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Sarkozy, Hillary et la Libye (Le Canard Enchaîné)

par Sam La Touch 20 Juin 2014, 09:53 Articles de Sam La Touch Libye Sarkozy Hillary Clinton Kadhafi

Sarkozy, Hillary et la Libye (Le Canard Enchaîné)
Sarkozy, Hillary et la Libye
Le Canard Enchaîné, mercredi 18 juin 2014

On savait Sarkozy très impliqué dans les opérations lors de guerre de Libye, en mars 2011, mais les Mémoires de Hillary Clinton, "Le temps des décisions", donnent certaines informations croustillantes sur ce moment d'Histoire, révèle "L'Opinion" (12/6)
Surpris par la révolution tunisienne, marginalisé lors du soulèvement en Egypte, Sarko ne veut pas laisser passer sa chance en Libye, "Il voyait dans la rébellion lybienne l'occasion d'entrer en lice en faveur du printemps arabe et de démontrer qu'il était lui aussi dans le camps du changement" écrit, féroce, Hillary.
Sarko souhaite tellement se pousser du col qu'il décide seul de prendre la tête des opérations et de faire décoller les avions français, en prenant le rsique de faire capoter l'opération. Lors d'un sommet sur la Libye à Paris, le 19 mars 2011, l'annonce de l'initiative française fait l'effet d'une bombe. Hillary parle de l"émotion vive" et de la fureur des participants. Berlusconi en tête, "menace de fermer l'accès aux bases italiennes".
Sarkozy ne semble pas avoir mesuré les conséquences de ses actes, car, comme l'explique Hillary avec une ironie tranquille, "il adore être au centre de l'action".
Ca, tout le monde le savait.

Lire aussi :
- Mouammar Kadhafi : une mort de style colonial 

- L'administration Obama a-t-elle programmé la destruction de la Libye et la fin de Kadhafi ? Les révélations du contre-amiral US Kubic. 

commentaires

ZorroDelWeb 21/06/2014 23:43

Uranium Libyen.

A propos du reportage vidéo de Reuters :

Suspected uranium found in Libyan city - Video Dailymotion

Cette vidéo montre des quantités considérables de fûts de yellowcake constitués à l’époque de Kadhafi et entreposés dans la ville de Sebha (orthographe française) Comme le montre également cette vidéo, ces stocks sont désormais sous le contrôle de milices islamistes. Dans une dépêche de l’AFP ( 22 décembre 2011 20h27) , on apprend que l’AIEA à demandé à la Libye d’entreposer en lieu sûr son concentré d’uranium.

Dans un article publié par Le Point, intitulé, Libye - La poudrière nucléaire du capitaine Arifi
il est fait mention de 6400 fûts. Cependant, cet article du Point ne donne aucune précision sur les accords passés par la Libye de Kadhafi en vue de développer son industrie nucléaire.

Une observation attentive du reportage vidéo de Reuters révèle un détail troublant Les inscriptions sur les futs sont en français, or, la langue officielle en Lybie est l’arabe. Dans tous les pays développant les industries nucléaires, l’identification des fûts se fait soit dans la langue nationale, soit en anglais. Doit-on voir là une nouvelle preuve à charge contre la France qui s’est manifestation rendue coupable de violation des traités de non prolifération ? La ville de Sebha est connue comme lieu de transit des migrants africains sub-sahéliens à destination de l’Europe et de l’Afrique. De nombreux témoignages concordants produits par ces migrants confirment des livraisons à Sebha de fûts de yellowcake provenant de la mine d’Arlite (Niger). Les convois de camions concernés ont transité par la ville d’Agades (Niger) ce dont certains habitants témoignent également.


Dans le rapport , Areva Document de référence 2007 on peut lire en page 157 :

« Libye. Trois contrats ont été signés cette année avec l’électricien public lybien GECOL pour un montant de 300 millions d’euros :

• un contrat pour 10 sous-stations haute tension isolées au gaz (220 KV) signé en juin 2007 ;

• un contrat pour 2 sous-stations haute tension isolées au gaz (400 KV) dans la région de Tobruk et de Sebha, signé en juillet 2007 ; »

Comment comprendre que Sebha qui est une ville enclavée et située dans un environnement désertique se voie dotée des centrales électriques les plus puissantes du pays ? Et dans quel but ? En tout cas, cela est parfaitement compatible avec les énormes besoins énergétiques des batteries de centrifugeuses nécessaires à la transformation du yellowcake en uranium enrichi de qualité civile ou militaire.






