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Racisme : Richard Trinquier, un maire en guerre contre les femmes voilées (JAI)

par JAI 31 Juillet 2014, 09:36 Richard Trinquier Maire Islamophobie UMP Wissous

Racisme : Richard Trinquier, un maire en guerre contre les femmes voilées (JAI)
Racisme : Richard Trinquier, un maire en guerre contre les femmes voilées

JAI

Richard Trinquier, élu UMP de l'Essonne, n'aime pas trop les musulmans. Son dernier fait d'armes : l'interdiction d'une base de loisirs à deux femmes voilées, début juillet. Un geste qui devrait lui valoir, mercredi, une plainte au pénal pour discrimination et incitation à la haine raciale.

Richard Trinquier prend soin de ses administrés de Wissous. Maire de cette petite ville de l'Essonne, située non loin de l'aéroport d'Orly, l'élu UMP a aménagé pour l'été une base de loisirs, sur un terrain de football. Sable, transats, parasols… "Wissous Plage" n'est pas les Baléares, mais tout de même. Seul problème : l'élu UMP y a imposé un règlement intérieur un peu particulier, qui interdit le port de signes religieux sur le site.

Début juillet, Richard Trinquier, dont le père, colonel, aurait été proche de l'Organisation de l'armée secrète (OAS), est donc venu en personne faire la police sur les lieux pour en expulser deux femmes voilées, accompagnées de leurs enfants. "Vous n'avez pas lu tous les paragraphes du règlement ?", leur lance le maire. Qui insiste : "Vous ne pouvez pas rentrer avec votre voile islamique". Et malgré les tentatives d'explication et de médiation, les deux femmes ne verront jamais "Wissous Plage".

Signes religieux et vivre-ensemble

Saisi par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), le tribunal administratif de Versailles a finalement suspendu le règlement de la base de loisir, le 12 juillet. Cette décision est provisoire, le juge des référés ne statuant pas sur le fond de l’affaire, qui devra faire l’objet d’une nouvelle audience devant la justice administrative. À l’audience, Richard Trinquer a notamment évoqué la "présence de plus en plus importante de signes religieux", faisant "obstacle au vivre-ensemble" dans sa commune.

"Je suis un précurseur car je combats pour la laïcité", explique l'élu au quotidien Libération. "Le vrai problème est le vide juridique qui existe en France autour des questions relatives à la pratique de l’islam dans les établissements publics", ajoute-t-il.

"Ras-le-bol ! Vive le christianisme (...) !"

Problème, le quotidien français est allé fouiner du côté des comptes de Richard Trinquier sur les réseaux sociaux. Et, bien que l'élu ait semble-t-il fait le ménage le 21 juillet, Libération en a ressorti quelques "perles" qui s'éloignent quelque peu des valeurs républicaines. Si l'on peut aujourd'hui y apprendre comment "ouvrir une bouteille sans tire-bouchon", à l'époque, on pouvait ainsi y lire : "L’islam va nous avaler !". Ou : "J’ai tant de rage contre ceux qui […] nous imposent des centaines de milliers de Rachida et de Mohammed". Et encore : "Ras-le-bol ! Vive le christianisme, vive le patrimoine laissé par Hugues Capet"...


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