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Merci Valérie pour ce moment… avec les enfants de Gaza (Mondafrique)

par Jacques Marie Bourget 4 Septembre 2014, 20:42 Valérie Trierweller Israël Enfants de Gaza Poutine Netanyahou

Merci Valérie pour ce moment… avec les enfants de Gaza (Mondafrique)
Merci Valérie pour ce moment… avec les enfants de Gaza
Par Jacques Marie Bourget
Publié le 03 Sep, 2014
Mondafrique

A l'occasion de la sortie du livre de l'ex première dame "Merci pour ce moment", notre chroniqueur Jacques-Marie Bourget se souvient des jours anciens où ils se croisaient à Paris Match.

A l’heure de la répudiation je crois avoir été bien seul à défendre Valérie Trierweiler alors devenue une sorte de Marie Antoinette à la tête tranchée symboliquement. Suite à cet article publié par Le Plus (1), alors qu’elle était en cure de repos à l’hôpital, Valérie, en merci, m’avait envoyé un tweet en précisant : « tu aurais pu ajouter que mon père buvait sa pension d’invalide… » .

Imposteur

Quel était à ce moment là l’axe de ma défense de la Première Dame répudiée que j’ai côtoyée pendant vint ans. Vingt années au cours des quelles je ne suis jamais parvenu à convaincre cette entêtée de cesser de matraquer le flanc de ma voiture alors que nous étions voisins de parking ? J’affirmais que le mépris des médias, tenus par des bourgeois ou des fils de…, avait pour origine la modestie sociale de Valérie, enfant d’un père infirme et d’une mère courageuse caissière à la patinoire d’Angers. Le mérite d’avoir échappé à un destin programmé revenait à mademoiselle Massonneau -son nom de jeune fille- et à la qualité des écoles de la République. Son statut de journaliste aggravait son incurable malaise, celui d’origines sociales qui faisaient d’elle une personne déplacée. Surtout dans une corporation où la majorité des professionnels sont eux-mêmes sortis de la cuisse de Jupiter ou de son cousin. Voilà l’origine de la gaucherie d’une femme qui sentait bien qu’on la voyait comme imposteur. L’origine du Tweet de La Rochelle contre une Ségolène qui n’hésitait pas à téléphoner à Paris Match afin que le journal donne à sa jeune rivale une tournure différente.

Poutine non, Netanyahou oui

J’ai publié dans Le Plus un autre article (2) m’étonnant de ce que Valérie-Mère Teresa, la bienfaitrice de tous enfants perdus, n’ait pas eu un mot pour les 500 de gosses morts à Gaza… Elle qui aime tant la vie, la paix et la liberté pour avoir a déclaré « être contente de ne plus être à l’Élysée pour ne pas avoir à serrer la main de Poutine ». Incohérence puisque notre héroïne, accompagnant Hollande à Jérusalem (la vidéo est sur You Tube), n’a pas hésité à participer à une fête intime chez les Netanyahou, faisant un peu plus que lui serrer la main. J’ai alors compris que, pour ma consœur voisine de parking, le prix des vies n’était pas le même à la bourse de sa charité. Et puis ces enfants morts de Gaza sont tombés au mauvais moment, en pleine relecture des épreuves de ce livre qui la fait tomber aujourd’hui du mauvais côté de l’histoire, dans le clan de ce people qu’elle a toujours combattu. Qu’Hollande soit, dans sa vie privée, un macho sans scrupule est une donnée assez connue pour que, en dehors de la volonté de vendre des livres, cette réalité exige que l’on abatte des arbres afin de fabriquer le papier des ces pages en trop. Pages célébrées par Paris Match selon un rite qu’elle déteste : la couverture échevelée, les rumeurs de salle de bain… Alors que les grandes douleurs sont muettes. Adieu Valérie, j’ai fait repeindre ma portière et effacé ta trace.

(1)http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1125542-francois-hollande-julie-gayet-valerie-trierweiler-ne-merite-pas-l-humiliation-publique.html

(2) http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1230029-valerie-trierweiler-les-enfants-de-gaza-moins-importants-que-ceux-otages-de-boko-haram.html

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