L'AIEA demande à la Libye d'entreposer en lieu sûr son concentré d'uranium
(©AFP / 22 décembre 2011 20h27)

NEW YORK (Nations unies) - L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a demandé à la Libye de trouver de toute urgence un endroit sûr où entreposer le concentré d'uranium (yellow cake) accumulé sous Mouammar Kadhafi, a indiqué jeudi un émissaire onusien.

L'ancien dirigeant libyen avait renoncé en 2003 à ses efforts pour se doter d'armes de destruction massive, dont la bombe atomique, mais un important site de stockage de concentré d'uranium avait été découvert pendant le soulèvement dans le pays qui a conduit à sa fuite puis son décès en octobre dernier.

Une équipe d'experts de l'AIEA a mis fin à une visite sur le site de recherche nucléaire de Tajoura, à Tripoli, et sur le site militaire de Sabha, dans une oasis au milieu du désert, le 9 décembre, a indiqué l'émissaire Ian Martin devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

Il a ajouté que l'AIEA pensait qu'aucun des matériaux nucléaires enregistrés sur ces deux sites n'avait été dérobé, tout en disant son inquiétude.

Bien qu'il n'y ait dans l'immédiat aucun risque pour la santé ou de radiations, la vente ou le transfert rapide des quelque 6.400 barils de matériels nucléaires de Sabha sont fortement recommandés, a-t-il indiqué.

Les conditions de stockage se détériorent et les mesures de sécurité et de sûreté sur place ne sont pas jugées suffisantes, a-t-il ajouté, soulignant que pour l'instant il n'y avait pas de crainte que ces matériaux soient dérobés en raison de la taille et du poids des barils où ils sont entreposés.

Le yellow cake, une poudre insoluble dans l'eau et contenant environ 80% d'uraninite, sert à la préparation de combustible nucléaire. Il peut aussi être enrichi dans la perspective de la fabrication d'armes nucléaires.

L'émissaire de l'ONU a également évoqué la lourde tâche qui attend le gouvernement libyen, qui doit démobiliser quelque 75.000 combattants révolutionnaires ayant contribué à la chute de Kadhafi.

M. Martin a déclaré que le gouvernement étudiait les modalités pour intégrer 75.000 anciens combattants révolutionnaires dans une nouvelle armée et dans les forces de police, ou pour leur trouver un nouveau travail.

Mettre en place ces forces de sécurité sera une tâche longue et difficile, a-t-il déclaré, précisant que la sécurité restait instable dans le pays, alors que le gouvernement de transition a un mois pour créer une loi et une commission électorales.

Il a remarqué que les tensions, qui peuvent aller localement jusqu'à des combats armés entre forces révolutionnaires opposées, étaient en partie dues aux conflits locaux historiques entre communautés, exacerbés et exploités par l'ancien régime.

Il a également précisé que les enquêteurs de l'ONU n'avaient pas trouvé de preuves de la sortie du pays de l'énorme arsenal de lance-roquettes (MANPAD) de l'ancien dirigeant libyen.

La communauté internationale s'inquiète de la prolifération potentielle des MANPAD, a-t-il dit. Mais à ce jour, il n'y a pas de preuve significative de l'apparition (des MANPAD) dans les pays voisins, a-t-il ajouté.

Selon lui, la plupart des armes pillées pendant la révolution sont détenues par les brigades révolutionnaires et différentes milices.




Nucléaire libyen : des documents officiels démentent la version de Sarkozy

Le Monde.fr | 18.04.2012 à 15h45 • Mis à jour le 18.04.2012 à 15h48 |
Par Samuel Laurent


Nicolas Sarkozy persiste. Mardi 17 avril, il avait affirmé, au micro de France Inter, qu'il "n'a jamais été question de vendre une centrale à M. Kadhafi". Une affirmation pourtant fortement démentie par les faits. Mais le président-candidat n'a pas dévié de sa ligne.

Mercredi 18 avril, sur RMC, il a donc réaffirmé : "C'est grotesque. Le seul projet qui ait jamais existé pour les Libyens, c'était une usine de dessalement d'eau de mer, qu'ils n'ont jamais faite et pour laquelle les discussions n'ont jamais commencé". Une version subtilement différente, mais qui reste entachée d'inexactitudes.

