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Marque ou crève : le piège africain du foot business (Blog Finance)

par Elisabeth Studer 19 Octobre 2014, 06:40 Footafrique Exploitation Footbusiness

Marque ou crève : le piège africain du foot business (Blog Finance)
Marque ou crève : le piège africain du foot business
Par Elisabeth Studer
Blog Finance

Marque ou crève : tout est dit dans un titre que l’on n’ose comprendre .. mais c’est bien de football qu’il s’agit. Merci à Visa pour l’Image (Perpignan) d’avoir permis de mettre au grand jour le problème, ne serait-ce qu’en proposant ce livre dans la librairie édifiée spécifiquement durant la période du festival de photo-journalisme.

Car si Didier Van Cauwelaert avait osé aborder le problème d’une façon romancée, dans son livre « Rencontre sous X » , les journalistes Frédéric Loore et Roger Job nous livrent quant à eux photos et texte de leurs reportages saisissants en vue de démontrer comment les jeunes africains se trouvent pris au piège du business du football, ou la valeur d’être humain se trouve réduite aux buts qu’il met et aux mannes publicitaires qu’il permet ainsi de rapporter à son club …

Les photos – récompensées par le Nikon Press Photo Award 2012 – et les textes – dotés du prix de journalisme 2013 du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles – racontent en effet un réalité effarante que le monde du football préfère ignorer.

Les joueurs – ou plutôt les esclaves d’un nouveau genre du football business – viennent de Côte d’Ivoire, du Cameroun, de Guinée, du Mali, du Nigeria ou d’autres terres sacrées du football africain.

Jeunes, seuls, sans le sou et souvent sans papiers, ils vivent d’espoir, de débrouille et de solidarité. Victimes de maquignons déguisés en agents, parfois de véritables trafiquants d’êtres humains, mais le plus souvent piégés par le mirage d’une carrière professionnelle au plus haut niveau en Europe, ces damnés du foot laissent derrière eux l’Afrique indigente qu’ils s’efforcent de fuir, ainsi que des familles abusées et écrasées par le poids de la dette contractée en échange de leur voyage sans retour. Quand ils ne sont pas poussés par les familles elles-mêmes, ces dernières voyant en eux le bon filon permettant de nourrir toute une fratrie, comme c’est le cas au Sénégal.

Au final, beaucoup atterrissent dans des petits clubs de seconde zone. Selon les termes mêmes des auteurs « leur vulnérabilité nourrit leur exploitation ». Lesquels constatent par ailleurs que « quantité d’autres échouent sur les terrains vagues où aboutissent tous les recalés de la planète foot ».

Elisabeth Studer – 15 octobre 2014 – www.leblogfinance.com

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