Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Selon Navy Times, les Filovirus comme Ebola intéressaient le Pentagone en tant qu'armes biologiques potentielles à la fin des années 1970

par Sam La Touch 7 Août 2014, 13:51 Articles de Sam La Touch Ebola Filovirus Armes bilogiques Pentagone Traitement

Selon Navy Times, les Filovirus comme Ebola intéressaient le Pentagone en tant qu'armes biologiques potentielles à la fin des années 1970

En plein sommet USA-Afrique, où les délégations du Libéria et de la Sierra Leonne ont subi prélèvements et quarantaine des contrôles médicaux, l'annonce de l'utilisation d'un traitement expérimental uniquement sur les deux citoyens états-uniens touchés par l'Ebola a amené nombre de questions au sein de la communauté internationale. L'OMS se demande, compte-tenu du succès apparent de ce traitement, si il ne pourrait pas être utilisé sur les Africains atteints de la maladie. Obama a bredouillé en déclarant qu'il fallait attendre l'avis des experts, en l'occurrence les scientifiques militaires sur ce sujet. "Nous devons laisser la science nous guider et je ne crois pas que nous ayons toutes les informations pour déterminer si ce traitement est efficace". Il a même ajouté, mercredi, que les pays affectés devraient se concentrer sur une amélioration de leurs mesures de santé publique, plutôt que sur un médicament expérimental.

Les Africains pourront bien crever la gueule ouverte ?


Pendant ce temps, d'autres se pose la question du protectionnisme US au regard de ce traitement que les Etats-Unis n'avaient pas daigné utilisé malgré les 900 morts liés à l'épidémie du virus Ebola. Pour parer à la polémique grandissante, les communicants de Washington et de la DoD (Département de la Défense) ont déclaré qu'ils allaient envoyé plus d'experts sur le terrain mais quant à l'utilisation éventuelle en Afrique de ce traitement très coûteux, la question n'a toujours pas été tranchée malgré les pressions timides de l'OMS. Il y aurait, selon des virologues, des questions d'éthique à utiliser un tel traitement qui n'aurait pas été testé sur des humains. En conséquence de quoi, les deux Etats-Uniens auraient servi de cobaye mais sans tests cliniques à grande échelle nous disent les virologues. Enfin compte tenu du nombre de morts en Afrique, ces deux cobayes humains US devraient aider à faire des essais cliniques rapidement sur un échantillon de la population cible avec le traitement en question (ZMapp) mais visiblement la question nécessite d'être débattue encore et encore. Ce qui n'a pas posé de problèmes lorsqu'il a s'agit de tester ce sérum expérimental sur les deux citoyens états-uniens avec, à l'heure actuelle, une certaine efficacité.

Un article de Navy Times, revient sur les déclarations du Département de la Défense et de son service de santé à ce sujet assurant qu'ils ont envoyé des experts en Afrique pour intervenir et se soucier de la situation sanitaire catastrophique au Libéria en Sierra Leone et en Guinée. Un expert militaire va même jusqu'à vanter les services de santé de l'armée US : "Le développement récent des problèmes de maladies infectieuses en Afrique - a fait que les gens se tournent vers l'armée US pour fournir une expertise."


Mais une autre phrase liminaire apparaît dans cette revue militaire. Selon Navy Times :

Les Filovirus comme Ebola ont été d'un grand intérêt pour le Pentagone depuis la fin des années 1970, principalement en raison du fait que l'Ebola et les virus de sa famille ont des taux de mortalité élevés - en effet dans l'épidémie actuelle, environ 60 à 72 % de ceux qui ont contracté la maladie sont morts - et sont relativement stables en aérosol et les rendent attrayant comme une arme biologique potentielle.(sic)

Voici l'article en question traduit en français ci-dessous :

Le Département de la défense US pourrait envoyer du personnel en Afrique pour aider à combattre l'épidémie d'Ebola
Article originel : DoD may send personnel to Africa to help fight Ebola epidemic
Navy Times

Traduction SLT

Les représentants du Ministère de la Défense sont en train de discuter de la possibilité d'envoyer plus de personnel pour l'Afrique de l'Ouest pour aider à combattre l'épidémie d'Ebola.

Une source proche des discussions a déclaré que des responsables du Pentagone ont tenu des réunions vendredi dernier pour décider comment le personnel du Département de la Défense pourrait aider à répondre aux épidémies.

L'armée états-unienne a eu une mission de longue date dans la prévention et le traitement des maladies infectieuses et parasitaires au sein des troupes, datant de la fin des années 1800.