UNE VISITE EN 2007 ET UN ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE

Comme nous l'avons écrit mardi, en effet, des documents attestent bel et bien l'ouverture de négociations avec la Libye, à partir de 2007 et jusqu'en 2010, autour du nucléaire civil. Ainsi, le 14 octobre 2007, un article du Figaro.fr relatait la visite de Nicolas Sarkozy à Tripoli.

Le chef de l'Etat en avait profité pour signer un mémorandum d'accord portant... sur le nucléaire civil. Selon Claude Guéant, alors secrétaire général de la présidence, cité par le journal, cet accord ''vise à fournir à la Libye un réacteur nucléaire qui permette la fourniture d'eau potable'' en désalinisant l'eau de mer. M. Sarkozy a raison : il s'agissait bien d'une usine de dessalement d'eau de mer. Dont le fonctionnement était assuré par un réacteur nucléaire.

Un document atteste de manière claire que la priorité était bien le nucléaire et non le dessalement : un mémorandum signé le 25 juillet entre Bernard Kouchner et son homologue libyen, Abdel Rahman Chalgam. Le voici reproduit en intégralité. Son titre ne porte par à confusion : "Coopération dans le domaine des applications pacifiques du nucléaire".



Le point 3 de l'accord le précise d'ailleurs : les deux pays visent la réalisation "de projets de production d'énergie nucléaire et de dessalement de l'eau ainsi que d'autres projets de développement liés à l'utilisation pacifique de l'énergie atomique".

D'AUTRES ÉLÉMENTS MONTRENT QU'IL S'AGISSAIT BIEN DE CONSTRUIRE UNE CENTRALE


Autre élément, rapporté en 2011 par Libération : une audition devant la commission d'enquête sur les conditions de la libération des infirmières bulgares d'Anne Lauvergeon, alors patronne du groupe français leader dans le nucléaire, Areva. Elle y explique que le projet franco-libyen envisageait même la mise en palce d'un réacteur de dernière génération (EPR). Et précisait bien que "personne n'imagine trop une centrale nucléaire totalement dédiée à la dessalinisation. D'abord il y a des besoins d'électricité qui sont tels que ce ne serait pas véritablement optimal. Par contre, avoir un système où une partie de la production est utilisée en dessalinisation et une partie en production d'électricité pour le pays, ça c'est un modèle sur lequel nous discutons avec d'autres pays de la région"

Un autre accord signé à la même date (consultable dans les archives numériques du ministère des affaires étrangères) prévoyait par ailleurs de mettre en place une coopération scientifique entre Paris et Tripoli, entre autres concernant "'les différentes utilisations pacifiques de l'énergie et des technologies nucléaires (dessalement, médecine, agriculture, industrie...)"

Areva a par ailleurs cherché à discuter de la possibilité d'exploiter des gisements d'uranium en Libye. Un protocole d'accord a été signé en février 2007 avec l'entreprise. Par ailleurs, un article de Libération confirme les dires d'Anne Lauvergeon. Celle-ci affirme que son entreprise a dû tempérer l'enthousiasme du gouvernement, qui tenait à vendre un réacteur à la Libye.

Le 11 décembre 2007, le quotidien publie une enquête, qui fait état des réticences au sein du groupe nucléaire, qui cherche à faire traîner la signature d'accords en vue de la construction d'une centrale. Au passage, l'article évoque la "fable" d'un réacteur nucléaire destiné à la dessalinisation, et soupçonne que les accords recouvrent d'autres buts. "Une telle usine de traitement de l'eau de mer n'a absolument pas besoin d'une centrale nucléaire pour fonctionner. Surtout dans un pays dont le sous-sol regorge de pétrole et de gaz".

UN PROJET QUI S'EST PROLONGÉ JUSQU'EN 2010


Et, contrairement à ce qu'affirme Nicolas Sarkozy, si le projet n'a pas dépassé le stade des discussions, celles-ci ont pris un caractère de plus en plus précis. L'année suivante, en juillet 2008, le memorandum était confirmé par un accord en confirmant les grands termes, à l'issue d'une visite du secrétaire d'Etat à la coopération, Alain Joyandet, en Libye, comme en atteste ce communiqué du ministère des affaires étrangères.

Enfin, comme nous l'indiquions mardi, plusieurs dépêches d'agences d'information attestent de la signature, en 2010, d'un accord de coopération commerciale entre France et Libye, accord qui concernait entre autres le nucléaire civil.

