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Les rebelles de la Séléka appellent à la constitution de leur propre état en Centrafrique (NZZ)

par NZZ 24 Août 2014, 11:35 Centrafrique Séléka Michel Djotodia Dar al-Kouti Nouvel Etat Violences Répression Articles de Sam La Touch

Les rebelles de la Séléka appellent à la constitution de leur propre état en Centrafrique (NZZ)
Les rebelles de la Séléka appellent à la constitution de leur propre état en Centrafrique
Article originel : Seleka-Rebellen rufen eigenen Staat aus
Neue Zürcher Zeitung

Traduction SLT


En République centrafricaine, les rebelles de la Séléka ont récemment déclaré, dans un communiqué de presse, qu'ils veulent construire pour les musulmans dans le nord du pays, contrôlé par leurs miliciens, un nouvel état : "Dar al-Kouti". Au sommet de l'état, l'ancien chef rebelle Michel Djotodia devrait être maintenu. Il avait lui même participé au coup d'Etat en 2013 contre l'ancien président. Plus tôt cette année, la France et le Tchad l'ont forcé à démissionner. La chrétienne, Catherine Samba-Panza, lui a succédé. Le Nord est riche en ressources, regorgeant de bois et de diamants.


La spirale de la violence

Vendredi dernier dans le nord du pays, environ 25 personnes, selon la Séléka, auraient péri dans une mine d'or. Le mercredi, 31 personnes ont été blessées dans des affrontements dans la capitale, Bangui, tandis qu'un employé du Comité international de la Croix-Rouge a été abattu. Plus tôt cette semaine, les Séléka ont tué dans plusieurs villages dans le nord du pays quelque 34 personnes.

Compte tenu de la spirale sans fin de la violence, des meurtres et des déplacements forcés, le gouvernement de transition de Bangui se montre impuissant. C'est pour cette raison, qu'il y a une semaine et demi, la présidente Samba-Panza a choisi Mahamat Kamoun issu de l'ex-Séléka, comme premier Ministre. Il est le premier chef musulman de gouvernement dans l'histoire du Centrafrique. Samba-Panza devrait être la médiatrice entre les parties en conflit, entre les musulmans de la Séléka et les milices chrétienne anti-Balaka. Cependant, aussi bien la Présidente que son nouveau Premier ministre ont un manque d'influence notable sur les deux groupes. Kamoun a nommé vendredi cinq membres issus de la Séléka dans son cabinet. Depuis la chute du président François Bozizé en mars 2013 défait par la Séléka, des milliers de personnes dans le conflit ont été tués. En réponse, la milice chrétienne anti-Balaka s'est formée.


En attente de l'ONU

Human Rights Watch parle de nettoyage ethnique, tandis que les Nations Unies évoquent des crimes de guerre perpétrés par les deux parties. Le pays est marqué par des conflits ethniques et religieux et ne semble pas en voie de pacification, en dépit d'un accord de paix récent. Selon les Nations Unies, la moitié de la population dépend de l'aide humanitaire. En septembre, 12 000 soldats de l'ONU devraient arriver. Le gouvernement espère que ceux-ci contribueront à pacifier le nord du pays.

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