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Oxfam réclame la suspension du programme "Santé en Afrique" de la Banque mondiale (JAI)

par JAI 11 Septembre 2014, 07:38 Afrique Santé Banque mondiale OXfam Riches

Oxfam réclame la suspension du programme "Santé en Afrique" de la Banque mondiale (JAI)
Oxfam réclame la suspension du programme "Santé en Afrique" de la Banque mondiale
JAI

Dans un rapport publié mercredi, l’ONG Oxfam pointe du doigt l’initiative Santé en Afrique menée par une filiale de la Banque Mondiale, estimant que le milliard de dollars mobilisé bénéficie principalement aux plus riches.

Pour tenter de répondre au défi des inégalités sociales concernant l’accès aux soins sur le continent, la Société financière internationale (SFI) a lancé, en 2008, l’initiative "Santé en Afrique". Le programme est destiné à encourager les investissements du secteur privé dans la santé, et est appuyé, entre autres, par la France, le Japon et les Pays-Bas. Mais dans un rapport publié mercredi 10 septembre, l’ONG Oxfam réclame son interruption provisoire, estimant que ses engagements initiaux ne sont pas respectés.

Selon Nicolas Mombrial, le porte-parole d’Oxfam, "l’initiative Santé en Afrique ne contribue pas à réduire l’écart entre les riches et les pauvres en matière de soins de santé". L’ONG indique qu’une part importante des investissements engagés dans le cadre du programme a servi au financement de centres hospitaliers "urbains, onéreux et haut de gamme, qui proposent des soins tertiaires aux citoyens les plus riches des Etats africains et aux expatriés", excluant, de fait, les populations les plus défavorisées.

>> Lire aussi : E-santé : le top 5 des applications mobiles en Afrique.

"Les hôpitaux "Lagoon Hospitals" d’Hygeia au Nigeria, qui ont bénéficié de prêts et d’investissements pour la santé en Afrique d’au moins 7,68 millions de dollars, se vantent de leurs chambres de luxe et revendiquent mener des opérations qui ne sont réalisées que dans quelques rares hôpitaux spécialisés du Royaume-Uni et des États-Unis", explique, par exemple, Oxfam dans son rapport.

Prospérité partagée

En décembre 2013, Jim Yong Kim, le président du Groupe Banque mondiale, avait pourtant fait part de sa détermination à "aider les pays à concrétiser cette aspiration à la couverture universelle", concernant l’accès des populations à la santé. "L’instauration de la couverture universelle et de l’équité en matière de santé est l’élément indispensable à la réalisation des objectifs mondiaux visant à éliminer l’extrême pauvreté d’ici à 2030 et à stimuler une prospérité partagée", avait-il ajouté...

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