Autant d'éléments tout sauf "grotesques", quoi qu'en dise le président-candidat. Qui a d'ailleurs fini par reconnaître, sur RMC, que l'usine de dessalement était supposée fonctionner au nucléaire. Et d'assurer : "Ce projet est resté à l'état de projet, pour une raison absolument simple c'est que quelque mois après M. Kadhafi s'est enfermé dans une forme de folie destructrice. Il n'y a donc jamais eu l'ombre d'une réalisation."


Samuel Laurent


Prélevé sur le site de NTI (Nuclear Threat Initiative)


LIBIA-FACILIES-NUCLEAR

http://www.nti.org/country-profiles/libya/facilities/

For nearly three decades, Libya successfully disguised nuclear weapons activities alongside a peaceful nuclear program. Despite possessing few relevant indigenous resources, Libya constructed and operated a number of nuclear facilities through extensive (and often illicit) importation of the necessary materials and technologies — until 2003 these activities were part of a concerted effort to acquire nuclear weapons. Today, Libya possesses a small peaceful nuclear program, heavily focused on research into seawater desalination.

Relevant Individuals and Institutions

Muammar Qadhafi, who has controlled Libya's government since 1969, founded the nuclear program and continues to possess ultimate authority over all important decisions. Matoug M. Matoug, Secretary of the General People's Committee and Secretary of the National Board of Scientific Research (NBSR), has been the official head of Libya's nuclear program since 1995. Matoug also served as the Libyan government's representative in 2003 meetings with the Director General of the IAEA.[1] Prime Minister Al-Baghdadi Ali al-Mahmudi and Foreign Minister Abd al-Rahman Shalgham are often key players in bilateral and multilateral negotiations relating to the nuclear program.[2] The legislature defers to the executive branch on decisions concerning Libya's nuclear program and has no meaningful oversight role.[3] Libya's intelligence agency likely plays only a minimal role in the post-2003 nuclear program, but in the past it helped acquire outside information on nuclear technology to further Libyan weapons procurement. Musa Kusa is Qadhafi's chief of intelligence and was one of the chief negotiators in the 2003 dismantlement process.

Funding for the Nuclear Program

Funding details on Libya's abandoned clandestine program are incomplete, but in an interview with the Sunday Times, Saif Qadhafi claimed Libya had spent roughly $40 million on its nuclear program.[4] Libya purchased equipment and technology from the A.Q. Khan network and a number of different countries, ranging from centrifuges to nuclear weapon design plans. The exact cost of the nuclear weapon design plans is unknown.[5] According to Western officials, Libya also paid Pakistani scientists as much as $100 million for their technical assistance over several years beginning in the late 1990s.[6] Information on current budget allocations for the Libyan nuclear program is unavailable in open source literature, as Libya's budgetary process is highly opaque.

Libya's Past, Present, and Planned Nuclear Facilities

In 1973, the Atomic Energy Establishment (AEE) of Libya was formed. The main purpose of the AEE was to build Libya's nuclear science infrastructure and technology. According to an IAEA report, the aim of the program was to promote the use of peaceful applications of nuclear energy.[7] The Libyan Secretariat of Atomic Energy (SAE) was founded in January 1981, and the AEE was placed under its authority. Between 1986 and 2003, governmental entities charged with implementing Libya's nuclear policies changed identities frequently, but the SAE continues to maintain supervisory control over the nuclear program.

The SAE established the Tajoura Nuclear Research Center (TNRC) in 1983 "to solve problems of economic significance to the country via peaceful application of atomic energy."[8] Although a declared facility officially under IAEA safeguards, the TNRC was at the center of Libya's nuclear weapons program. It housed clandestine uranium enrichment, plutonium separation, and gas-centrifuge technologies.[9]

In 2003, Libya halted its uranium enrichment program and fully submitted to IAEA inspections. The extent of Libya's clandestine nuclear complex only became known to the international community upon the IAEA Director General's 2004 visit, when Libya revealed ten additional sites that had contributed to its illicit weapons efforts: Al-Hashan was Libya's first L-1 gas centrifuge research, development and limited testing location, operational from 1997 to 2002. Al-Khalla succeeded Al-Hashan as the new location for centrifuge research and development and was used to store UF6. Salah Eddin was the new site, after being moved from Al-Khalla, for the uranium conversion facility supplied by Japan in the 1980s. Janzour was a machine shop for centrifuge manufacture. Sabha was an underground storage facility for yellowcake. Sawani was the first storage location for the UCF and centrifuge equipment. Al-Karamia was the first storage location for UCF modules. El-Ezeizia was the original construction materials storage location.[10]

