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Compaoré, le bras séculier et parrain de toutes les rébellions de la France, chassé par la rue (Afrique-Monde)

par NANWOULET G. Simone 8 Novembre 2014, 23:48 France Burkina faso Blaise Compaoré Françafrique Dictature Coup d'Etat Crimes contre l'humanité Libéria Côte d'Ivoire

Compaoré, le bras séculier et parrain de toutes les rébellions de la France, chassé par la rue (Afrique-Monde)
Compaoré, le bras séculier et parrain de toutes les rébellions de la France, chassé par la rue
Par NANWOULET G. Simone
Afrique-Monde

Qui l’eût cru ? Qui pouvait penser un seul instant que le potentat, le tyran, le zélé serviteur de l’impérialisme, le dictateur du Faso aurait pris ses jambes à son cou pour venir se blottir dans les bras de son frère imposé aux ivoiriens ? Qui peut encore dire que Dieu n’est pas le juste juge? Toutes ces questions sont bien appropriées quand on se rappelle ce que Compaoré a fait en Afrique et surtout contre les populations ivoiriennes.

Celui qui vient d’être déboulonné, contre toute attente, s’est révélé au monde par l’assassinat de son ami d’enfance et frère d’arme Thomas Sankara, le nationaliste, l’autonomiste, le panafricaniste, le digne fils d’Afrique.

Dès lors, ce président-assassin s’est soumis au diktat de la France pour devenir un des pions avancés de la Françafrique, l’exécutant de toutes les sales besognes de la France et le parrain de toutes les rébellions suscitées et entretenues par l’ex-colonisateur.

Au Libéria, la France, pour amener Charles Taylor au pouvoir, a utilisé Houphouët et Compaoré pour approvisionner en armes et munitions la rébellion libérienne. Ainsi, plusieurs convois d’armes de guerre ont été livrés à ces rebelles soutenus par Compaoré et la France, avec le regard bienveillant du Président Houphouët qui se disait pourtant homme de paix et qui laissait les butins de guerre transiter par la Côte d’Ivoire.

En Sierra Léone, le même Président burkinabè a soutenu la rébellion du RUF dirigée le boucher Fodé Sanko, le modéliste-créateur des fameuses manches courtes et manches longues, en pourvoyant ces criminels en armes et munitions par les territoires ivoirien et libérien.

Il s’agissait, dans les deux cas, d’installer des hommes-liges à la solde de l’impérialisme français et occidental pour faciliter le pillage des richesses de ces deux pays riches en matières premières agricoles et surtout minières.

Compaoré fut la source de ravitaillement des rebelles libériens, sierra léonais, et a pu avec le concours de la France s’imposer pendant près de 30 ans au peuple burkinabé. Non content de cette extraordinaire longévité ; il a ardemment désiré tripatouiller la constitution de son pays pour assujettir le peuple burkinabè à 15 autres longues années d’autocratie féroce, cherchant ainsi non pas à mourir au pouvoir mais à mourir avec le pouvoir et le peuple burkinabé, bien entendu avec toujours la bénédiction de ses parrains impérialistes. Mais c’était sans compter avec le Dieu de justice qui agit toujours au bon moment.

C’est ce même ex-dictateur du pays dit des hommes intègres qui a hébergé, formé les rebelles ivoiriens et autres mercenaires africains sur son territoire à la demande de la France de Chirac. Il est vrai que, selon les dires mêmes des rebelles, ils recevaient, pendant leur séjour burkinabè, des moyens financiers de Ouattara, montrant ainsi la complicité entre le voltaïque devenu burkinabè et le voltaïque se disant ivoirien.

Il apparait de plus en plus clairement que la rébellion ivoirienne était une guerre, de la France et du Burkina Faso de Compaoré contre le paisible peuple de Côte d’Ivoire, menée par quelques ivoiriens égarés et un très grand nombre de résidents étrangers en Côte d’Ivoire dont une large majorité de guinéens, de burkinabè et de maliens lesquels récoltent, à n’en point douter, les butins de guerre. C’est pourquoi Blaise Compaoré n’a pas hésité à donner gîtes et couverts à ces marmitons et autres soldats de première classe de l’armée ivoirienne. C’est cet ex-président, traitre à l’Afrique et à son frère Sankara, qui a fait assassiner Balla Kéïta qui se trouvait en son temps au BF comme représentant du Général Guéi pour préparer avec les rebelles le coup d’état contre Gbagbo. L’assassinat de ce dernier fut sans doute le résultat de son refus de marcher selon les desseins macabres des rebelles criminels de Ouattara et Compaoré.

Après avoir éliminé l’obstacle Balla Kéïta, ces rebelles venus du BF de Compaoré et de Dramane, à la solde de la France vont donc dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002 s’attaquer, au pouvoir de Gbagbo à Korhogo, à Bouaké et à Abidjan. Cette attaque marquait le désir, sans cesse affirmé de ces exécutants des basses œuvres françaises, d’en finir avec le régime Gbagbo.

C’est pourquoi, cette attaque a été conçue par Compaoré «himself» dans l’optique de se transformer, en cas d’échec, en une rébellion armée et une sécession du territoire ivoirien pour fragiliser le pouvoir de Gbagbo en pillant les richesses ivoiriennes pour son propre compte, pour les intérêts de la France et pour avoir, selon le bon vouloir de l’ex-métropole, le Président ivoirien, à l’usure.

Cette rébellion de Compaoré a conduit ses hommes sans foi ni loi à massacrer et sacrifier de nombreux ivoiriens. Ainsi, des milliers de sympathisants et militants du FPI, de même que des originaires de l’Ouest et du Centre-Ouest ivoiriens ont été horriblement assassinés dans ces régions Nord, Centre et Ouest occupées par ces rebelles aujourd’hui appelés sauveurs. Quel ignoble maquillage !!!

