Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Ebola pourrait coûter "1 à 1,5 point de PIB" en Sierra Leone, Guinée, Côte d'Ivoire et au Liberia (AFP)

par AFP 27 Août 2014, 02:48 Ebola Afrique Economie Côte d'Ivoire Libéria Guinée Sierra Leone PIB

Ebola pourrait coûter "1 à 1,5 point de PIB" en Sierra Leone, Guinée, Côte d'Ivoire et au Liberia (AFP)
Ebola pourrait coûter "1 à 1,5 point de PIB" en Sierra Leone, Guinée, Côte d'Ivoire et au Liberia
AFP

L'épidémie d'Ebola pourrait coûter entre 1 et 1,5 point de PIB au Liberia, à la Sierra Leone et à la Guinée, trois pays affectés, ainsi qu'à la Côte d'Ivoire, pour l'heure non touchée, a estimé mardi la Banque africaine de développement (BAD).

La sécurité alimentaire au Liberia est mise "en péril", le virus menaçant la tenue des récoltes, a alerté Donald Kaberuka, le président de la BAD, lors d'une conférence de presse à Abidjan.

Dans ce pays, "si aujourd'hui les gens ne s'occupent pas de l'agriculture, il y aura une crise alimentaire. Voilà le premier impact direct sur les paysans dans cette région", a affirmé M. Kaberuka.

Globalement, Ebola va "probablement coûter 1 voire 1,5 point de PIB aux pays de l'Union du fleuve Mano", une organisation regroupant le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée et la Côte d'Ivoire, "des pays qui commençaient à se remettre difficilement des années de crise, des guerres civiles des années 60, 80 et 90", a-t-il déploré.

Au-delà de la crise immédiate et à moyen terme, "la multiplication des clôtures des frontières terrestres et aériennes dans beaucoup de pays africains", décidée par "précaution", risque de coûter "beaucoup" au commerce et aux flux économiques, selon le président de la BAD.

"Là, vous voyez des pays à 8000 km de l'Afrique de l'Ouest interdire aux ressortissants d'Afrique de l'Ouest de voyager chez eux", quand l'Organisation mondiale de la santé "n'a pas recommandé que les avions ou le commerce s'arrêtent", s'est-il inquiété.

Si "le risque de propagation vers n'importe quel pays dans le monde existe", il "ne justifie pas des interdictions de voyage, des fermetures de frontière", la lutte contre l'épidémie devant être vaincue "au sein des communautés", a confirmé, assis à ses côtés, Luis Sambo, le directeur régional de l’OMS.

L'Afrique, à cause d'Ebola, "risque son image, voire des fuites d'investissements, une nouvelle stigmatisation, au moment où le continent commençait à décoller", s'est désolé Donald Kaberuka.

"Nous devons prendre toutes les mesures de précaution nécessaires, mais il faut aussi éviter la panique, la psychose, qui (vont) conduire à des mesures" à long terme "préjudiciables" pour l'Afrique, a-t-il insisté...

Lire la suite

commentaires

Haut de page