On 19 December 2003, Libya agreed to declare all nuclear activities to the IAEA, allow verification and inspection, and to eliminate its nuclear weapons program. Prior to Libya's 2003 decision to renounce weapons of mass destruction, the United Kingdom and United States had undertaken limited efforts with Qadhafi's regime to "build trust and reciprocity" so that a comprehensive disarmament deal would be possible in the future.[11] The post-2003 dismantlement process built on these efforts.[12] In 2004, the American and British governments worked with the IAEA to remove all nuclear-related equipment and materials from Libya. This process, conducted in three stages, focused on removing the most proliferation-sensitive materials and technologies from Libya first. It was completed in September 2004.[13]

Libya's nuclear program was (and continues to be) managed out of the National Board for Scientific Research (NBSR) headquarters. The National Board for Scientific Research has several different names, such as the National Bureau of Research and Development, but it is primarily responsible for Libya's higher education and research, maintaining production levels, strategic studies, and infrastructure. The organization recruits scientific expertise and coordinates nuclear research with other research institutes within Libya. Currently, Dr. Ali Mohamed Gashut is the Director General.[14] Outside of the REWDRC, some of the Nuclear Research Universities affiliated with the National Board for Scientific Research include Al- Fateh, the Department of Physics in Tripoli, the University of Garyounis Physics Department in Benghazi, and the Omar Al-Mukhtar University Department of Physics and Mathematics in El-Bieda.[15]

The site formerly known as the Tajoura Nuclear Research Center (TNRC), which served as the headquarters for Libya's covert nuclear weapons program, is also the center of Libya's post-2003 peaceful nuclear program. In 2003, the TNRC merged with the Water Desalination Treatment Research Center and the Solar Studies Center to become the Renewable Energies and Water Desalination Research Center (REWDRC). [16] The REWDRC specializes in research and development of the nuclear fuel cycle, utilization of nuclear technologies for peaceful purposes, research into renewable energies, and the desalination of seawater. Although it is unclear how many people presently work at the REWDRC, in 1979 the then TNRC employed 750 Libyan scientists and technicians.[17]

Currently, no open source evidence indicates the existence of operational uranium mining, uranium milling, uranium conversion, fuel fabrication or reprocessing facilities in Libya.[18] Should Libya choose to undertake uranium mining in the future, the Murzuq basin, Sarir Tibisti trough and Al Kufra basin are possible sources. However, these sites primarily contain iron ore mineral deposits.[19] The REWDRC still has a hot cell facility and equipment for large-scale radioisotope production and processing-equipment that was used for illicit plutonium extraction experiments in the 1980s. The REWDRC also hosts six chemical boxes, "available for handling beta and gamma emitting isotopes at millicurie levels," suggesting that the facility may still have limited reprocessing capabilities.[20]

Resultant to its burgeoning interest in nuclear power and other peaceful nuclear applications, Libya has undertaken several technical cooperation agreements with the IAEA, including projects to improve the REWDRC's nuclear safety and personnel training. Additionally, several different countries have offered to assist Libya in developing its desalination capabilities. France and Libya began negotiating a deal involving a desalination program and possibly a nuclear reactor in 2005, when French President Sarkozy met with Qadhafi to discuss the conclusion of a memorandum of understanding. In February 2007, the National Bureau for Research and Development (NBRD) signed a memorandum of understanding with France's Commissariat à l'énergie atomique and Areva for a program that would focus on desalinizing sea water, uranium exploration and production. In 2008, Tripoli consulted France and other foreign partners on the possible establishment of a medical isotope center, but no additional information has been released on the proposed project, suggesting negotiations have not yet yielded productive results.[21]

To undertake a nuclear power program, Libya must first meet the required technical, legislative, regulatory and training specifications before foreign investors will provide assistance. A new nuclear facility has yet to be constructed in Libya and the details of the French proposal for a nuclear reactor remain undisclosed; however, some reports claim the Libyans requested an EPR, Areva's 1,600-MW-class four-loop PWR. [22] Other reports state that Areva's Transmission and Distribution unit plans to strengthen Libya's power distribution network, but these rumors remain unconfirmed. [23] In 2007, Libya's ambassador indicated to the IAEA Board of Governors that it would be ten to fifteen years before his country constructed any nuclear power reactors. [24] In June and July 2009, Libya successfully negotiated civil nuclear cooperation agreements with Canada and Ukraine, with the goal of producing nuclear energy and desalinating seawater. [25] As of May 2010, there have been no significant developments regarding construction of new nuclear facilities in Libya.

