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Selon un journal kurde, USA, Israël, Turquie, Arabie Saoudite et Qatar, derrière l’EIIL en Irak (Tunisie Secret)

par Tunisie Secret 25 Août 2014, 13:48 EIIL USA Qatar Turquie Arabie Saoudite Irak Kurdes Barzani Israël

Selon un journal kurde, USA, Israël, Turquie, Arabie Saoudite et Qatar, derrière l’EIIL en Irak (Tunisie Secret)
Selon un journal kurde, USA, Israël, Turquie, Arabie Saoudite et Qatar, derrière l’EIIL en Irak 
www.almanar.com.lb, Traduit du site assafir

Tunisie Secret
6 juillet 2014

C’est le journal kurde « Ozgur Gundem », appartenant au parti des travailleurs kurde, qui a révélé vendredi le plan global du groupe terroriste de l’Etat islamique en Irak et au Levant pour occuper la ville irakienne de Mossoul et envahir d’autres régions du pays. Mais l’annonce du califat n’était pas prévue !

Ce plan diabolique a été décidé lors d’une rencontre dans la capitale jordanienne Amman le 1er juin dernier, jour du déclenchement de la conquête de l’EIIL en Irak, sous le parrainage des Etats-Unis, d’Israël, de l’Arabie Saoudite, du Qatar, de la Jordanie et de la Turquie.
Le chef du Kurdistan Massoud Barzani a ouvert la voie à cette réunion, lors de sa visite à Amman, quatre jours avant la date de cette rencontre. Le journal a souligné que l’Iran fut directement au courant de ce plan, et a envoyé immédiatement Ahmad Chalabi à Barzani pour lui demander de retirer son soutien à ce plan, sinon, il le regretterait.

« Les documents de cette réunion ont été vendus par l’un des participants pour 4 millions de dollars à des responsables irakiens », indique le journal kurde, qui explique avoir reçu ces documents de la part d’un employé diplomatique ayant longuement travaillé au Moyen Orient.

avaient participé à cette réunion : le chef des renseignements jordaniens et représentant du roi, Salah Qallab, le parti démocratique du kurdistan représenté par Azad Bervari, le vice-président des renseignements kurdes Masrour Barzani, connu sous le nom de « Jomaa ». De plus, des représentants de différents départements du parti Baas, Ezzat Douri représentant du mouvement des Naqchbandis, deux délégués de l’armée des moujahidines, un représentant d’Ansar el-Islam, de l’armée d’Ansar as-Sunnah, armée de la « communauté victorieuse », composée de Tunisiens, de Libyens et d’Algériens, des « brigades de la révolution de 1920 », de « l’armée de l’islam », et un Libyen présent actuellement à Mossoul. Tous ont pris part à la réunion.

L’objectif de la réunion fut l’occupation de Mossoul et l’avancée vers Bagdad. La réunion d’Amman a été tenue avec la participation d’un grand nombre de parties concernées dans les affaires du Moyen Orient, et sous le parrainage des Etats-Unis, de l’Arabie Saoudite, du Qatar, d’Israël et de la Turquie.

Le plan de l’occupation de Mossoul arrivant à Baghdad a été décidé après l’échec de ces forces d’imposer leur hégémonie sur l’Irak, après s’être débarrassé de Saddam Hussein. Selon ledit journal kurde, un haut diplomate ayant longuement travaillé au Moyen Orient a dévoilé la copie initiale de cette réunion.

L’Iran fut au courant de cette réunion quelques heures après sa tenue, et a immédiatement délégué Ahmad Chalabi à Massoud Barzani pour le mettre en garde contre la participation à une telle action pour ne pas le regretter dans l’avenir, révèle ce diplomate. Selon ce dernier, l’objectif de tout ce plan est de provoquer plus de chaos au Moyen Orient dans l’intérêt des Etats-Unis et d’Israël. Ce climat aide les forces salafistes à réaliser leurs objectifs et à acquérir plus de force.

Par ailleurs, le journal turc Milliyet a rapporté que l’annonce d’un référendum par Barzani est survenue suite au recul des oppositions internationales sur cette affaire. L’indépendance du Kurdistan jouit du soutien de la Grande-Bretagne, d’Israël et de la Turquie.

Ce même journal turc a indiqué qu’Israël est soulagé de la mise en place d’un Etat kurde ayant des différends avec les pays arabes, à l’instar d’Israël. De plus, un tel Etat pourra imposer un équilibre avec l’Iran et la Turquie.

Quant à Ankara, elle pourra profiter du pétrole du Kurdistan et elle a déjà conclu des accords avec Erbil sur ce sujet. « Des projets à long terme avec le Kurdistan sur tous les plans seront utiles pour la Turquie, et auront des répercussions politiques, culturelles et sociales », ajoute le journal Milliyet, qui indique qu’une bonne relation avec Barzani sera un facteur qui changera les règles du jeu interne turc, surtout au sujet de la résolution du problème kurde.

Ainsi, Barzani a obtenu le soutien direct de la Grande-Bretagne et d’Israël et, celui indirect, de la Turquie. La région entrera donc dans une nouvelle période où les kurdes auront à faire face à une situation inédite, conclut ce journal turc.

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