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Coup d'Etat militaire au Burkina Faso ?

par Sam La Touch 2 Novembre 2014, 05:04 Articles de Sam La Touch Armée Burkina Faso Coup d'Etat Zida

Coup d'Etat militaire au Burkina Faso ?

"La victoire issue de l'insurrection populaire appartient au peuple, et par conséquent la gestion de la transition lui appartient légitimement et ne saurait être en aucun cas confisquée par l'armée" Opposition burkinabé.

Alors que les manifestations géantes de la population burkinabé ont amené le dictateur Compaoré à fuir en Côte d'Ivoire chez son ami Ouattara, que le général Honnoré Traoré, son bras droit, a été défait de son poste de chef de la transition, c'est donc le lieutenant-colonel Yacoub Isaac Zida, le numéro 2 de la garde présidentielle, qui a pris le pouvoir à l'unanimité de l'Etat-major pour annoncer une transition avec la société civile. Le seul hic c'est qu'il a suspendu la constitution du Burkina Faso. La Constitution burkinabé prévoit que le président de l’Assemblée nationale assure l’intérim en cas de « vacance » du pouvoir, mais le lieutenant-colonel Zida a dit l’avoir suspendue. De sorte que le pouvoir a été ouvertement capté par les militaires. Ce qui pose la question d'un coup d'Etat militaire face au mécontentement du peuple. On aurait pu penser que les militaires se soient mis au service de la société civile et de l'opposition politique, pour l'instant le doute reste entier. On verra quelles seront les garanties et les pouvoirs effectifs accordés à l'opposition et à la société civile dans le mois qui va venir. Face à ce qui pourrait s'apparenter à un coup d'Etat militaire, l’Union africaine a appelé de son côté à une transition «civile et consensuelle». En clair c'est l'armée qui devrait être au service de la société civile et politique et non le contraire. Joint le matin, le chef de file de l’opposition politique, Zéphirin Diabré, déplorait que les partis d’opposition «n’aient pas été associés à ces discussions».

Les partis politiques et certaines organisations de la société civile ont exigé une transition «démocratique et civile», estimant que sa gestion «ne saurait être en aucun cas confisquée par l’armée»

L'opposition et la société civile burkinabè restent donc entièrement mobilisées et a appelé samedi la population à un grand meeting sur la place de la Nation à Ouagadougou, dimanche à 8 heures du matin.

La Place de la Nation, située dans le centre de Ouagadougou, a été le lieu de rassemblement privilégié cette semaine des manifestations populaires qui ont chassé du pouvoir le président Blaise Compaoré.

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