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Centrafrique:Total fait main basse sur le pétrole centrafricain (Kangbi-Ndara)

par Kangbi-Ndara 15 Juillet 2014, 07:09 Centrafrique Total France Françafrique François Hollande Sangaris Guerre du pétrole Le Drian

Centrafrique:Total fait main basse sur le pétrole centrafricain (Kangbi-Ndara)
Centrafrique:Total fait main basse sur le pétrole centrafricain

Par kangbi-ndara

Aïda Maïmouna-Kangbi-ndara.net / La société française Total mettrait tout en œuvre pour obtenir une pleine jouissance d’exploitation d’une partie du pétroledu Nord centrafricain, mais l’opposant centrafricain Bida Koyagbélé s’y oppose farouchement.

u milieu politique centrafricain, après approbation de la Présidence Centrafricaine de Transition, le ministère centrafricain des mines accorderait, un « Accord de principe» d’exploitation du pétrole centrafricain à la société française Total. Lequel Accord d’exploitation qui serait respecté par le futur Chef d’Etat centrafricain élu démocratiquement.

Les mêmes sources d’indiquer qu’il s’agit du contrôle de l’exploration et de l’exploitation des gisements pétroliers des régions du Nord-Ouest à savoir, le fameux bloc A et les gisements de

Boromata, dans le Nord Est de la Centrafrique.

Le Bloc A d’une superficie de 55 000 Km2 représente l’équivalent de 25 blocs aux normes internationales, regorgerait de 1 000 000 de barils/jour. Découvert en 1983 par la société américaine CONOCO, ce gisement s’étend de part et d’autre de la frontière Tchado centrafricaine, mais se trouve dans une faille géologique dont l’inclinaison est en faveur de la république centrafricaine, si bien que le gros du gisement se retrouve en RCA, dont une exploitation du coté centrafricain, défavoriserait le Tchad, dans le sens où le gisement de ce côté tarirait plus rapidement. C’est en cela que les président Hissen Habré et André Kolingba avait prévu une gestion commune des dits gisements. Mais face aux pressions Françaises, la société CONOCO et l’état centrafricain ont renoncé à mener ce projet à son terme, ce qui ne fut pas le cas du Tchad qui s’entêta, ce qui lui valut une guerre, visant à débarquer Hissen Habré et mettre au pouvoir DEBY et renégocier le contrat pétrolier tchadien. Par la suite la société CONOCO a revendu en 1997 ses études à la société américaine RSM d’un texan dénommé Greenberg, qui en 1998 s’est vu octroyer par le président Patassé une License d’exploration de 5 ans dont elle n’a pu honorer le moindre terme du cahier des Charges. C’est ainsi que Bozizé décide de faire valoir les droits de la République centrafricaine auprès du CIRDI (centre international pour le règlement des différends relatifs à l’investissement), Qui donna raison en appel en 2012 à l’état Centrafricain. Remarquons que monsieur Greenberg avait pour avocat par Maitre Mboli Goumba, tandis que l’état centrafricain était défendu par Maitre Bizon. Notons que c’est le même greenberg qui avait juré d’avoir la peau du régime Bozizé qui finança la Séléka et plus particulièrement Eric Neris par l’entremise de son avocat Mboli Goumba, qui voudrait offrir ses services aujourd’hui à Total.

Le gisement Boromata découvert par les chinois en 2009, a fait l’objet d’un contrat d’exploitation sur quatre blocs qui devrait prendre effet en Septembre 2013 après quatre ans d’exploration concluante. L’accord offrait 55% des parts à l’état centrafricain et 45% à la société d’état chinoise. En contre partie la chine se proposait d’offrir une aide budgétaire immédiate en septembre 2013 de 200 millions de dollar et ensuite une enveloppe de 5 milliard de dollar d’aide budgétaire et de financement des infrastructures. Notons que Boromata se trouve à 20 km, du village natal de Djotodia et que la rébellion Séléka a pris pied dans cette zone.

Total après avoir rencontré la présidente lors des différents séjours en Europe, mais surtout le ministre des mines qui a été au mai invité avec sa famille aux frais de Total, pour un séjour idyllique à Paris, a pu conclure un gentleman agreement soit un accord de principe avec les autorités centrafricaines.Les dits accords prévoient de céder à Total l’exclusivité de l’exploitation du bloc A octroyant à la RCA 10% et 90% à la société française. De même Total rentre dans le capital de l’accord liant la Centrafrique à la Chine en s’octroyant 40% des parts revenant à la RCA ce qui donne lieu à lune répartition défavorisant la RCA 10%, et 50% à la Chine. Le prochain président élu devra avoir l’obligeance de respecter les termes dudit accord, pour service rendu par la France et payer l’effort de guerre de Paris.

Mais il est vrai que grande partie de la classe politique apprécierait les termes de cet accord, surtout qu’il est prévu qu’en contrepartie, Paris pèserait de tout son poids pour calmer les ardeurs de la Séléka.

Ce qui n’est pas du gout de l’écologiste opposant centrafricain Bida KOYAGBELE et d’une poignée d’acteurs dits panafricanistes, patriotes ou révolutionnaires. En effet Bida KOYAGELE panafricain anti français, très proche de l’Afrique du sud où il est exilé, serait un allié de Bozizé qui lui aussi ne voyait pas d’un bon œil le fait de brader à la France les ressources pétrolières, est plus disposé à faire des concessions à Paris.

Bida Koyagbélé, qui a été le tout premier a signalé que la crise en Centrafrique était une guerre du pétrole, serait disposé à ouvrir le marché à d’autres acteurs plus particulièrement Africain privés et publics, dont l’Afrique du sud, mais aussi la société américaine CONOCO, qui offriraient des conditions plus intéressantes que TOTAL. Suivant une formation en droit pétrolier et un MBA en Afrique du sud ce dernier estime que les conditions d’octroi doivent respecter les normes internationales. « Ce pétrole doit d'abord profiter en premier lieu au bonheur des paysans de Centrafrique et des populations, mais aussi aux opérateurs privés centrafricains et africains. Je m’oppose vivement à toute forme d'exclusivité à qui que ce soit encore moins à la France à qui l’on ne doit rien bien au contraire. Il faut s'ouvrir au monde à la concurrence, en fonction des conditions juridiques d'exploitation déterminées par l'état centrafricain en phase avec nos intérêts, il n'est pas question d'accepter des conditions d’exploitations néocoloniales d'une autre époque », propos de Bida Koyagbélé.

Où mènera cette guerre du pétrole ?

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