Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Tchad, certains accusent Paris de livrer des armes aux chrétiens de RCA (Mondafrique)

par Jacques Marie Bourget 28 Avril 2014, 12:19 Centrafrique France Anti-balakas Livraisons d'armes Militaires français Sangaris Tchad François Hollande Idriss Déby

Tchad, certains accusent Paris de livrer des armes aux chrétiens de RCA (Mondafrique)
Tchad, certains accusent Paris de livrer des armes aux chrétiens de RCA
Par Jacques Marie Bourget
Mondafrique

Notre confrère Mahamat Ramadane, journaliste à Afriquenews, nous en apprend de belles. Selon ce spécialiste immergé au centre de l’Afrique, « des militaires français auraient fourni des armes à des miliciens « anti-Balakas », c'est-à-dire aux chrétiens centrafricains en lutte contre leurs concitoyens musulmans membres d’une autre milice, la Séléka…

Pour étayer ses graves accusations contre la france qui livrerait des armes aux chrétiens en Centrafrique, le journaliste Mahamat Ramadane s’appuie sur les déclarations d’un officier tchadien qui reste anonyme. Ainsi, le 12 février dans le quartier Boy Rabe, à Bangui, les militaires tchadiens, membres de la MISCA, force internationale, auraient démantelé un « réseau d’armement des « anti-Balakas ». Lors de l’interrogatoire de certains membres de la milice « des officiers français leur rendaient régulièrement visite avec des colis dont ils ignoraient le contenu »… Le gradé anonyme tchadien qui menace « d’en dire plus », affirme avoir retrouvé des documents qui « attestent cette livraison d’armes ». Pour ce stratège masqué, « la France prépare un génocide au RCA et entend mettre les massacres sur le dos du Tchad ».

Lune de miel Hollande Déby

Visiblement, si l’amour fou entretenu entre Hollande et Déby n’est pas encore démenti, ça grince dans les rouages du gouvernement de Ndjamena et dans l’armée accusée d’avoir commis des massacres en RCA. Accusation qui a entrainé un retrait volontaire des hommes de Déby du groupe de la MISCA. Notre confrère Ramadane cite même un « cadre de l’État tchadien » qui demande que les officiers français impliqués dans le « trafic d’armes », soient traduits en justice. Difficile de se faire une opinion sur la crédibilité des accusations tchadiennes, mais elles démontrent clairement que le torchon commence de brûler entre les guerriers tricolores de la mission Sangaris et les soldats du désert.

commentaires

Haut de page