Sources:
[1] "Libya Profile," Institute for Security Studies, www.iss.co.za.
[2] IAEA, "Implementation of the NPT Safeguards Agreement of the Socialist People's Libyan Arab Jamahiriya," Report by the Director General, 20 February 2004, www.iaea.org.
[3] "Background Note: Libya," Bureau of Near Eastern Affairs, U.S. Department of State, October 2007.
[4] "Libya Purchased Nuclear Weapons Plans From Pakistan, Qadhafi's Son Says," Global Security Newswire, 5 January 2004.
[5] "Libya Purchased Nuclear Weapons Plans From Pakistan, Qadhafi's Son Says," Global Security Newswire, 5 January 2004.
[6] "Libya Purchased Nuclear Weapons Plans From Pakistan, Qadhafi's Son Says," Global Security Newswire, 5 January 2004.
[7] IAEA, "Implementation of the NPT Safeguards Agreement in the Socialist People's Libyan Arab Jamahiriya," Report by the Director General, 12 September 2008, www.iaea.org.
[8] "Tajoura Nuclear Research Center," Global Security, 2005, www.globalsecurity.org.
[9] Peter Crail, "Chronology of Libya's Disarmament and Relations with the United States," Arms Control Association, 2008.
[10] This list of previously undeclared facilities and their uses is taken from the 2004 IAEA Director General's report on Libya. See: IAEA, "Implementation of the NPT Safeguards Agreement of the Socialist People's Libyan Arab Jamahiriya," Report by the Director General, 20 February 2004, pp. 9-10, www.iaea.org.
[11] Nuclear Programmes in the Middle East: In the Shadow of Iran, ed. Mark Fitzpatrick, London: the International Institute for Strategic Studies, 2008, p. 103.
[12] Nuclear Programmes in the Middle East: In the Shadow of Iran, ed. Mark Fitzpatrick, London: the International Institute for Strategic Studies, 2008, p. 104.
[13] Nuclear Programmes in the Middle East: In the Shadow of Iran, ed. Mark Fitzpatrick, London: the International Institute for Strategic Studies, 2008, p. 104.
[14] "Contact Information: Libyan Arab Jamahiriya," World Intellectual Property Organization, September 2008, www.wipo.int.
[15] "Nuclear Research in Libyan Arab Jamahiriya," www.iaea.org, 2004.
[16] "Renewable Energies and Water Desalination Research Center," 2008, www.tnrc.org.
[17] "Tajoura Nuclear Research Center," Global Security, 2005, www.globalsecurity.org.
[18] "Libya Country Profile: Nuclear Facilities Profile," Stockholm International Peace Research Institute, 2007, www.sipri.org.
[19] "Libya Country Profile 2000-01," The Economist Intelligence Unit, www.eiu.com.
[20] "Libya Country Profile: Nuclear Facilities Profile," Stockholm International Peace Research Institute, 2007, www.sipri.org.
[21] Nuclear Programmes in the Middle East: In the Shadow of Iran, ed. Mark Fitzpatrick, London: the International Institute for Strategic Studies, 2008, p. 106.
[22] Ann McLachlan, "France, Libya initial nuclear pact, emphasize infrastructure-building," Platts Nucleonics Week, Vol. 48, No. 50, 13 December 2007.
[23] Ann McLachlan, "France, Libya initial nuclear pact, emphasize infrastructure-building," Platts Nucleonics Week, Vol. 48, No. 50, 13 December 2007.
[24] Nuclear Programmes in the Middle East: In the Shadow of Iran, ed. Mark Fitzpatrick, London: the International Institute for Strategic Studies, 2008, p. 97.
[25] "Libya, Ukraine Sign Nuclear Power Deal," Agence France-Presse, 26 May 2009; "Libya and Canada Sign Nuclear Deal," Agence France-Presse, 30 July 2009.

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