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Ségolène Royal ne voyage qu’en « first » et en 5 étoiles (Bakchich)

par Jacques Marie Bourget 29 Juin 2014, 11:36 Ile Maurice Ségolène Royal Frais de la princesse

Ségolène Royal ne voyage qu’en « first » et en 5 étoiles (Bakchich)
Ségolène Royal ne voyage qu’en « first » et en 5 étoiles.
bakchich - Par Jacques Marie Bourget - Publié le 28 Juin, 2014

Bakchich

 

 

 

La si rigoureuse Ségolène Royal n’échappe pas à s’engager dans ces échappées sponsorisée par Ambre Solaire, elle adore participer à des salons à l'ile Maurice, à des colloques au Maroc, et à des forums au Qatar, un pays où la pluie est aussi indésirable qu’un sans papiers. Autant d'échappées payées par le contribuable local, généralement peu fortuné. De l'éco (nome) voyage!

 

 

Puisqu’ils sont eux-mêmes des astres, les politiciens préfèrent le soleil au froid et à la nuit. Le plus innocent des observateurs politiques a remarqué depuis longtemps que les colloques, congrès et forum qui font si bien avancer le bonheur du monde et la démocratie se tiennent plus souvent  à Marrakech, Cannes ou Miami qu’à Roubaix. Comme c’est étrange. C’est connu comme l’œuf qui doit éclore, les neurones de Ségolène Royal ont besoin de chaleur.

L'omniprésente Ségolène

Foin de l’équivalent carbone, de la ruine écologique que sont jets et climatisations, quand il le faut, n’écoutant que son courage la duchesse du Poitou n’hésite pas à délocaliser sa tête loin des bonnets d’âne. Pour mieux connaitre la densité des voyages d’étude de l’ancienne compagne de Hollande, il est utile de lire une presse qui gagne à être connue, celle de l'ile Maurice. Ainsi, dans "Week-End" du 9 mars dernier Jean-Claude Antoine nous éclaire sur la pensée solaire de l’égérie de la promotion Voltaire à l’ENA.  A propos du Salon du Livre le journaliste écrit : "comment faire l’impasse de l’omniprésente Ségolène Royal. Elle est si souvent présente à Maurice qu’on devrait lui donner une carte de fidélité". 

Trois fois en deux ans! Et aux frais des contribuables mauriciens. L’année dernière, elle était l’invitée d’honneur de la Journée de la Femme ; cette année, elle est celle du Salon du Livre. Pour faire un discours de quelques minutes, elle a eu droit à un billet d’avion aller-retour Paris/Maurice en première classe, un séjour dans un hôtel cinq étoiles tous frais payés et une voiture avec chauffeur pour ses déplacements. "On dirait, poursuit notre confrère,  que la brave Ségolène fait partie des invités ad hoc du Premeir ministre  Navin Ramgoolam et, en tout cas, se comporte comme telle : elle met une veste rouge, de la couleur du parti politique de son hôte et fait un discours pour le flatter. En fait, elle vient donner un spectacle par intermittence à chacun de ses passages à Maurice…". Excusez confrère mais il semble que cette « intermittente » soit assez proche du CDI à plein temps…

En février cette jurisprudence  a même poussé le journal « Le Mauricien » à se faire espiègle, se demandant si face à l’égo de Ségo les femmes de Hollande allaient être aussi égales entre elles ? « Le Mauricien » interrogeait le gouvernement  sur les conditions d'accueil réservées à Valérie Trierweiler  lors de son  séjour au Beachcomber Paradis, en compagnie de l’épouse du ministre du Travail, Michel Sapin et de la compagne de Gérard Jugnot : " cette ancienne compagne de François Hollande obtiendra-t-elle le même traitement et les mêmes faveurs que la précédente, Ségolène Royal, lors de ses multiples déplacements à Maurice  (…) À chaque visite Ségolène Royal (…) est reçue à dîner par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et l’entourage de ce dernier. Lors de la dernière rencontre, à la Clarisse House (la résidence du P.M), le chef du gouvernement avait dû revoir le planning de l’enregistrement de son message à la nation pour le Nouvel An pour accommoder cette personnalité française, devenue  "une amie de Maurice"… "  Dommage que le gouvernement, sans répondre, ait laissé Valérie sur la sable sans même lui offrir une pelle et un seau.

Journée de la femme ...et de Ségolène

En mars 2013 c’est à l’occasion de la « Journée de la Femme » que la première d’entre elles avait été mobilisée loin de Poitiers et de Jeanne d’Arc pour y tenir un solide et riche discours pour le moins maladroit :  "Maurice est un exemple au niveau planétaire en termes d’unité, de solidarité et de l’émancipation de la femme (…) en mai 2010, le gouvernement mauricien a changé l'appellation du ministère des droits des Femmes en ministère de l' Égalité du Genre, du Développement de l'enfant et du bien-être de la famille. Alors qu'en France, il y a tout un débat sur la question du Genre… ".

Vous avez dit « genre » ? Quel mauvais genre. Le propos a mis en colère Deepa Bhookhum, une journaliste de « L’Express » de Maurice : "Ainsi Segolène Royal pense que nous sommes très avant-gardistes en termes d'égalité des Genres. Vraiment. Quelle intéressante pensée. Je me demande jusqu'à quel point le séjour gratuit dans le bungalow d'État de l'hôtel Trou aux Biches a influencé son schéma de pensée. Je crois vraiment que pour venir ici et dire de telles inepties, pour oser penser que les Mauriciennes sont assez bêtes pour leur dire que tout va bien, on doit être fou à lier, complètement idiot ou tout simplement n'en avoir rien à faire tant que l'on obtient ce que l'on veut (…) Comment Ségolène Royal est-elle venue sur l’île Maurice ? A-t-elle payé pour son vol ? A-t-elle bénéficié de privilèges de VIP une fois posée ? (…) Qu'avons-nous encore payé ? (…) Et en retour de "notre" générosité, qu'elle a du confondre avec la générosité de Navin Ramgoolam, Madame Royal nous révèle que nous sommes un exemple pour l'Europe…". Notre consœur, vraiment mesquine,  qui ne comprend rien à la vraie cause des femmes, en vient même à user du mot créole de « moufta » qui se traduit par « parasite ». Mieux, puisque la mère des enfants de Hollande n’écrit pas la livre qu’elle publie de vilaines âmes en vinrent à cherche son nègre, drôle de pou dans la tète.

Plenel "embedded"

Le schéma d’Internet exigeant des articles courts, nous n’allons pas recenser toutes les chaudes escapades de Royal, citons, en bis repetita,  les riads de Marrakech et les séjours en or à Doha capitale de la dictature du Qatar où la norme est l’esclavage.

Une dernière anecdote, une bavure du dossier Ségolène, on découvre à l’occasion que le si rigoureux Edwy Plenel a fait aussi le pèlerinage à Maurice, sans que Médiapart ne verse l’un de ces centimes qui sont le nerf de son indépendance.   

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