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Arbitrage d'Adidas : très énervé, Bernard Tapie quitte le studio d'Europe 1 après avoir donné deux petites tapes sur la tête du journaliste Thomas Sotto

par AFP 24 Mai 2014, 03:11 France Bernard Tapie Christine Lagarde Europe 1 Thomas Sotto Claude Guéant Sarkozy

Vidéo: très énervé, Bernard Tapie quitte le studio d'Europe 1

AFP

Bernard Tapie, interviewé en direct sur Europe 1 sur l'arbitrage Adidas, s'est énervé des questions du journaliste Thomas Sotto et a quitté le studio en coupant court à l'interview.

A 7h45, heure prévue de l'interview initialement, l'homme d'affaires a quitté une première fois le studio, en colère contre le lancement préalable à son interview évoquant uniquement cet arbitrage ainsi que la convocation de Claude Guéant, ex-secrétaire général de l'Elysée.

Il est finalement revenu à 8h54, où il a accepté de répondre aux questions de Thomas Sotto, mais s'est de nouveau agacé des questions posées et a quitté le studio vers 9h02.

Il a accusé le journaliste de vouloir "touiller la merde", d'omettre de parler des décisions de justice qui lui étaient favorables et de ne "rien connaître à cette affaire". "Ce sont les magistrats qui font la loi, pas les journalistes, les magistrats n'écoutent pas et ne lisent pas vos inepties", a-t-il lancé, avant de donner deux petites tapes sur la tête de Thomas Sotto, peut-on voir sur la vidéo mise en ligne par Europe 1.

En partant, il a aussi répété avoir rencontré "17 fois" Nicolas Sarkozy entre 2004 et 2013, mais réaffirmé que ce dernier n'était pas intervenu dans la décision d'arbitrage rendue en 2008 car il "n'avait pas ce pouvoir".

Cette sentence d'arbitrage controversée avait octroyé quelque 400 millions d'euros à Bernard Tapie, dont 45 millions au titre du préjudice moral, pour mettre un terme au long conflit entre l'homme d'affaires et le Crédit Lyonnais --aujourd'hui rebaptisé LCL et filiale de Crédit Agricole-- sur la revente d'Adidas.

Les magistrats instructeurs soupçonnent qu'elle ne soit le fruit d'un "simulacre" organisé avec l'aval du pouvoir politique. Ils s'intéressent notamment à des réunions à l'Elysée, en présence de protagonistes du dossier, sous l'égide du secrétaire général de la présidence Claude Guéant.

Dans ce dossier, outre Bernard Tapie et Maurice Lantourne, sont mis en examen pour escroquerie en bande organisée un des trois juges-arbitres, Pierre Estoup, l'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde au ministère de l'Economie et actuel patron d'Orange, Stéphane Richard, et l'ex-patron du consortium de réalisation du Crédit Lyonnais, Jean-François Rocchi. Tous réfutent avoir participé à un quelconque "simulacre".

Aujourd'hui à la tête du FMI, Christine Lagarde a été placée sous le statut de témoin assisté par la Cour de justice de la République (CJR), habilitée à enquêter sur les actes commis par des ministres dans l'exercice de leurs fonctions.

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