professionnelle ».

Le ministère public s’est auto-saisi, car les articles « sont de nature à inciter à la révolte et à la haine », précise de son côté le procureur de la République, Ghislain Gresenguet.
Régis Zouiri et Patrick Stéphane Akibata seront présentés mardi devant un juge d’instruction. Cette affaire n’améliorera pas le classement de la Centrafrique dans le classement de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, dans lequel le pays a déjà effectué un plongeon en 2014, passant de la 65e à la 109e place.

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