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Quand BHL se fait cirer les bottes par le journaliste Didier Dana (SC)

par Sylvia Cattori 12 Mai 2014, 07:26 BHL Journalisme Didier Dana Le Matin

Quand BHL se fait cirer les bottes par le journaliste Didier Dana (SC)
Quand BHL se fait cirer les bottes par le journaliste Didier Dana
Par Sylvia Cattori

Nous partageons * cette "brève" parue ce jour sur la page Face Book de David l’Epée.

10 mai 2014

« J’ai refusé de tuer, dans la tranchée, en Bosnie » est le titre d’un entretien complaisant à l’excès réalisé par le journaliste Didier Dana avec Bernard-Henri Lévy, parue dans Le Matin du 9 mai 2014.
Je n’ai jamais lu quelque chose d’aussi creux et prétentieux (côté BHL) ni d’aussi servile et rampant (côté journaleux) !

Quelques extraits pour vous donner une idée du niveau :

Q : Bernard-Henri Lévy, qui êtes-vous ?

R : Un sartrien conséquent. C’est-à-dire quelqu’un qui est tout entier dans ce qu’il fait.

Q : Que faisait votre père ?

R : Mon père était un brillant chef d’entreprise. Un self-made-man. Dans les métiers du bois.

Q : Que vouliez-vous devenir ?

R : Le plus enviable des destins était pour moi, en ce temps-là, celui de l’aventurier : Lawrence d’Arabie, Byron, le jeune Malraux.

Q : Quelle est la plus belle de vos qualités ?

R : La force qui m’a fait écrire mes trente et quelques livres.

Q : Vous écrivez en parlant à haute voix, n’est-ce pas ?

R : Oui. J’écris comme Saint-Jérôme disait qu’il fallait lire.

Toutes les citations sont authentiques !

L’entretien dans son intégralité est du même tonneau.

Voir :
http://www.lematin.ch/people/j-refuse-tuer-tranchee-bosnie/story/26771597

A noter que, contrairement au plumitif qui lui cire les bottes (à l’image d’ailleurs de la quasi-totalité des médias), les commentaires de lecteurs sont à l’image de sa popularité réelle [ndlr-dans les médias non traditionnels BHL est constamment tourné en dérision)].

Je ne sais pas si ce sont les réponses ou les questions qui m’ont paru le plus pathétique. La courtisanerie dans toute sa splendeur. A chaque fois que je vois la gueule de ce vieux muscadin, je repense avec nostalgie à la Révolution culturelle et je l’imagine pataugeant dans une rizière en essayant de gagner son pain.

Fin

* Avec l’aimable autorisation de David l’Epée.

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