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BURKINA FASO : 100.000 personnes disent NON à la modification de la Constitution (La Voix du Peuple)

par Chantal TANOH 27 Août 2014, 18:05 Burkina Faso Dictature Blaise Compaoré Manifestations Constitution

BURKINA FASO : 100.000 personnes disent NON à la modification de la Constitution (La Voix du Peuple)
BURKINA FASO : 100.000 personnes disent NON à la modification de la Constitution.
Par Chantal TANOH pour la Voix du Peuple
Ouagadougou. Samedi 23 août 2014.
100.000 personnes exigent le départ de Blaise Compaoré


Cent mille (100.000) personnes ont marché samedi dans les rues de Ouagadougou pour dire Non à une modification de la Constitution par referendum, et exiger le départ du Président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans suite à un coup d'Etat sanglant contre le Président Thomas Sankara.
Cette marche gigantesque, organisée à l'appel de l'opposition Burkinabé, avait pour but de dire Non à un éventuel référendum constitutionnel qui permettrait à Blaise Compaoré de participer à l’élection présidentielle de 2015.
Blaise Compaoré, après 27 ans de pouvoir, termine son deuxième quinquennat après avoir effectué deux septennats.
Malgré cela, il évoque la tenue d'un referendum constitutionnel en décembre.
Pour Zephirin Diabré, chef de file de l'opposition, les objectifs de cette marche ont été atteints car le peuple a montré qu'il est le vrai détenteur de pouvoir: "Quand le peuple se met debout, les hommes qui se disent forts tremblent", dira-t-il devant une foule immense.
La participation du jour est "fantastique, inédite et historique", a encore affirmé Zéphirin Diabré. "Elle a encore dépassé celle du 18 janvier. Cela montre que nous gagnons en puissance", a-t-il ensuite commenté.
Pour Marc Christian Roch Kaboré, ancien proche du chef de l’Etat devenu président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP - opposition), le peuple s’est mobilisé "massivement" "contre un pouvoir à vie" de Blaise Compaoré. "Il doit donc en tirer les conséquences" selon ce autre leader de l'opposition.
La foule scandait des slogans comme "Libérez Kossyam" (le palais présidentiel), "Non au référendum", "Assez de la dictature de Compaoré" ou encore "Pas besoin d’un homme fort au Burkina".
"La majorité est maintenant du côté de l’opposition", a remarqué Ablassé Ouédraogo, ancien ministre de Blaise Compaoré devenu président du parti "Le Faso autrement" (opposition), qui a appelé les tenants du régime à "faire leurs bagages" car "novembre 2015 sera l’heure pour eux d’arriver à quai".
Le cortège, qui a démarré à 10H00 GMT, s’étendait sur plusieurs km, sur le boulevard France-Afrique qui mène à la présidence.
Selon plusieurs analystes, un parfum de fin de règne planait samedi sur Ouagadougou.
Pouvoir et opposition s’affrontent au sujet d’un possible référendum, dont le but est de modifier l’article 37 de la constitution, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels et empêche pour l’instant Blaise Compaoré, à la tête du pays depuis 1987, d’être candidat en novembre 2015.
Pour rappel, le 18 janvier 2014, une marée humaine avait déjà défilé à Ouagadougou contre un potentiel référendum, que l’opposition avait estimée à 100.000 personnes.
L’opposition avait impressionné en parvenant à remplir le 31 mai le plus grand stade de Ouagadougou, fort de 35.000 places. Mais le parti au pouvoir, en faisant de même trois semaines plus tard, avait minoré ce succès d’estime.
Samedi, alors que l’opposition défilait, quelque 3.000 militantes du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, au pouvoir) s’étaient rassemblées à la Maison du peuple, une salle de spectacle, pour marquer leur soutien au président Compaoré. Une différence de mobilisation claire et nette. Preuve que le régime Compaoré est à bout de souffle.
La très forte mobilisation de samedi est également une belle démonstration de force pour l'opposition burkinabé qui vient une de plus de démontrer qu'elle n'entend plus jouer les seconds rôles.
Comme on le voit, les jours de Blaise Compaoré à la tête du Burkina sont comptés.


Le peuple congolais suivra t'il l'exemple ?
Abidjan, Chantal TANOH pour la Voix du Peuple

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