Le service de presse des forces armées a déclaré vendredi soir que les travailleurs militaires de la santé, y compris un entomologiste de l'Institut de recherche médicale de l'armée états-unienne des maladies infectieuses, sont déjà dans la zone touchée pour fournir un soutien allant de l'aide logistique à la "gestion clinique" - pour aider dans le traitement des populations touchées.

"Le personnel du Département de la Défense apportera un niveau d'excellence de premier ordre, de travail de manière à accueillir les nations et l'OMS dans les pays les plus touchés de la Sierra Leone et le Libéria" a déclaré à l'AFPS, le colonel James Cummings, médecin militaire et directeur au Centre de Surveillance de Santé des Armées.

Les Filovirus comme Ebola ont été d'un grand intérêt pour le Pentagone depuis la fin des années 1970, principalement en raison du fait que l'Ebola et les virus de sa famille ont des taux de mortalité élevés - en effet dans l'épidémie actuelle, environ 60 à 72 % de ceux qui ont contracté la maladie sont morts - et sont relativement stables en aérosol et les rendent attrayant comme une arme biologique potentielle.

L'an dernier, les scientifiques ont utilisé un traitement USAMRIID, MB-003, sur des primates infectés par le virus Ebola après qu'ils soient devenus symptomatiques ; le traitement a entièrement protégé les animaux lorsqu'il était administré une heure après l'exposition.

Deux-tiers des primates infectés ont été protégés lors d'un traitement de 48 heures après l'exposition, selon un rapport publié en aout dernier dans Science Translational Medicine.

En mars, la Food and Drug Administration (FDA) a accordé une autorisation accélérée pour le développement d'un autre traitement Ebola, TKM-Ebola, développé dans le cadre d'un contrat de 140 millions de dollars, avec le Département de la Défense, bien que plus tôt ce mois, la FDA a placé une étude clinique humaine de TKM-Ebola en attente, demandant plus d'informations sur le protocole avant de lui permettre de procéder.

Et l'année dernière, le Département de la Défense a accordé une subvention 4,4 millions de dollars à la Vaccine Center à l'Université Vanderbilt pour étudier le développement de vaccin et d'un traitement pour le virus Ebola et un autre filovirus, Marburg.

L'épidémie actuelle en Afrique de l'Ouest a tué 729 personnes et rendu malades un nombre supplémentaire de 594 personnes en Guinée, au Libéria, au Nigéria et en Sierra Leone, selon l'Organisation mondiale de la Santé.

Le Centre de Contrôle des Maladies (Centers for Disease Control) fonctionnaires ont déclaré jeudi qu'ils allaient envoyer 50 autres experts en maladies supplémentaires dans la région affectée dans les prochains mois.


Le CDC a également émis un avis d'alerte de "niveau 3" demandant aux voyageurs d'éviter de se rendre dans les pays concernés. Et le vendredi, il a envoyé une alerte à tous les hôpitaux des États-Unis fournissant des conseils sur la prévention de la propagation du virus Ebola et sur l'isolement des patients suspects d'avoir la maladie.

"C'est l'épidémie d'Ebola la plus grande et la plus complexe de toute l'histoire. Beaucoup trop de vies ont déjà été perdues", a déclaré le directeur des CDC Tom Frieden lors d'une conférence téléphonique avec les journalistes jeudi. "Il faudra de nombreux mois, même si cela ne sera pas facile, mais le virus Ebola peut être arrêté."

Le Secrétaire adjoint à la Défense pour les affaires de santé Dr Jonathan Woodson a déclaré vendredi que la santé mondiale est une question de sécurité nationale et que le Pentagone allait jouer un rôle majeur dans la prévention et la réponse aux menaces de sécurité des catastrophes sanitaires.

Woodson a déclaré que le Département de la Défense restait largement engagée dans les questions internationales de santé publique.

"Une des choses que je ne pense pas que beaucoup de gens réalisent c'est que c'est un énorme atout du système de santé militaire dans ce pays", a-t-il déclaré vendredi dans un entretien télévisé sur "Nouvelles de la Défense avec Vago Muradian."

"Non seulement nous sommes un élément clé afin que les membres des services de santé, les hommes et les femmes qui ... sont en danger soient pris en charge, mais nous sommes un système de santé publique, un système d'éducation, un système de recherche et de développement," a déclaré Woodson.

"Le développement récent des problèmes de maladies infectieuses en Afrique - a fait que les gens se tournent vers l'armée US pour fournir une expertise."

commentaires

Haut de page