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Ukraine : quand EDF, ENI, Shell et Chevron signaient des accords majeurs sur pétrole et gaz de schiste de Crimée (Blog Finance)

par Elisabeth Studer 18 Avril 2014, 08:46 Ukraine Russie Gaz Pétrole Gaz de schiste Crimée EDF ENI Chevron

Ukraine : quand EDF, ENI, Shell et Chevron signaient des accords majeurs sur pétrole et gaz de schiste de Crimée (Blog Finance)
Ukraine : quand EDF, ENI, Shell et Chevron signaient des accords majeurs sur pétrole et gaz de schiste de Crimée
Par Elisabeth Studer
Blog Finance


Ne soyons pas dupes … Encore une fois, les vives tensions entre la Russie et l’Ukraine pourraient être liées à de fortes odeurs de gaz et de pétrole, le gaz de schiste pouvant également y jouer une large place.

Rappelons ainsi qu’en novembre 2013, le groupe énergétique italien ENI et l’entreprise française EDF ont signé un accord de partage de production d’hydrocarbures avec l’Ukraine, en vue d’obtenir l’accès à une zone offshore d’une superficie de 1 400 kilomètres carrés … en Crimée occidentale.

Selon les termes du contrat, ENI, opérateur principal, détient 50 % des parts de cette coentreprise, EDF en détenant 5%, les 45% restants étant partagés entre les entreprises publiques ukrainiennes Vody Ukrainy et Chornomornaftogaz.
Précisons que la signature de cet accord de 4 milliards de dollars est intervenue quelques jours après la conclusion d’un précédent accord de 10 milliards de dollars avec l’américain Chevron pour la production de gaz de schiste. Une alternative aux énergies plus traditionnelles sur laquelle Kiev semblait miser jusqu’à présent, un accord analogue et d’un même montant ayant été conclu préalablement avec Royal Dutch Shell.


L’Ukraine pourrait au final trouver auprès des Etats-Unis un nouvel allié pour lui permettre de s’affranchir de sa dépendance en gaz russe. L’Union européenne n’ayant pas d’autre issue quant à elle – si l’on n’y prenait garde – de passer d’une dépendance russe … à une dépendance américaine, les majors américaines pouvant habilement agir en faveur d’un isolement de la Russie en vue au final de ravir sa place sur l’échiquier énergétique mondial. Et ce d’autant plus, que le pays de l’oncle Sam a su avancer ses pions aussi sûrement que discrètement sur le marché énergétique européen.

Les Etats-Unis pourraient en effet bénéficier des relations on ne peut plus tendues entre Russie, Ukraine et UE … pour offrir ses services – financiers – voire même profiter de l’occasion pour progresser sur le marché européen du gaz via la sulfureuse société Goldman Sachs. Un arrêté en date du 19 janvier 2010 autorisant notamment la société à exercer l’activité de fourniture de gaz sur le territoire français pour approvisionner les fournisseurs de gaz naturel.

La prise de participation de Goldman Sachs au sein du groupe énergétique espagnol Endesa pouvant également permettre à la « pieuvre » anglo-saxonne d’avancer ses pions. Un élément à surveiller de très, près, alors que la péninsule ibérique constitue une passerelle entre le gaz algérien et les consommateurs du Vieux Continent … détournant à sa manière le client final de la suprématie russe en la matière …. avais-je indiqué ici-même sur leblogfinance.com en octobre 2012.

Fin janvier 2014, c’est une part de Dong, l’entreprise publique d’énergie du Danemark qui a été cédée à la banque d’investissement américaine.

Sources : AOF, Ria Novosti, AFP

Elisabeth Studer

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