Il a été donné de constater que les caisses de munitions retrouvées sur le territoire ivoirien portaient la mention «Ambassade de France au Burkina Faso» attestant ainsi éloquemment que cette rébellion a été montée de toutes pièces par Compaoré pour le compte de la France, son mandant. De plus l’occupation des forêts, même classées, des plantations, des maisons, de certains villages, montre bien le désir de conquête de l’Ouest ivoirien par l’ex-dictateur. Ces occupations et expropriations ont été rendues possibles par le génocide du peuple wè perpétré par les burkinabé et les milices de Ouattara avec la complicité notoire de l’armée d’occupation française.

D’ailleurs, le pays de Compaoré fut la plaque tournante des rebelles ivoiriens. Ceux-ci y ont investi et bradé leurs nombreux butins de guerre. Tous les chefs de la rébellion ivoirienne n’ont-ils pas une résidence de luxe au pays de Blaise Compaoré? Ce pays a tiré énormément profit de cette rébellion. C’est là-bas que se vendaient les biens pillés en Côte d’Ivoire: automobiles, bois, café, cacao, or, diamant… Et cela, avec la participation active de responsables burkinabè qui encourageaient ainsi ces vols de richesses des ivoiriens, au bénéfice de populations se disant du pays des hommes intègres. Pouaah !!!

En outre, Wade, Compaoré et son pays ont aussi tiré profit des casses des agences de la BCEAO de Korhogo, Bouaké, Man (villes occupées par la rébellion de la France) que le gouverneur de la BCEAO d’alors Konan Banny n’a pas daigné sécuriser; c’est pourquoi ces casses ont permis aux rebelles et à leurs parrains africains et français d’engranger plusieurs dizaines de milliards de FCFA que la BCEAO a imputé au contribuable ivoirien. Quelle sorcellerie !!!

On l’aperçoit bien, c’est Compaoré qui est co-responsable, avec le duo infernal Soro-Ouattara et des ex-présidents français Chirac et Sarkozy, du pillage de l’économie ivoirienne et, pire, du massacre de plusieurs milliers d’ivoiriens.

Voilà Compaoré, ex-Chef de l’Etat d’un des pays les plus pauvres du monde, parrain de toutes les rébellions Ouest-africaines (Libéria, Sierra-Léone, Côte d’Ivoire, Mali …) et même africaines (exemple : son soutien au rebelle angolais Savimbi) qui ne fait qu’agir pour ses mandants français.

Voilà l’ex-dictateur du Burkina Faso qui est maintes fois cité dans des affaires criminelles : assissinat de Sankara, du journaliste Norbert Zongo, les rébellions libériennes, sierra léonaises, ivoiriennes et maliennes.

Et pour davantage narguer les ivoiriens meurtris, la France et Ouattara viennent le mettre au beurre en Terre d’Eburnie.

En réalité Compaoré est venu se nourrir du sang des ivoiriens qu’il a méchamment assassinés.

Qui pouvait donc penser que l’homme-lige de la soi-disant communauté internationale, un des membres actifs de la loge franc-maçonnique de France pouvait tomber si facilement ? Et que ce fuyard accepte de venir se réfugier sur la terre qu’il a abondamment souillée du sang des ivoiriens ?

Un homme politique ne disait-il pas ? « La poule peut voler aussi haut qu’elle peut mais elle ne pourra jamais atteindre là où l’aigle passe quand il vole bas ».

Voilà un dictateur, sans aucun soutien du peuple, qui détale au premier jour devant les citoyens aux mains nues.

Alors que Gbagbo a résisté pendant 10 ans face au feu de la rébellion armée, il a fallu attendre ce lundi 11 Avril 2011 pour que le Woody, la tête haute, sorte des décombres de la Résidence Officielle détruite par les armées coalisées françaises et onusiennes.

S’il est vrai aujourd’hui que de nombreux ivoiriens se trouvent en exil forcé, l’exil doré et volontaire de Compaoré est inacceptable. C’est lui qui s’est donné pour mission de rendre la CI invivable et de la livrer à la sous-région et à la France.

Pourquoi vient-il vivre dans le pays qu’il a « gnanganmi »(c'est-à-dire mélangé) par le biais de son frère Ouattara ?

Pourquoi vient-il se réfugier sur cette terre qu’il a imbibée du sang des ivoiriens.

Ici, l’ex-dictateur fuyard ne trouvera jamais la paix, même si l’opposition et le peuple, terrorisés par la dictature de Ouattara, n’osent pas manifester leur mécontentement. Dieu le juste juge ne permettra pas à Compaoré de se la couler douce en CI. Son séjour sera des plus troubles jusqu’à perturber son frère.

Si l’aigle, le Président Gbagbo, a été déporté injustement à la CPI, la poule Compaoré devra répondre dans les plus brefs délais devant les tribunaux burkinabè pour que le droit soit dit car la CPI atteste éloquemment qu’elle est un instrument politique et non juridique au service de l’impérialisme.

Maintenant que l’homme-orchestre de toutes les rebellions indiquées plus haut, de tous ces massacres des innocentes populations du Libéria, de Sierra Leone , de Côte d’Ivoire, du Mali, a été déboulonné si facilement, il devra passer le reste de ses jours en prison dans son pays afin de servir d’exemple à ces potentats qui musèlent les populations et que prennent fin les rébellions en Afrique.

Que tous les dictateurs sachent bien qu’un jour les peuples les chasseront du pouvoir. Sûrement.

NANWOULET G. Simone

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