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Le dictateur Sassou NGuesso joue la carte de la corruption tous azimuts

par Benjamin BILOMBOT BITADYS 25 Octobre 2014, 18:24 Articles de Sam La Touch Congo-Brazzaville Dictature Sassou Nguesso Corruption

Le Patron de Total en négociations avec le dictateur Sassou NGuesso
Le Patron de Total en négociations avec le dictateur Sassou NGuesso
SASSOU JOUE LA CARTE DE LA CORRUPTION TOUS AZIMUTS
Par Benjamin BILOMBOT BITADYS

La volonté affichée de Sassou de mourir au pouvoir l’emporte sur toute autre considération. Quitte à être en porte-à-faux avec l’administration Obama qui s’est clairement prononcée pour des institutions fortes en Afrique plutôt que des hommes forts. Quitte à aussi grever les finances du Congo-Brazzaville, pays pauvre très endetté (PPTE), dont les populations boivent la tasse ne voyant pas la couleur des pétro-CFA.


Partis pourris
En sus de l’usage de la brutalité, de l’intimidation, de l’assassinat politique, de la censure, de l’organisation des scrutins électoraux tronqués, truqués, Sassou est passé à la vitesse supérieure : la corruption tous azimuts des leaders politiques. Le parti de Pascal Lissouba, l’UPADS, et le MCDDI, le parti de Bernard Kolelas, subissent les assauts répétés de la corruption orchestrés par les épigones du « chemin d’avenir ». L’UPADS et le MCDDI, autant de partis pourris, ont succombé aux sirènes des « nguiris » des pétro-CFA et sont passés à la caisse. Et, cela, aussi limpidement que Sassou dispose des correspondants au sein de ces deux formations politiques. Pascal Tsaty Mabiala et Pascal Gamassa à l’UPADS, Bernard Tchibambelélela et Euloge Landry Kolelas au MCDDI.


Renvoi d’ascenseur
En indexant les talents de « dribleur » de Sassou, Guy Parfait Kolélas a troublé, un moment, l’homme des actions secrètes. Le malheureux a simplement oublié que Sassou, comme un chat, sait retomber sur ses pattes et qu’il détient également la palme d’or de la manipulation et des intrigues politiques au Congo-Brazzaville. Le tsar d’Oyo, tenant en son bec le fromage, a inversé la situation à son avantage. « Vous verrez qu’il va sortir sa botte secrète » prévinrent les spécialistes des rites politiques made in Mpila. Et, propos prémonitoires, les parieurs ne se sont pas trompés. Au bureau exécutif national du MCDDI, Guy Parfait Kolelas a été mis en minorité par les tenants de la stratégie de « bikéno koua, nzambi zébi » (laisser-faire, Dieu sait toute chose) au premier rang desquels trônent Bernard Tchibambélela et Euloge Landry Kolelas nommé premier vice-président du bureau exécutif du conseil départemental et municipal de Brazzaville aux côtés de Hugues Ngouolondelé. Est-ce un hasard ? N’est-ce pas un renvoi d’ascenseur pour services rendus ? L’un est ministre de la pêche et l’autre est devenu vice-maire de la ville de Brazzaville.


Le prix de la corruption
L’UPADS et le MCDDI, deux partis malléables et corruptibles à merci, offrent le spectacle d’un bateau ivre ne sachant plus ni quel cap ni quel équipage ils doivent suivre. Le MCDDI et l’UPADS battus à plate couture lors des élections locales organisées par le PCT n’ont osé lever le petit doigt et hausser le ton pour dénoncer les tripatouillages. Se satisfont-ils de leurs échecs ? Ces deux plus grands partis du Congo-Brazzaville sont restés muets comme une carpe alors qu’on attendait d’eux qu’ils montent au filet. Sassou a cloué le bec des leaders politiques de ces formations par des espèces sonnantes et trébuchantes. Au MCDDI, c’est Jacques Mahouka, ancien sénateur, qui a donné le change. L’ancien sénateur a vendu la mèche. Jacques Mahouka « a téki mboka » .8 milliards de francs CFA auraient été reçus par les cadres du MCDDI, dont lui -même, de la part de Sassou. Rien que ça !
C’est énorme. La mission assignée à eux par le grand corrupteur devant l’éternel ? Convaincre les militants d’adhérer au projet de changement de la Constitution du 20 janvier 2002. Jacques Mahouka a brisé le tabou du silence. Dans ce milieu, à l’instar de la mafia, le silence est d’or. Sassou Nguesso est un orfèvre dans l’art de créer des intrigues et de tirer les ficelles sans oublier de jeter des os en pâture à une meute de chiens affamés. Et, quand il s’agit de payer, le budget du Congo-Brazzaville est fait pour cela. Il est suffisamment doté d’espèces sonnantes et trébuchantes pour corrompre ceux qui osent encore lever la tête. Les caisses du trésor public du Congo-Brazzaville sont remplies à rebord. « A fouta a tala té » (Il dépense sans calculer). Il calcule d’autant moins que ce n’est pas son argent. C’est le plus grand corrupteur devant l’Eternel que le Congo ait jamais connu. Et, du coup, le plus petit chef d’Etat que l’Etat ait jamais compté depuis 1960, année des Indépendances.

Société sans écoles
Sur quelle ligne budgétaire ont été ponctionnés ces 8 milliards de francs CFA ? Combien Pascal Tsaty Mabiala et Pascal Gamassa ont-ils reçu pour leur docilité à l’égard de Sassou ? Et les autres leaders ? Ces sorties d’argent du trésor obéissent-elles aux règles de comptabilité publique ? Pendant ce temps, les écoles manquent de table-bancs, les hôpitaux et les dispensaires de médicaments, les ordures ménagères s’amoncellent dans les rues et dans les marchés faute de service de voirie, les délestages d’électricité et d’eau perturbent la vie quotidienne etc.


Benjamin BILOMBOT BITADYS

Le dictateur Sassou NGuesso joue la carte de la corruption tous azimuts

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