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Françafrique. Quand les barbares français bombardaient la Côte d'Ivoire pour installer leur pion Ouattara

par Sam La Touch 9 Septembre 2014, 05:47 Articles de Sam La Touch Françafrique France Sarkozy Laurent Gbagbo Licorne Armée française Ouattara Elections truquées

Françafrique. Quand les barbares français bombardaient la Côte d'Ivoire pour installer leur pion Ouattara

En avril 2011, les barbares français, légitimés par leurs médias racialistes, ont décidé avec l'appui des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne d'évincer du pouvoir le président panafricain Laurent Gbagbo pour installer leur kleptocrate Ouattara. Comme de coutume, les méthodes françaises ne s'embarrassent pas de la sauvagerie la plus inouïe pour parvenir à leurs fin dans leurs néocolonies. A savoir le recours à une opération militaire meurtrière et des bombardements massifs sur Abidjan qui ont fait plusieurs milliers de morts.

Le prétexte en a été un conflit électoral suite aux élections présidentielles de novembre 2010. Ces élections truquées dans le nord du pays (sous contrôle des milices pro-Ouattara) qui n'était pas sous contrôle de l'ONU (contrairement au sud pro-Gbagbo) se sont accompagnées de nombreuses exactions. Devant les nombreuses preuves de trucage électoral (voir la vidéo), le parti loyaliste au pouvoir avait demandé un recompte des voix qui fut refusé par la France, les USA et la Grande-Bretagne.

Plutôt que de faciliter une solution politique et pacifique à la crise, la France de Sarkozy avait, comme de coutume au "pays des ténèbres", décidé de régler la crise politique par une solution militaire qui s'est accompagnée de nombreux massacres à caractère génocidaire dans l'ouest du pays (notamment à Duékoué) et de bombardements massifs sur Abidjan et sa population notamment sur les hôpitaux et les universités.


Ces méthodes barbares françaises héritages des pratiques coloniales légitimées par un racialisme diffusé par le magistère médiatico-politique sont pour autant aux antipodes de ce qui se fait pour d'autres pays ou d'autres organismes.

Par exemple : suite aux élections truquées des primaires de l'UMP à Paris, le parti de Sarkozy a évoqué un recompte des voix plutôt qu'une liquidation du candidat qui avait été floué (Fillon).

En Haïti, les élections contestées qui ont donné des résultats non souhaités par les Etats-Unis ont abouti à un nouveau décompte des résultats qui a entraîné une modification du résultat issu du scrutin initial en portant le chanteur (pro-US) Martelly au pouvoir. Cette solution fut soutenue par la France et les USA.

En Afghanistan, suite aux élections contestées de juin 2014, les USA viennent de demander un recompte des voix :
" Les Etats-Unis ont exhorté lundi les deux rivaux à la présidentielle de juin en Afghanistan à se plier à l'audit en cours des bulletins de vote, après que l'un des candidats eut une nouvelle fois renvendiqué la victoire.

"Nous espérons que les candidats restent impliqués dans le processus" d'audit, sous surveillance de l'ONU, des quelque huit millions de suffrages exprimés au 2e tour de la présidentielle le 14 juin en Afghanistan, a déclaré la porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki." AFP Afghanistan/Présidentielle: les deux rivaux doivent se plier au recomptage (USA)


En ce qui concerne Gbagbo, quasiment toute la classe politique et médiatique française a soutenu, comme de coutume dans le pré-carré africain, une stratégie militaire colonialiste destructrice d'un peuple pour résoudre une crise politique. Comme il est de coutume chez les barbares, la ligne directrice de leur politique, dans leur pré-carré d'Afrique francophone, repose fondamentalement sur l'envers des droits de l'homme et un fascisme colonial (pléonasme) soutenant toute une ribambelle de dictateurs françafricains portés au pouvoir par l'Etat français pour le plus grand bonheur de sa classe politique chevillée aux intérêts de ses multinationales. Et en corollaire nous assistons dans la "Métropole", à un racialisme de légitimation diffusé par le magistère politico-médiatique pour aliéner les citoyens.
Comme l'écrivait Hannah Arendt, dans L'Impérialisme, "Que le racisme soit la principale arme idéologique des politiques impérialistes (et néocoloniales) est si évident que bon nombre des chercheurs donnent l'impression de préférer éviter les sentiers battus du truisme".

Le socialiste Laurent Gabgbo, président élu démocratiquement de Côte d'Ivoire, en 2000, après avoir subi une rébellion en provenance du Burkina Faso armée par la France en 2002 (voir la vidéo), a donc suite aux contestations qu'il a fait du trucage des élections de 2010 et de la résistance acharnée qu'il a mené dans son pays contre les troupes d'occupation et l'agression coloniale françaises, été logiquement enfermé dans la prison coloniale de la CPI. Bien avant lui, Toussaint Louverture avait été emprisonné en France, au Fort de Joux, jusqu'à ce que mort s'en suive en 1802.

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