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Alliot-Marie : « J’ai toujours fait confiance à la société tunisienne » (Panamza)

par Hicham Hamza 8 Novembre 2014, 17:27 Tunisie Françafrique Michèle Alliot-Marie Ben Ali Dictature France

Alliot-Marie : « J’ai toujours fait confiance à la société tunisienne »
Hicham Hamza
Panamza

INFO PANAMZA. Interrogée sur le processus électoral en Tunisie, l'ex-ministre Michèle Alliot-Marie, autrefois partisane de Ben Ali, s'est vanté d'y avoir encore de "nombreux amis", notamment parmi les "vendeurs d'oranges". La preuve en images.

"MAM, dégage !" : il n'est pas difficile d'imaginer, au lendemain du voyage calamiteux de BHL en Tunisie, quel pourrait être l'accueil réservé à Michèle Alliot-Marie si, d'aventure, l'ex-soutien du régime despotique de Ben Ali devait retourner à l'aéroport de Tunis.

Flashback. Le 11 janvier 2011, la ministre des Affaires étrangères -qui fit, quatre ans plus tôt, l'éloge de Ben Ali lors d'une visite officielle- avait provoqué un tollé en proposant aux parlementaires la coopération "sécuritaire" de la France avec la police tunisienne pour réprimer l'insurrection populaire en cours.

Trois jours plus tard, le dictateur choyé par les chancelleries occidentales était forcé de quitter le pays.

Coutumière des séjours à Djerba, MAM sera à nouveau éclaboussée, un mois plus tard, par un nouveau scandale relatif, cette fois-ci, à ses liens avec un pilier affairiste du clan Ben Ali.

Quelques semaines après, l'humiliation de celle qui fut à la tête du Quai d'Orsay, de la Défense et de l'Intérieur avait atteint un nouveau sommet: Mediapart révéla que la ministre avait menti en prétendant ne pas avoir eu de contact avec Ben Ali lors de ses vacances passées, fin 2010, en Tunisie.

"Le vendeur d'orange" comme ami

Mardi 28 octobre, MAM -aujourd'hui eurodéputée, vice-présidente du conseil national de l'UMP et administratrice de l'Institut pour la diplomatie culturelle- était l'invitée de l'émission #DirectPolitique du webmagazine L'Internaute. Interrogée timidement à propos des dernières élections législatives en Tunisie, elle a tenu à saluer la tradition antérieure d'"une certaine laïcité" qui aurait permis de "faire cohabiter tout le monde" dans ce "pays de la tolérance".

3 minutes sur le sujet et pas la moindre esquisse d'un mea culpa à propos de son indulgence envers le système Ben Ali.

En janvier 2012, déjà interrogée par le même média sur la question tunisienne, MAM avait prétexté un quiproquo sur ses déclarations et s'était contenté d'affirmer avoir "très mal géré en communication".

En septembre dernier, MAM -qui bénéficie encore de la protection de cinq gardes du corps payés par l'argent public- effectuait la tournée des plateaux télé pour promouvoir son dernier livre sobrement intitulé La tentation totalitaire de la gauche.

Rappel : l'eurodéputée MAM, autrefois chantre de Ben Ali, fut également à l'origine -en 2010- d'une circulaire controversée -et annoncée lors d'un dîner du Crif- visant à pénaliser l'appel au boycott du régime colonial et ségrégationniste d'Israël.

HICHAM HAMZA

Bonus-détente : Ben Ali n'était pas le seul despote arabe à bénéficier de la bienveillance de la France sous prétexte d'une lutte commune contre le terrorisme islamiste. Illustration avec le montage satirique ci-dessous, réalisé en février 2011.

Un titre qui n'a pas échappé à l'esprit taquin de Thierry Ardisson

Bonus-détente : Ben Ali n'était pas le seul despote arabe à bénéficier de la bienveillance de la France sous prétexte d'une lutte commune contre le terrorisme islamiste. Illustration avec le montage satirique ci-dessous, réalisé en février 2011.

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